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Florian Bohnert: «Je suis plus fort mentalement»
Sport 4 min. 06.09.2018

Florian Bohnert: «Je suis plus fort mentalement»

Florian Bohnert a signé une bonne rentrée sur le flanc droit de la défense lors de la seconde période du match contre Bielefeld.

Florian Bohnert: «Je suis plus fort mentalement»

Florian Bohnert a signé une bonne rentrée sur le flanc droit de la défense lors de la seconde période du match contre Bielefeld.
Photo: Ben Majerus
Sport 4 min. 06.09.2018

Florian Bohnert: «Je suis plus fort mentalement»

Eddy RENAULD
Eddy RENAULD
«Rejoindre les Espoirs m'a rendu une certaine confiance.»

Après une saison difficile sous le maillot des U23 de Schalke, Florian Bonhert, qui fêtera en novembre son 21e anniversaire, s'est relancé du côté de Pirmasens où il a retrouvé le terrain, l'envie de jouer et la confiance. Confession.

  • Florian, on a le sentiment que vous avez retrouvé de nouvelles sensations depuis quelques semaines.

Durent l'été, j'ai rejoint le club de Pirmasens pour une saison. J'avais des touches avec d'autres clubs en Allemagne (Erfurt,...) et même en 3e division italienne mais rien de concret. Les responsables de Prirmasens m'ont fait comprendre qu'ils comptaient sur moi lors des discussions. Je sortais d'une saison galère, j'avais besoin de jouer. Ce discours m'a séduit.

  • Que s'est-il finalement passé lors de votre dernière saison avec les U23 de Schalke?

Je suis passé à Schalke à l'âge de 18 ans après avoir évolué à Sarrebruck. Je suis tombé sur un coach qui me désirait durant l'été 2016. Il m'a fait confiance en début de saison et j'ai signé de bonnes rencontres avec les U23 même si nous avons connu une saison difficile avec une descente en 5e division allemande (Oberliga). Il y a eu du changement de coach, Onur Cinel qui était responsable des U19 a été nommé à la tête de l'équipe. Au moment de sa prise en fonction, j'étais blessé mais petit à petit j'ai remonté la pente. Durant la trêve, j'ai émis le souhait de pouvoir jouer dans l'axe même si la concurrence était terrible. Ma seconde saison à Schalke a été catastrophique. J'ai rarement reçu ma chance. Pourtant, j'ai signé de bons entraînements mais en football, si on n'a pas la confiance du coach, c'est très difficile d'inverser la tendance.

  • Que retenez-vous de cette expérience?

Durant mes deux saisons à Schalke, j'ai franchi un cap. Physiquement, techniquement mais surtout mentalement. A 20 ans, je sais comment le foot de haut niveau fonctionne. Je me suis endurci durant cette période de doutes. J'ai tourné la page. Je suis bien plus fort mentalement qu'avant. Quand je rentre sur le terrain, je sais que je n'ai rien à perdre. 

  • Après ces différentes aventures, quel est finalement votre poste de prédilection?

A Schalke, j'ai essayé de me faire une place dans l'axe car on jouait souvent par le milieu mais cela n'a pas marché. Depuis cette expérience, je sais que je suis un joueur de couloir. Peu importe que ce soit arrière ou milieu droit, mon avenir se situe à ce poste.

  • Malgré des mois de doute, vous avez été retenu avec la sélection nationale des Espoirs.

Cela m'a fait du bien alors que je passais des moments difficiles. Je comprenais la décision de Luc Holtz de ne pas me sélectionner car la concurrence chez les A est terrible. Je savais que je devais passer chez les Espoirs pour rebondir. J'ai eu la bonne réaction. J'ai joué quelques bonnes rencontres avec les U21 même si nous n'avons pas été récompensés au niveau des points. J'ai démontré à Manu Cardoni qu'il pouvait compter sur moi. Rejoindre les Espoirs m'a rendu une certaine confiance.

  • Et vous voilà de retour avec l'équipe nationale.

Oui mais j'étais déjà présent en mars contre Karlsruhe et j'ai joué en fin de saison dernière contre le Sénégal mais cela me fait toujours plaisir de rejoindre les A. Débuter la Ligue des Nations avec le Luxembourg est un honneur.

  • Revenons à l'actualité de l'équipe nationale, la préparation de la réception des Moldaves n'a pas débuté de la meilleure des façons avec ce revers 1-4 contre Bielefeld?

Tout le groupe sait qu'il n'a pas été à la hauteur. C'était un mauvais match de notre part. On voulait mettre de nombreuses choses en place dans l'optique des matchs contre la Moldavie et St-Marin. On a su réagir durant la seconde période mais chaque joueur sait que ce n'est pas ce qu'on espérait. L'équipe est capable de mieux, Luc Holtz le sait aussi. Ce qui compte, c'est samedi. 

  • Sur un plan plus personnel, vous avez effectué une bonne entrée en matière sur le flanc droit de la défense.

Ce match était important sur un plan personnel. Je voulais montrer au coach qu'il pouvait compter sur moi et que je suis toujours apte à jouer avec les A. C'est ce que j'ai essayé de faire lors des deux derniers matchs auxquels j'ai participé. Sur l'ensemble de la seconde mi-temps, on méritait certainement mieux.

  • Un petit mot sur la Moldavie, avez-vous déjà évoqué ses points forts et ses faiblesses?

Pas vraiment mais on va certainement avoir droit à une séance sur la Moldavie prochainement. On s'est d'abord concentré sur le match amical contre Bielefeld mais pour être honnête, ce qui prime c'est notre philosophie de jeu. On verra ce que l'adversaire propose mais cela ne me tracasse pas trop. 


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