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Philippe Piette: «Je crois en Albert Cartier»
Sport 4 min. 30.11.2014 Cet article est archivé
Football / Après Lens - FC Metz

Philippe Piette: «Je crois en Albert Cartier»

«Je suis beaucoup plus inquiet de l'avenir du RC Lens que celui du FC Metz», estime Philippe Piette.
Football / Après Lens - FC Metz

Philippe Piette: «Je crois en Albert Cartier»

«Je suis beaucoup plus inquiet de l'avenir du RC Lens que celui du FC Metz», estime Philippe Piette.
Photo: Hervé Kuc
Sport 4 min. 30.11.2014 Cet article est archivé
Football / Après Lens - FC Metz

Philippe Piette: «Je crois en Albert Cartier»

L'ex-Messin Phillipe Piette (56 ans) a suivi avec intérêt le succès lensois face au FC Metz (2-0). Il a confiance en la rigueur d'Albert Cartier pour redresser la barre face à Bordeaux puis à Marseille.

L'ex-Messin Phillipe Piette (56 ans) a suivi avec intérêt le succès lensois face au FC Metz (2-0). Il a confiance en la rigueur d'Albert Cartier pour redresser la barre face à Bordeaux puis à Marseille.

Il analyse le revers grenat, avoue son salaire de joueur en 1981 (20 000 francs par mois) et revient sur la cuisante défaite enregistrée à Saint-Etienne (2-9) lors de son dernier match sous les couleurs messines.

• Philippe, le succès lensois face aux Messins est-il mérité?

Oui, tout à fait. L'équipe qui a pris le plus de risques et qui en voulait le plus a fini par l'emporter. Après la pause, je me suis dit que Lens, après avoir eu trois belles opportunités, allait pourtant se faire reprendre et que Metz pouvait faire le hold-up. Au final, la formation la plus déterminée a vaincu. D'ailleurs, les Sang et Or auraient très bien pu gagner cette partie sur un score de 5 à 0 et personne n'aurait rien eu à redire je pense, non?

• La passivité messine vous a-t-elle surpris?

J'étais persuadé que les Grenats allaient vouloir remporter cette partie pour creuser l'écart au classement mais cela n'a jamais été le cas. J'avais vu le FC Metz lors de son match d'ouverture à Lille (0-0) et les hommes d'Albert Cartier avaient déjà été drôlement chanceux de ne pas perdre cette rencontre. Face à Lens, les Messins sont restés en place mais ils n'ont jamais cherché à aller de l'avant. Pourquoi? Oui, c'était trop passif pour espérer prendre un point.

• Le RC Lens peut-il se maintenir?

Cela va être très dur car l'effectif est vraiment limité en nombre. Je n'allais plus au stade Bollaert pour les voir jouer lors des dernières saisons car les joueurs qui étaient en place prenaient de l'argent sans se soucier du club. Avec Antoine Kombouaré, les choses ont changé. A Lens, les spectateurs donneraient tout pour supporter leur équipe, les joueurs doivent le comprendre. Cette saison, si le Racing veut se maintenir il faudra nécessairement gagner face aux dix équipes de la seconde moitié du classement.

• Le FC Metz doit-il s'inquiéter?

Les Messins sont en mesure d'accrocher Bordeaux ce mercredi. Et puis, j'ai confiance en Albert Cartier. Albert, c'est un ancien copain, c'est un gagneur et il véhicule de belles valeurs. Il faut lui laisser le temps de bien installer l'équipe en L1: à l'étranger, les entraîneurs bénéficient de plus de souplesse qu'en France. Cartier doit rester en place jusqu'à la fin de saison et travailler sur la durée. Je suis beaucoup plus inquiet de l'avenir du RC Lens que celui du FC Metz.

• Vous êtes resté deux saisons au FC Metz (1980-1982, 16 buts). Qu'en avez-vous gardé?

Le RC Lens, le LOSC et le FC Metz sont mes trois clubs de cœur. A Metz, j'avais effectué une première saison exceptionnelle et j'avais inscrit douze buts. L'ambiance était formidable, nous étions des copains et très souvent nous organisions des repas entre nous. A l'époque je gagnais 20.000 francs par mois (environ 3.000 euros), une somme aujourd'hui dérisoire en Ligue 1. Les jeunes joueurs professionnels gagnent beaucoup plus maintenant mais je me demande s'ils sont vraiment heureux car ils ne sourient jamais. L'argent n'a jamais été ma préoccupation principale, et je travaille depuis des années à la mairie d'Hénin-Beaumont.

• Vous souvenez-vous de votre dernier match de championnat (7 mai 1982) disputé sous les couleurs du FC Metz?

Oui! Nous avions pris un sévère 9 à 2 de la part de Saint-Etienne. Nous venions juste d'assurer notre maintien en Division 1 et nous sommes partis là-bas pratiquement sur un air de vacances. Platini jouait son dernier match avant de rejoindre la Juventus de Turin et Larios nous avait fait des misères. Branco Tukac, notre défenseur central, s'était même permis de jouer la partie avec des crampons "moulés" ce qui lui avait valu une sacrée remontrance de la part de l'entraîneur Henryk Kasperczak à la pause. Quant à moi, j'avais eu droit à une belle engueulade car j'avais raté un but tout fait en seconde période. Saint-Etienne n'avait pas été champion (1er Monaco) et beaucoup de choses avaient été dites ensuite sur ce match. Je peux vous assurer qu'il n'y avait rien eu d'illicite de notre part, simplement nous n'y étions pas du tout ce soir-là.

Propos recueillis par Hervé Kuc


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