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Football /Avant Differdange - Dudelange: Schaab et Clepkens: les patients ambitieux
Sport 6 min. 03.11.2015 Cet article est archivé

Football /Avant Differdange - Dudelange: Schaab et Clepkens: les patients ambitieux

Arnaud Schaab est venu à Differdange pour jouer, pas question dès lors pour l'actuelle doublure de Julien Weber de penser à un départ.

Football /Avant Differdange - Dudelange: Schaab et Clepkens: les patients ambitieux

Arnaud Schaab est venu à Differdange pour jouer, pas question dès lors pour l'actuelle doublure de Julien Weber de penser à un départ.
Photo: Fabrizio Munisso
Sport 6 min. 03.11.2015 Cet article est archivé

Football /Avant Differdange - Dudelange: Schaab et Clepkens: les patients ambitieux

Ils ont indéniablement la carrure pour postuler au poste de numéro 1, mais avant de revêtir le costume de gardien titulaire ils devront encore prendre leur mal en patience car Julien Weber et Jonathan Joubert demeurent constants dans leurs performances de haut niveau. Arnaud Schaab et Mika Clepkens rongent leur frein sur le banc mais se livrent avant le choc Differdange - Dudelange de dimanche prochain.

Ils ont indéniablement la carrure pour postuler au poste de numéro 1, mais avant de revêtir le costume de gardien titulaire ils devront encore prendre leur mal en patience car Julien Weber et Jonathan Joubert demeurent constants dans leurs performances de haut niveau. Arnaud Schaab et Mika Clepkens rongent leur frein sur le banc mais se livrent avant le choc Differdange - Dudelange de dimanche prochain.

Propos recueillis par Didier Hiégel

A l'occasion du match Differdange - Dudelange de ce dimanche, deux très bons spécialistes du poste de gardien vont se retrouver sur le banc. Plutôt étrange comme situation, non?

Arnaud Schaab (FCD03): C'est effectivement compliqué pour nous car nous avons bien entendu une terrible envie de jouer. Je suis venu à Differdange avec l'objectif de jouer mais il y a Julien Weber qui fait ses matches et il n'y a pas grand-chose à lui reprocher. Je ne sais pas si Differdange et Dudelange ont des problèmes de riches mais c'est peut-être le moyen d'affaiblir d'autres équipes que d'avoir quelques bons joueurs sur le banc ou parfois même en tribune.

Mika Clepkens (F91): Arnaud a peut-être une situation à gérer plus facile que moi car Weber n'est pas international. "Jona" (Joubert) est un monument au Luxembourg, on se respecte, il sait que je veux jouer, que j'attends ma chance. On en a encore parlé avant de rencontrer le Fola samedi dernier et il m'a confié qu'il voulait jouer jusqu'à ce que son corps lui dise d'arrêter. On travaille ensemble,  on se hisse vers le haut mais la situation n'est pas facile pour moi.

Comment se prépare-t-on dans l'ombre du titulaire du poste et quels sont vos rapports avec ce dernier?

A.S.: La préparation ne change pas pour moi, je donne le meilleur de moi-même à l'entraînement. C'est frustrant d'être sur le banc, mais je continue à travailler du mieux possible. Quand ma chance viendra, je la saisirai. Quant à mes rapports avec Julien (Weber), ils sont très bons, nous faisons même la route ensemble. A l'entraînement, il existe un petit challenge entre nous, mais nous ne sommes pas là pour nous critiquer. Le plus important reste la bonne ambiance, car s'il y a certaines tensions entre des joueurs du groupe cela se ressent forcément sur le terrain, en compétition.

Avant Mika Clepkens, Jonathan Joubert n'avait jamais eu de réelle concurrence au F91.
Avant Mika Clepkens, Jonathan Joubert n'avait jamais eu de réelle concurrence au F91.
Photo: Fabrizio Munisso

M.K.: Mon match, c'est l'entraînement! Même si je sais que je ne vais pas jouer je me donne à 200% lors des séances. "Jona" touche une à deux balles par matches car nous possédons une solide défense. Je ne souhaite pas qu'il fasse des erreurs, je n'attends pas mon tour, il faudra que j'attende le jour où il passera le relais. Nous sommes là tous les deux pour encore un bon bout de temps. Notre rapport est super bon. Il m'a dit qu'il n'avait jamais eu de concurrence à Dudelange mais aujourd'hui il sait qu'il ne peut pas se permettre de lever le pied à l'entraînement parce que je suis derrière lui. On travaille à fond, tout le temps, tout le temps! Mais je ne vais pas commencer à lui taper des ballons pour qu'il se casse une main. C'est un respect mutuel.

Quand on a de l'ambition et du talent, comment vit-on cette situation et quelles sont vos attentes?

A.S.: J'aimerais avoir du temps de jeu car notre place de gardien est bien spécifique. Si le titulaire du poste est constant l'autre doit ronger son frein sur le banc. Comme l'entraîneur, je ne suis pas pour jouer l'alternance entre les gardiens pour assurer une certaine stabilité dans l'équipe mais, par contre, je suis pour une répartition des rôles en championnat et en coupe. Je dois en discuter prochainement avec Marc Thomé.

M.K.: J'ai quand même joué une dizaine de matches officiels la saison dernière et j'espère évoluer lors des rencontres de Coupe de Luxembourg, mais le coach (Michel Le Flochmoan) ne nous en a pas encore touché un mot. L'entraîneur commence à me connaître, il sait que je suis un travailleur et que je ne viens pas simplement à Dudelange pour toucher mon salaire. Mais je n'ai pas de garantie pour jouer quelque chose, la preuve je joue ce mardi soir en Coupe des Réserves avec la deuxième équipe (à Sandweiler). Les matches amicaux intéressants contre Mouscron, ou Waasland-Beveren, contre des anciens coéquipiers, me permettent de me mettre en valeur et d'avoir des sensations de haut niveau. Avec tout le respect que j'ai pour les noyaux B, il y a un monde de différence, ils sont là pour s'amuser, nous pour gagner!

Avez-vous finalement des regrets d'avoir choisi Differdange et Dudelange?

A.S.: Pas du tout! Differdange est un super club avec de super personnes, tant chez les dirigeants, que dans le staff, dans le groupe de joueurs qui m'a très très bien accueilli,  ou dans l'entourage du club. Même si je ne joue pas, je ne regrette pas mon choix. Quoi qu'il arrive, je veux jouer avec Differdange, et si j'ai signé ici ce n'est pas pour être prêté ou transféré prochainement.

M.K.: Aucun! Après le tour final à Courtrai, on m'a fait cette proposition de venir au Luxembourg alors que je n'avais pas fait le tour de la question pour aller autre part. J'ai une famille à nourrir, l'offre que le "patron" m'a faite, quatre ans de contrat et la possibilité de succéder à "Jona", m'a séduit. Je pense d'ailleurs terminer ma carrière à Dudelange. Je suis satisfait de mon sort car quand je regarde l'évolution de la D2 en Belgique (passage de 18 équipes à 8), je me dis que pas mal de joueurs vont se retrouver au chômage.

Après son succès contre le Fola (2-0), pensez-vous que le F91 a déjà fait la différence pour l'attribution du titre?

A.S.: Je ne sais pas si on peut le dire de cette manière, mais Dudelange a de sacrés arguments à faire valoir. J'avais trouvé le Fola très costaud lorsqu'il nous avait battus 3-0, à domicile, lors de l'ouverture du championnat et j'ai trouvé Dudelange impressionnant sur les images que j'ai vues dans le vestiaire à Etzella samedi dernier. Le F91 a repoussé un adversaire direct, à nous d'essayer de les ralentir, si possible de les battre mais un match nul serait déjà pas si mal.

M.K.: Nous avons déjà pris quelques petites longueurs d'avance. Nous allons donc nous rendre à Differdange en toute confiance mais sans oublier qu'ils nous ont battus en finale de la Coupe de Luxembourg. En cas de victoire, on les mettrait à huit points derrière... mais méfiance tout de même!


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