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Football / Après Rennes - FC Metz (1-0): Philippe Hinschberger : «La scoumoune du dernier de L1»
Sport 3 min. 09.03.2015 Cet article est archivé

Football / Après Rennes - FC Metz (1-0): Philippe Hinschberger : «La scoumoune du dernier de L1»

Florent Malouda et les Grenats ont tout donné en Bretagne. Mais quand ça veut pas...

Football / Après Rennes - FC Metz (1-0): Philippe Hinschberger : «La scoumoune du dernier de L1»

Florent Malouda et les Grenats ont tout donné en Bretagne. Mais quand ça veut pas...
AFP
Sport 3 min. 09.03.2015 Cet article est archivé

Football / Après Rennes - FC Metz (1-0): Philippe Hinschberger : «La scoumoune du dernier de L1»

En retrait du banc de touche depuis son départ de Créteil (Ligue 2) en novembre 2014, l'ex-Messin Philippe Hinschberger tente d'éclairer la situation de son ancien club, sans jamais vouloir donner de leçon. Séduisant à Rennes (0-1), le FC Metz est scotché à la dernière place de L1 avant d'accueillir Saint-Etienne samedi (17h).

En retrait du banc de touche depuis son départ de Créteil (Ligue 2) en novembre 2014, l'ex-Messin Philippe Hinschberger tente d'éclairer la situation de son ancien club, sans jamais vouloir donner de leçon. Séduisant à Rennes (0-1), le FC Metz est scotché à la dernière place de L1 avant d'accueillir Saint-Etienne samedi (17h).

• Philippe, le FC Metz a touché par deux fois les montants du but de Rennes samedi et s'est incliné injustement (0-1). Qu'en pensez-vous?

Lors de mon passage à Créteil, mes joueurs avaient eu le malheur de frapper à treize reprises sur les poteaux et ce en quatorze journées. Quand ça ne veut pas aller, tout s'enchaîne contre vous sans que vous ne puissiez expliquer pourquoi. Là, le FC Metz a la scoumoune du dernier de Ligue 1. Le poteau «entrant» se transforme en poteau «sortant», le beau jeu développé ne paye pas et forcément tout le monde est frustré.

• Albert Cartier continue à penser que le maintien est encore d’actualité. Mathématiquement, il a raison, mais dans les faits?

C'est mal engagé. Les Messins ont un peu de retard mais Albert a raison d'y croire puisqu'une belle série est toujours possible. C'est délicat de motiver les joueurs tous les jours, tous les matins alors que vous occupez le dernier rang. Doit-on baisser les bras? Non. La motivation peut être individuelle car on sait très bien qu'un joueur professionnel a besoin de se mettre en lumière pour la suite de sa carrière. Il reste dix journées pour terminer l'exercice honorablement.

• Avec le recul, pensez-vous que le recrutement a été défaillant?

Je n'ai pas la compétence pour émettre le moindre jugement! Je peux juste constater que Diafra Sakho (parti à West Ham) n'a pas été remplacé et que son absence a pénalisé le FC Metz. Ce constat peut également concerner les autres saisons où le club grenat a rejoint l'élite. Pour évoluer en Ligue 1 de manière sereine et constante, il faut pouvoir garder de bons éléments et en faire venir d'autres de la même valeur.

• A l'heure actuelle, estimez-vous que c'est le budget qui détermine le classement final d'une équipe en Ligue 1?

Je ne suis pas très loin de le penser, effectivement. Le budget, c'est ce qui fait la différence. Quand j'étais à Laval (L2), on disposait d'un budget total de 8 millions d'euros. Les dirigeants vous demandent de réaliser un miracle permanent, alors on s'accroche, on innove et on tente des trucs. Mais, à un moment donné, tu es dos au mur et tu n'as plus les solutions. Tu fais avec ce qu'on te propose et tu composes.

• Si vous étiez à la place de Bernard Serin le président messin, auriez-vous conservé Albert Cartier?

C'est une nouvelle question très embarrassante. Je suis en contact avec Albert et on s'envoie des SMS régulièrement. Vous savez, la fidélité dans le foot, ce n'est pas quelque chose de commun. Là, on a un président qui conserve un entraîneur qui a réussi un miracle en deux ans. Moi, j'applaudis et si Albert repartait en Ligue 2 avec Metz, je trouverais cela très bien. Que puis-je vous dire d'autre?

• Le FC Metz accueille Saint-Etienne samedi (29e journée). Est-ce encore un match de gala?

Oui. Saint-Etienne c'est l'équipe qui nous a mis un 9 à 2 en 1982 et j'y étais. Il y a des noms de clubs qui vous restent à l'esprit pendant toute une vie. Là, les Messins vont tenter de donner le maximum et le petit espoir qui subsiste doit être joué à fond car le football se joue des fois sur un rien. J'ai regardé Montpellier-Lyon (1-5) dimanche et à 3 à 1 en faveur des Lyonnais, le Montpelliérain Barrios a vu son penalty (81e) détourné par le gardien lyonnais: je peux vous garantir que s'il le réussit le match change de physionomie. Au haut niveau, tout peut basculer très vite.

Propos recueillis par Hervé Kuc


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