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Florent Malouda: «Nous sommes un peu trop tranquilles»
Sport 3 min. 19.03.2015 Cet article est archivé
Football / Avant Caen-Metz (samedi)

Florent Malouda: «Nous sommes un peu trop tranquilles»

Florent Malouda espère que le FC Metz va avoir la réaction d'orgueil contre Caen. «Ne pas connaître la victoire ne faisait pas partie des objectifs d'avant-saison», dit-il.
Football / Avant Caen-Metz (samedi)

Florent Malouda: «Nous sommes un peu trop tranquilles»

Florent Malouda espère que le FC Metz va avoir la réaction d'orgueil contre Caen. «Ne pas connaître la victoire ne faisait pas partie des objectifs d'avant-saison», dit-il.
Photo: AFP
Sport 3 min. 19.03.2015 Cet article est archivé
Football / Avant Caen-Metz (samedi)

Florent Malouda: «Nous sommes un peu trop tranquilles»

Le FC Metz s'en va à Caen ce samedi (30e journée de Ligue 1) avec un boulet sur les bras: sa série de dix-sept matchs sans succès. Florent Malouda ne l'accepte plus et suggère clairement à ses coéquipiers d'avoir une vraie réaction d'orgueil. La révolte aura-t-elle lieu en Normandie?

Le FC Metz s'en va à Caen ce samedi (30e journée de Ligue 1) avec un boulet sur les bras: sa série de dix-sept matchs sans succès. Florent Malouda ne l'accepte plus et suggère clairement à ses coéquipiers d'avoir une vraie réaction d'orgueil. La révolte aura-t-elle lieu en Normandie?

Florent, comment vivez-vous la situation actuelle?

Dans l'histoire du football, une telle série ne s'est pas produite souvent. Ne pas connaître la victoire ne faisait pas partie des objectifs d'avant-saison. Ici, c'est comme ci on acceptait cette fatalité et moi je ne l'accepte pas. En L1, il y a une échéance par semaine, c'est un match pour la survie tous les samedis. Il y a une situation d'urgence et je trouve que nous sommes un peu trop tranquilles! Je ne perçois pas cette urgence tous les jours.

Que préconisez-vous au cours des neuf dernières journées de championnat?

Il ne faut pas se cacher, il faut se mouiller, prendre ses responsabilités. Il ne faut pas être lisse, ne pas avoir peur d'égratigner. Etre actif par rapport à son avenir, ne pas se cacher derrière son petit doigt. C'est la survie du club qui est en jeu, du moins en Ligue 1. En tant que joueur, c'est inadmissible de vivre une telle série. On joue une finale à chaque journée: on ne peut faire de calculs sur tel ou tel adversaire, il faut tout donner en pensant que l'on joue une finale à chaque fois. Là, j'ai l'impression que nous sommes tombés dans la routine.

Le jeu grenat s'améliore mais vous payez des erreurs individuelles ou d'inattention. Pourquoi?

Tout au long de cette saison, on n'a pas appris de nos erreurs. On repart sur une page blanche à chaque partie mais cette irrégularité dans le contenu de notre match revient comme une fatalité. A la limite, on a fini par l'accepter. La bonne volonté ne suffit pas, nous sommes trop gentils et attentistes.

Le discours d'Albert Cartier est musclé. Cela suffit-il à réveiller le vestiaire?

En tant que joueur professionnel, on ne devrait pas avoir besoin d'un discours musclé de son entraîneur quand on se trouve dans notre situation! Un joueur de haut niveau doit avoir l'humilité de regarder en face sa courbe de résultats et être perfectible. Cette petite réaction d'orgueil manque au groupe.

Le FC Metz peut-il désormais préparer son futur qui se jouera certainement en Ligue 2?

Non! J'ai eu l'occasion d'en discuter avec le président Bernard Serin et Albert Cartier. Pour moi, c'est clair: si on prépare la Ligue 2 au cours des prochains matchs, cela se fera sans moi.

Le système de jeu en 4-1-4-1 vous convient-il?

Je m'adapte. Nous avons rarement eu la possibilité d'appliquer un système de jeu. Nous ne possédons pas cette maturité tactique pour pouvoir appliquer un schéma pendant 90 minutes. Face à Saint-Etienne, j'ai changé trois fois de poste. Les Verts ont attendu que nous montrions de signes de fébrilité pour nous punir (3-2).

Vous allez à Caen ce samedi. La révolte souhaitée aura-t-elle lieu?

Dans notre situation, se maintenir serait un miracle. Mais, moi quand je rentre sur le terrain c'est pour la gagne. Je pense que nous avons perdu un peu de notre identité, la peur au ventre n'a rien arrangé. Cela fait bien trop longtemps que nous n'avons pas gagné: vu le potentiel et la qualité des joueurs, c'est essentiellement la gestion du mental et l'appréhension de l'événement qu'il faut améliorer.

Propos recueillis par Hervé Kuc

L'enjeu de la rencontre

Le FC Metz (20e, 22 points) se déplace à Caen (14e, 34), un adversaire qu'il avait su écarter à l'aller (3-2, 1er novembre 2014, 12e journée). Depuis, les hommes d'Albert Cartier ont sombré sur le plan comptable (4 points en 17 matchs) et n'ont plus eu les moyens de goûter aux joies du succès. Une situation terrible à vivre pour un groupe qui n'a, jusqu'à présent, jamais brandi l'étendard de la révolte. Avant de recevoir Toulouse (4 avril) et de connaître un autre moment de pression, les coéquipiers de Marchal s'en vont défier des Caennais qui attendent l'arrivée du FC Metz pour assurer un peu plus leur maintien.


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