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Football: Angelo Fiorucci: «Je m'étais promis de ne plus voir Dudelange»
Sport 5 min. 20.04.2016 Cet article est archivé

Football: Angelo Fiorucci: «Je m'étais promis de ne plus voir Dudelange»

Sous la direction d'Angelo Fiorucci, Käerjéng n'a perdu qu'un seul match cette saison, contre Rodange, et défie le F91 ce mercredi soir.

Football: Angelo Fiorucci: «Je m'étais promis de ne plus voir Dudelange»

Sous la direction d'Angelo Fiorucci, Käerjéng n'a perdu qu'un seul match cette saison, contre Rodange, et défie le F91 ce mercredi soir.
Photo: Yann Hellers
Sport 5 min. 20.04.2016 Cet article est archivé

Football: Angelo Fiorucci: «Je m'étais promis de ne plus voir Dudelange»

Didier HIEGEL
Didier HIEGEL
Après avoir sorti Grevenmacher et Differdange, Käerjéng, le leader de Promotion d'Honneur, s'attaque à l'ogre dudelangeois ce mercredi en quart de finale de la Coupe de Luxembourg. Un rendez-vous très particulier pour Angelo Fiorucci.

Après avoir sorti Grevenmacher et Differdange, Käerjéng, le leader de Promotion d'Honneur, s'attaque à l'ogre dudelangeois ce mercredi en quart de finale de la Coupe de Luxembourg. Un rendez-vous très particulier pour Angelo Fiorucci.

Propos recueillis par Didier Hiégel

Angelo, si je vous dis «Dudelange», à quoi pensez-vous immédiatement?

Quoi Dudelange? C'est la ville où je suis né, où j'ai grandi, j'y ai passé ma jeunesse et j'y ai encore beaucoup d'amis. J'ai beaucoup joué au foot dans cette ville, je n'ai que de bons souvenirs... mis à part un petit détail.

Sans vouloir remuer le couteau dans la plaie, ce «petit détail» c'est votre départ du club en 2000?

Oui, un petit coup de pied au c... que j'ai reçu juste après le titre de champion, mais ce n'est pas grave, c'est oublié.

Si vous en parlez, c'est que la blessure est toujours présente...

C'est quelque chose qui restera gravé à jamais dans ma mémoire mais je me suis aussi dit que c'était une excellente leçon, il ne pouvait y avoir pire: gagner un titre de champion et se faire jeter dans la foulée. A ce moment-là, je peux dire que ça m'a blindé pour poursuivre la carrière d'entraîneur que je venais d'entamer.

Vous avez occupé le banc du F91 durant deux saisons, qu'y avez-vous appris?

Les choses ont bien marché dès le départ avec cette bande de copains qui voulait gagner quelque chose ensemble. C'est un groupe qui fonctionnait à merveille, qui a d'abord terminé le championnat à la deuxième place puis avec le titre de champion en poche. Nous avions alors réalisé un très très bon mélange avec des joueurs du cru comme la  «tête carrée» Fanelli - qui est toujours un très bon ami -, avec le regretté Mino Barnabo, des garçons comme ça, des Paul Koch, ou encore Marc Thomé la première année, et des éléments extérieurs de qualité: les Morgante, Galli, Gomes, Ubaldini... Ce fut une super expérience!

Etait-ce facile de diriger une bande de copains alors que le club évoluait au plus haut niveau?

Ce n'était pas évident au départ car j'avais grandi avec certains. Le joueur avec lequel j'étais le plus proche était Stef (Fanelli) et lorsque j'avais des choix à faire ça n'allait jamais dans son sens car je ne voulais pas qu'on puisse me dire par après: «Tu fais ceci ou cela parce que c'est ton copain». Je lui ai expliqué il y a quelques années et il m'a «pardonné ». Le groupe, dans son ensemble, avait compris qu'une frontière était nécessaire entre le domaine sportif et notre amitié. 

 C'étaient aussi vos premiers rapports coach-dirigeants?

Non pas vraiment, je m'occupais uniquement du domaine sportif, pour le reste c'est Damon (Damiani) qui s'y collait. Mais c'était plutôt tranquille puisque les résultats étaient là.  Tranquille, enfin, sauf à la fin... la décision de notre départ est tombée et puis voilà...

Après cela, je m'étais juré de ne plus aller voir Dudelange pendant dix ans. Au mois de mai, ça fera seize ans que je n'ai plus assisté à un match du F91, à domicile où à l'extérieur. Moi aussi, j'ai légèrement la «tête carrée»...c'est sans doute pour ça que je m'entends bien avec Fanelli (rires).

«Prenez du plaisir! Jouez au ballon et ne vous cachez pas»

Vous avez quitté Dudelange pour signer un long bail de quinze ans avec Kaërjéng (une période entrecoupée d'un petit intermède au Swift du  29 mars 2010 au 14 mars 2011). Que retenez-vous de votre histoire avec l'UNK?

Beaucoup de satisfactions! Nous avons mis cinq saisons pour monter, la première accession à l'élite s'est réalisée en 2005. Ensuite, deux finales de Coupe de Luxembourg en 2007 et 2009 (deux défaites face... à Dudelange 1-2 puis 0-5), la Coupe d'Europe aussi, la qualification contre Lillestrom qui nous donne le droit de jouer contre le Standard (0-3 au Barthel et 0-1 à Sclessin). J'ai repris l'équipe après la trêve hivernale en 2015, mais malheureusement, à la fin de la saison, il y a eu ce couac face à Strassen lors du match de barrage. Mais il n'y avait pas photo, Strassen était plus fort et confirme d'ailleurs ses qualités au plus haut niveau.

Revenons à l'actualité et à Dudelange, votre adversaire en Coupe ce mercredi. Quels sont vos sentiments avant cette rencontre?

Nous allons aborder ce match de la même manière que les trois autres rencontres de la compétition que nous avons disputées. Nous avons toujours fait tourner l'équipe par rapport au groupe de base du championnat. Nous avons commencé les matches précédents avec trois U19 (Noe Ewert, Fabien Heinz et Yannis Dublin) et nous n'allons rien changer parce que c'est Dudelange. On dira à ces jeunes: «Prenez du plaisir! Jouez au ballon et ne vous cachez pas». Dudelange, c'est le top du top, ce sera donc une très bonne chose pour acquérir de l'expérience. Nous avons l'habitude d'aligner une équipe jeune, mais, ce mercredi, la moyenne d'âge sera encore plus basse. Nous allons profiter de l'occasion pour progresser.

Au niveau tactique, vous allez évoluer comme vous le faites en championnat?

Non car nous nous servons des matches de Coupe pour expérimenter des choses. Il n'y aura pas de stratégie ultra-défensive mais il faudra s'organiser. La différence entre la PH et la BGL Ligue est énorme, nous essayerons quand même de poser le ballon à terre pour produire du jeu.

Ce duel avec le leader de la BGL Ligue, ce n'est que du bonus ou avez-vous  quelques ambitions cachées?

Oh que non! Ce ne sera QUE du bonus! Sans doute avec une belle ambiance entre ceux qui vont venir par curiosité,  et les nombreux «anciens amis» de Dudelange qui seront là pour rigoler un bon coup, mais ce n'est pas grave...

 




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