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Europa League : Le Progrès au paradis
Sport 4 min. 04.07.2017

Europa League : Le Progrès au paradis

Les joueurs du Progrès ont sans doute réalisé le plus bel exploit luxembourgeois en Coupe d'Europe.

Europa League : Le Progrès au paradis

Les joueurs du Progrès ont sans doute réalisé le plus bel exploit luxembourgeois en Coupe d'Europe.
Photo: Ben Majerus
Sport 4 min. 04.07.2017

Europa League : Le Progrès au paradis

Didier HIEGEL
Didier HIEGEL
Ce qui pour beaucoup d'observateurs paraissait invraisemblable est devenu réalité. Ce mardi soir, le Progrès a refait son retard d'un but et s'est imposé 2-0 contre les Glasgow Rangers pour accéder au deuxième tour préliminaire de l'Europa League. Niederkorn est entré dans l'histoire.

Ce qui pour beaucoup d'observateurs paraissait invraisemblable est devenu réalité ce mardi soir. Le Progrès a refait son retard d'un but et s'est imposé 2-0 contre les Glasgow Rangers pour accéder au deuxième tour préliminaire de l'Europa League. Niederkorn est entré dans l'histoire.

Par Didier Hiégel

Le match. «Tenir le zéro derrière et profiter des opportunités offensives», telles étaient les consignes dans leurs grandes lignes pour les Niederkornois qui avaient un but de retard à remonter aux Glasgow Rangers. Les recommandations de Paolo Amodio étaient suivies à la lettre par un ensemble luxembourgeois qui avait mieux fait que de se défendre au cours des 45 minutes initiales qui avaient à nouveau démontré les lacunes d'un géant écossais aux pieds d'argile. Si les coups de patte de Kranjcar avaient éclairé le jeu des Gers, la formation de Pedro Caixinha, pourtant organisée avec trois attaquants devant le maître à jouer croate, tardait à trouver la bonne carburation.

Le Progrès atteignait la pause en ayant préservé son but. Seuls Miller, en pivot (6e), et Rossiter (37e), d'une frappe lointaine et au-dessus, ont essayer de faire plier les Jaune et Noir. Au contraire de leurs hôtes, ces derniers, après un début de match plutôt timide, avait fait passer un gros frisson dans le dos des nombreux supporters écossais lorsque Olivier Thill, déjà auteur d'un coup franc dangereux (15e), accélérait avant de décocher une frappe de belle facture mais non cadrée (34e). 

Olivier Thill face à Niko Kranjcar.
Olivier Thill face à Niko Kranjcar.
Photo: Ben Majerus

Françoise ouvre le score, S. Thill double la mise

Cette action faisait suite au remplacement du malheureux Flauss qui s'était blessé à la cuisse gauche à la suite d'un dégagement. Un coup dur pour une équipe qui, à l'image de Schneider ou Françoise, s'était enhardie au fil des minutes et qui devait compter sur Schinker pour préserver son but. Mais Niederkorn n'allait pas en pâtir. Bien au contraire.

L'ancien Rumelangeois effleurait d'abord suffisamment le ballon pour qu'il finisse sa course sur la transversale suite à un coup de tête de Rossiter (64e). Il allait conserver par la suite sa baraka.

La victoire venait de choisir son camp. Karapetian obtenait un corner suite à une belle reprise. La défense des Gers renvoyait mal le ballon, Olivier Thill s'en emparait, déséquilibrait la défense des Bleus et offrait à Françoise l'ouverture du score (1-0, 66e). Le Progrès avait ainsi fait la moitié du chemin vers l'exploit.

Moins de dix minutes plus tard, c'est un autre Thill, Sébastien cette fois-ci, qui allait doubler la mise. Son coup franc ne pouvait être repris par Françoise mais l'ex-ailier du Fola gênait la vision de Foderingham qui ne pouvait que constater les dégâts (2-0, 75e).

Cette fois, ce n'est pas la victoire qui avait choisi son camp mais la qualification. La fin de match était stressante, Paolo Amodio apportait du sang neuf avec les entrées de Vogel et Fiorani, Miller touchait encore la barre (90+2) mais les Niederkornois pouvaient laisser éclater leur joie. Ils venaient sans doute de réaliser le plus grand exploit luxembourgeois en ce qui concerne le football de club.

Le Progrès devrait retrouver l'AEL Limassol au prochain tour.

La note du match. - Comment noter un tel exploit sur la scène européenne face à un grand nom du football continental? A ce moment précis, c'est l'émotion qui l'emporte.

Sébastien Thill et Tony Mastrangelo avec leurs supporters.
Sébastien Thill et Tony Mastrangelo avec leurs supporters.
Photo: Ben Majerus

Le fait du match. La sortie sur blessure de Sébastien Flauss aurait pu être le tournant de ce match tant le portier français est un élément incontournable. Mais Charly Schinker s'est montré à la hauteur de l'événement. Sûr dans ses prises de balle et ses sorties, le gardien suppléant a eu la chance qui ne peut qu'accompagner ce type d'exploit. Par trois fois, il a été sauvé par sa  barre transversale (62e, 86e et 90+2)... la marque des grands aussi.

Charly Schinker a réussi une entrée en jeu plus que remarquée.
Charly Schinker a réussi une entrée en jeu plus que remarquée.
Photo: Ben Majerus

L'homme du match: Olivier Thill. Difficile de ressortir un élément dans une oeuvre collective de cette sorte mais la performance du cadet de la famille Thill mérite une mention spéciale. Travailleur infatigable au milieu de terrain, batailleur dans les duels, inspiré sur ses coups de pied arrêtés, c'est lui qui a créé les déséquilibres dans la défense écossaise. Son rush de la 66e minute suivi de son centre précis pour la reprise de Françoise a permis à Niederkorn d'ouvrir le score.

Alex Karapetian s'est battu comme un diable sur le front de l'attaque.
Alex Karapetian s'est battu comme un diable sur le front de l'attaque.
Photo: Ben Majerus

Les réactions du président Fabio Marochi et du directeur sportif Thomas Gilgemann


Propos recueillis par Marc Gatti

Progrès Niederkorn - Glasgow Rangers 2-0

Stade Josy Barthel, belle pelouse, arbitrage de M. Thorarinsson (ISL) assisté de MM.  Sigurdsson et  Gudmundsson, 5.534 spectateurs. Mi-temps: 0-0.

Evolution du score: 1-0 Françoise (66e), 2-0 S. Thill (75e).

Corners: Progrès 1 (0+1); Glasgow Rangers 12 (5+7).

Cartons jaunes: O. Thill (42e, faute sur Tavernier),  Karayer  (69e, contestations) pour le Progrès.

PROGRÈS NIEDERKORN (4-1-4-1): Flauss (33e Schinker); Matias, Ferino, Karayer, Lafon;   Watzka;  Schneider,  O. Thill (78e Vogel), S. Thill (cap.), Françoise; Karapetian (84e Fiorani).

Joueurs  non utilisés: Borges, Soares, Sully et Mastrangelo.

Entraîneur: Paolo Amodio.

GLASGOW RANGERS (4-2-1-3): Foderingham; Tavernier, Cardoso, Bates, Wallace (cap.);  Jack, Rossiter (78e Herrera); Kranjcar; Candeias (58e Windass), Morelos (46e  Dalcio), Miller.

Joueurs  non utilisés:Alnwick,  , Holt, Waghorn, McCrorie.

Entraîneur: Pedro Caixinha (POR). 

Toute la joie de Paolo Amodio, Emilio Lobo et Dino Ramdedovic.
Toute la joie de Paolo Amodio, Emilio Lobo et Dino Ramdedovic.
Photo: Ben Majerus



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Glasgow Rangers - Progrès Niederkorn / Foto: Willie Vass