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Football / Avec le sélectionneur adjoint ukrainien Alexandre Zavarov: «On ne va pas aller au Luxembourg en se disant que ce sera facile»
Sport 5 min. 11.11.2014

Football / Avec le sélectionneur adjoint ukrainien Alexandre Zavarov: «On ne va pas aller au Luxembourg en se disant que ce sera facile»

Alexandre Zavarov est persuadé que l'Espagne finira en tête du groupe et que l'Ukraine et la Slovaquie se disputeront la deuxième place

Football / Avec le sélectionneur adjoint ukrainien Alexandre Zavarov: «On ne va pas aller au Luxembourg en se disant que ce sera facile»

Alexandre Zavarov est persuadé que l'Espagne finira en tête du groupe et que l'Ukraine et la Slovaquie se disputeront la deuxième place
Source: Fédération ukrainienne de football
Sport 5 min. 11.11.2014

Football / Avec le sélectionneur adjoint ukrainien Alexandre Zavarov: «On ne va pas aller au Luxembourg en se disant que ce sera facile»

Membre de la grande Union soviétique des années 1980, l'ancien meneur de jeu de Nancy et de la Juventus est aujourd’hui l'adjoint du sélectionneur ukrainien. Il évoque le parcours de son équipe, le Luxembourg, mais se garde de parler de la guerre qui secoue sa nation.

Membre de la grande Union soviétique des années 1980, l'ancien meneur de jeu de Nancy et de la Juventus est aujourd’hui l'adjoint du sélectionneur ukrainien. Il évoque le parcours de son équipe, le Luxembourg, mais se garde de parler de la guerre qui secoue sa nation.

Après avoir assuré la transition entre Andrei Bal et Mikhail Fomenko en novembre 2012, Alexandre Zavarov a intégré le staff de ce dernier à la tête de la sélection ukrainienne. Vainqueur de la Coupe des coupes 1986 avec le Dynamo Kiev et de la Coupe de 
l'Uefa 1990 avec la Juventus de Turin, le meneur de jeu de Nancy du président Gérard Parentin (1990-1995) et l'entraîneur-joueur de Saint-Dizier (1995-2003) chez les amateurs dit se méfier du Luxembourg en vue du déplacement de l'Ukraine samedi au stade Josy-Barthel.

• Depuis son élimination en barrage du Mondial brésilien contre la France il y a un an, l'Ukraine n'a perdu qu'un seul match. Qu'est-ce qui a changé dans cet effectif qui a été peu remanié?


Cette défaite contre la France a été un véritable déclic. Notre génération de joueurs est désormais motivée à 100 % pour se qualifier pour l'Euro 2016. Nous avons beaucoup de joueurs du Chakhtior Donetsk et du Dynamo Kiev qui ont l'habitude du haut niveau européen. Ils veulent maintenant connaître le même succès en sélection.

• La guerre actuelle dans l'est du pays et, plus généralement les troubles qui touchent l'Ukraine depuis bientôt un an, ont-ils paradoxalement renforcé la cohésion de la sélection, sa détermination?


La situation de mon pays est très difficile. Je ne souhaite ça à personne, ni à aucun pays du monde. Mais les joueurs ont toujours été attirés par la sélection, ont toujours été patriotes. Il n'y a pas beaucoup de différence par rapport à avant.

• Comment rester concentrés sur le football dans un tel contexte?


Si les joueurs doivent être stressés ou angoissés, c'est surtout vis-à-vis de leurs familles et de leurs amis restés à Donetsk, Louhansk ou Dnipropetrovsk. Sur le terrain, ils se comportent comme des professionnels dont le seul objectif est de se qualifier pour la France. Ce serait une très grande fête en Ukraine.

• Les supporters sont assez démonstratifs autour de l'unité du pays mais on entend peu, voire pas du tout, les joueurs ou les membres du staff sur les événements actuels…


Je ne veux pas parler de politique. La seule chose qui nous importe, c'est la qualification.

• La Slovaquie est en tête du groupe après avoir battu l'Espagne (2-1) et vous-mêmes (1-0). Vous attendiez-vous à la voir à un tel niveau?


Non, pas du tout. Enfin bon, vous parlez après seulement trois matches et il faudra beaucoup de points pour se qualifier. En regardant de plus près, on voit quand même que plusieurs Slovaques jouent à l'étranger, parfois dans des grands clubs comme Martin Skrtel à Liverpool ou Marek Hamsik à Naples. Mais l'Espagne reste l'Espagne, avec son talent et son potentiel. Je suis sûr qu'elle va terminer à la première place. On disputera la deuxième place à la Slovaquie.

• Presque toujours deuxième, l'Ukraine a été éliminée quatre fois en barrage d'une Coupe du monde et une fois à ce stade de la compétition pour un Euro: vous n'allez quand même pas terminer troisièmes maintenant que la place de barragiste est attribuée au troisième!


Non! Mais c'est vrai que ça devient une habitude. Une malédiction? Cette fois-ci, on doit se qualifier directement, c'est obligé!

• Que connaissez-vous du Luxembourg?


C'est un beau pays! Plus sérieusement, je dirais que c'est une équipe en progression car elle s'est professionnalisée. Récemment, on a pu voir que Dudelange a gagné plusieurs matches en Ligue des champions. On ne va donc pas aller au Luxembourg en se disant que ce sera facile. On sera obligé d'être vraiment motivés. J'ai regardé les matches du Luxembourg et je peux dire que c'est une équipe intéressante, très bien organisée grâce au travail de son sélectionneur, dangereuse en contre-attaque, avec des remplaçants aussi bons que les titulaires. En plus, c'est une équipe jeune, ce qui lui laisse de belles perspectives.

• Y a-t-il des joueurs qui vous ont plus marqué que d'autres?


Oui, Christopher Martins, par exemple. Je pense aussi à Chris Philipps ou Mario Mutsch.

• Vous êtes l'adjoint de Mikhail Fomenko depuis deux ans. N'avez-vous pas envie de diriger vous-même une sélection ou de revenir en France pour y entraîner?


Chaque entraîneur a envie de progresser. Alors, bien sûr, c'est quelque chose dont j'ai envie.

• Arrivez-vous à suivre le bon début de saison de Nancy en Ligue 2?


C'est compliqué parce qu'en Ukraine, on ne peut voir que la Ligue 1. Mais évidemment, je suis de près les résultats de l'ASNL, même si je ne connais plus beaucoup de monde là-bas. C'est aussi une ville où j'ai longtemps vécu et que j'apprécie. Cette saison, l'ASNL a – comment dire ça en français – «une équipe sympa»!

Propos recueillis par Guillaume Balout


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