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Football / Avant Luxembourg - Albanie: Veseli: «Je suis fier de mon choix»
Sport 5 min. 23.03.2016

Football / Avant Luxembourg - Albanie: Veseli: «Je suis fier de mon choix»

Champion du monde des moins de 17 ans avec la Suisse, Frédéric Veseli porte aujourd'hui les couleurs de l'Albanie.

Football / Avant Luxembourg - Albanie: Veseli: «Je suis fier de mon choix»

Champion du monde des moins de 17 ans avec la Suisse, Frédéric Veseli porte aujourd'hui les couleurs de l'Albanie.
Photo: Claudia Campana
Sport 5 min. 23.03.2016

Football / Avant Luxembourg - Albanie: Veseli: «Je suis fier de mon choix»

Né en Suisse, Frédéric Veseli s’apprête à disputer l’Euro avec l’Albanie. Rencontre avec le défenseur de Lugano, formé à Manchester, avant la rencontre Luxembourg - Albanie de ce mardi soir.

Né en Suisse, Frédéric Veseli s’apprête à disputer l’Euro avec l’Albanie. Le 15 novembre 2009, Frédéric Veseli brandissait la Coupe du monde des moins de 17 ans avec le brassard de capitaine de la Suisse. Mardi, le défenseur de Lugano, formé à Manchester City et Manchester United avant de fréquenter les divisions inférieures anglaises, va fouler la pelouse du stade Josy Barthel sous le maillot de l’Albanie. Appelé pour la première fois par le sélectionneur Gianni de Biasi en novembre, il symbolise à la fois le parcours d’un joueur binational et l’éclosion de la sélection balkanique.

Propos recueillis par Guillaume Balout

A moins de trois mois de l’Euro, l’excitation commence-t-elle à monter?

Ça commence à monter, c’est clair. Mais personnellement, j’ai d’autres préoccupations en ce moment avec mon club. Ce n’est que ma deuxième sélection avec l’Albanie, je suis tout nouveau. Si le sélectionneur m’a retenu, je n’oublie pas que c’est grâce à mes performances en club. J’espère que je participerai à cet Euro.

Vous êtes revenu cet été en Suisse, à Lugano, après une année à Port Vale en D3 anglaise. Avec le recul, n’est-ce pas incroyable de se retrouver à l’Euro quelques mois plus tard?

La saison passée, j’étais loin. J’ai toujours travaillé et donné le maximum mais il ne faut pas que je m’arrête là. Je vais continuer comme ça sans me prendre la tête.

Quels objectifs a fixé votre sélectionneur en France?

Le sélectionneur est une personne très compétitrice. C’est clair et net qu’on n’y va pas seulement pour y participer. Je pense que sortir du groupe est faisable si on montre de bonnes choses et de bonnes prestations. Notre poule est forte mais tout le monde est très compétiteur.

A Lens... contre la Suisse

Vous débuterez la compétition à Lens contre la Suisse, votre pays natal avec lequel vous avez été champion du monde des moins de 17 ans en 2009. Serez-vous dans une disposition spéciale pour ce match?

Pas plus et pas moins que pour une autre confrontation. C’est un match international comme les autres. Après, oui, on est pas mal à être nés là-bas et à avoir joué chez leurs jeunes en sélection. Eux aussi ont des joueurs d’origine albanaise. Mais il ne faut pas se laisser distraire par ça. Pour moi, c’est plutôt une motivation. De manière générale, il faut regarder la performance plus que l’adversaire.

A-t-il été difficile pour vous de renoncer à la Suisse?

Non, ça n’a pas été dur. Moi, je suis binational. J’ai toujours été prêt pour la Suisse comme je l’ai été pour l’Albanie. Aujourd’hui, je suis fier de mon choix.

Quand avez-vous pris la décision de défendre les couleurs de l’Albanie?

J’ai tout de suite accepté quand j’ai eu le staff au téléphone. Ma décision était prise quand j’ai reçu la convocation en novembre. J’avais déjà eu des contacts avec l’Albanie deux ans plus tôt, à l’époque où j’étais à Manchester United. L’Albanie me suivait mais je me suis blessé à ce moment-là et je n’ai plus eu de nouvelle.

«Grâce à la concurrence»

Pour un joueur binational albano-suisse, la Suisse a longtemps constitué le premier choix. Est-ce toujours le cas ou la situation est-elle en train de changer?

Ça dépend de chaque joueur. C’est une question vraiment difficile. L’Albanie a fait d’énormes progrès et la qualification à l’Euro le prouve. Je ne vois pas pourquoi, aujourd’hui, un jeune choisirait une nation plutôt qu’une autre en premier choix. Il y a beaucoup de choses à prendre en compte. Il n’y a pas que des critères sportifs mais aussi culturels ou familiaux, par exemple. Ça dépend vraiment de chaque individu.

Comment expliquez-vous les progrès fulgurants de l’Albanie au cours des dernières années?

A chaque poste, il y a deux joueurs qui se valent. Si l’équipe progresse, c’est grâce à cette concurrence. Je dirais aussi que c’est une équipe soudée, qui joue bien ensemble. L’entraîneur est là depuis un bon bout de temps. C’est quelqu’un qui connaît très bien les joueurs et le pays. Sur la continuité, son travail a payé.

Ce succès n’est-il tout simplement pas dû à un phénomène classique de génération dorée?

C’est un mélange des deux, c’est-à-dire des jeunes performants au même moment et une continuité dans le staff. On ne peut pas avoir qu’une seule chose. Regardez la Hollande qui n’a pas réussi à se qualifier à l’Euro!

«Cette petite pression qui doit nous pousser»

Avec l’Espagne et l’Italie dans votre groupe de qualification pour le Mondial 2018, vous allez être mis à rude épreuve…

Ce sont deux grandes nations du football. Après le tirage, ma première réaction a été de dire que ce seraient deux beaux matches à jouer et à regarder. Mais c’est encore loin pour définir nos objectifs. On pense d’abord à l’Euro.

Ne craignez-vous quand même pas qu’en cas d’échec lors de cette campagne, on dise que 2016 n’était qu’un accident?

Il y a toujours cette petite pression qui doit nous pousser. Ça serait bien de participer au prochain Mondial mais ça ne sert à rien de déjà se fixer dessus.

Votre contrat avec Lugano expire à la fin de la saison. Comptez-vous prolonger?

Le club a une option d’une année. Je n’ai pas encore débuté les discussions avec lui. Je me souviens qu’il y a six, sept mois, je ne pensais pas être en sélection nationale. L’idée, c’est la continuité tout en progressant.


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