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François Zdun: «Le FC Metz peut s'imposer à Bordeaux»
Sport 4 min. 22.04.2015 Cet article est archivé
Football / Avant le déplacement en Gironde

François Zdun: «Le FC Metz peut s'imposer à Bordeaux»

François Zdun baigne dans l'optimisme. Pour lui, le maintien du FC Metz n'est pas une utopie.
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François Zdun: «Le FC Metz peut s'imposer à Bordeaux»

François Zdun baigne dans l'optimisme. Pour lui, le maintien du FC Metz n'est pas une utopie.
FC Metz
Sport 4 min. 22.04.2015 Cet article est archivé
Football / Avant le déplacement en Gironde

François Zdun: «Le FC Metz peut s'imposer à Bordeaux»

François Zdun (60 ans) a porté pendant plus d'une décennie le maillot du FC Metz (1973/1983). Latéral gauche de talent aux centres affinés, le natif d'Hayange où il gère depuis un café, préface le déplacement grenat à Bordeaux (samedi 20h). Il nous livre ses pronostics pour les six dernières rencontres des hommes d'Albert Cartier. Selon lui, Metz sera en Ligue 1 la saison prochaine!

François Zdun (60 ans) a porté pendant plus d'une décennie le maillot du FC Metz (1973/1983). Latéral gauche de talent aux centres affinés, le natif d'Hayange où il gère depuis un café, préface le déplacement grenat à Bordeaux (samedi 20h). Il nous livre ses pronostics pour les six dernières rencontres des hommes d'Albert Cartier. Selon lui, Metz sera en Ligue 1 la saison prochaine!

• François, êtes-vous encore proche du FC Metz?

Oui! C'est mon club de cœur. On vit une saison laborieuse et c'est un énorme gâchis. On a connu une période faste en début de parcours et puis cette incroyable série de dix-huit matchs sans succès a pénalisé tout le monde. Mais, il ne faut absolument pas essayer d'analyser tout ceci maintenant car il y a un maintien à aller chercher!

• Entendu. Ce maintien espéré passe forcément par une grosse performance à l'extérieur. Les hommes d'Albert Cartier vont-ils s'imposer à Bordeaux samedi?

Et pourquoi pas? Oui, le FC Metz peut s'imposer à Bordeaux. De mon temps, nous réussissions à le faire! Les Piette, Bracigliano, Rohr, Thys, Bernad ou Hinschberger étaient des gars qui en voulaient. Aujourd'hui, porter le maillot du FC Metz sur les épaules doit vous transcender et la dynamique retrouvée depuis deux matchs doit se poursuivre. En gagnant à Bordeaux, qui n'est pas le Barça!, les Messins aborderaient leur déplacement à Paris (mardi 28 avril) de manière encore plus sereine.

• Il reste six matchs à disputer. Peut-on connaître votre pronostic pour chacune de ces parties?

Il faut être un peu fou sur le terrain, se dépouiller et tout lâcher. J'en fais autant en misant sur des succès à Bordeaux, puis à domicile devant Marseille, Lorient et Lille lors de la dernière journée. J'y ajoute deux excellents partages des points à Paris et à Monaco. Le FC Metz compte 29 points et j'y ajoute 14 unités: on arrive à 43 points et le compte est bon, on poursuit notre route en Ligue 1 la saison prochaine.

• Vous y allez fort François!

Non! Affronter Reims ou tout autre adversaire ne serait pas plus facile. Toutes les formations de L1 ont quelque chose à jouer dans ce championnat. C'est l'état d'esprit, la forme du moment et l'envie qui vont faire la différence. Ça tombe bien puisque Maïga vient d'inscrire quatre buts en deux matchs et que notre club a empoché six points sur six. L'esprit de compétition est extrêmement important: c'est comme dans un café, tu dois toujours te remettre en question chaque matin pour faire plaisir à la clientèle. Ça te fait avancer.

• Si vous étiez à la tête de l'équipe professionnelle messine, comment évolueriez-vous ce samedi?

C'est délicat de répondre à cette question car il faut être près des joueurs pour connaître leur degré de forme. Regardez la performance de Monaco face à Arsenal en Ligue des champions (8es de finale): à l'aller, les Monégasques avaient souffert pendant vingt minutes et en trois contres ils avaient su faire la différence (3-1). J'ai joué face à Albert Cartier lorsque lui portait le maillot nancéen. Il n'a pas changé: il ne lâche rien et ces joueurs doivent en faire autant. A mon époque, l'effectif était composé à 70 % de joueurs formés au club, les supporters buvaient des coups avec nous et ils se reconnaissaient en nous. Les Messins viennent de remettre la tête hors de l'eau et ils doivent «s'arracher» pour leurs supporters.

• Quels sont les joueurs qui vous ont plu lors des confrontations face à Toulouse (3-2) et Lens (3-1) et celui dont la performance vous a chagriné?

J'ai découvert Sassi qui m'a l'air pas mal et Kashi me plaît bien alors qu'il avait été mis un peu de côté à un moment de la saison. Ces deux garçons vont apporter beaucoup: dans une équipe, il faut du talent et des joueurs besogneux. Bussmann possède de belles qualités mais il a pêché à deux ou trois reprises et cela l'a probablement affecté ensuite. Là, il faut uniquement se baser sur le positif. Bussmann comme les autres ne doivent absolument pas gamberger. Il faut sauver le club!

• Peut-on connaître le salaire que vous perceviez au FC Metz?

Oui. Je gagnais 5.500 francs (840 euros) en 1976. Au bout de cinq ans, j'ai alors perçu 10.000 francs (1.525 euros). C'est en 1981 que j'ai réussi à doubler mon salaire pour émarger à 20.000 francs (3.050 euros). J'avais 26 ans et c'était un salaire correct mais qui vous oblige à entreprendre une reconversion quelques années plus tard. Lorsque j'ai arrêté ma carrière, mon épouse a pris un «tabac» et moi un café. On continue aujourd'hui ces deux activités.

Propos recueillis par Hervé Kuc


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