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Eric Veiga: «Un retour au Luxembourg n'est pas envisageable»
Sport 18 min. 04.10.2018 Cet article est archivé

Eric Veiga: «Un retour au Luxembourg n'est pas envisageable»

Eric Veiga conserve la positive attitude, malgré une situation sportive délicate à l'Eintracht Brunswick.

Eric Veiga: «Un retour au Luxembourg n'est pas envisageable»

Eric Veiga conserve la positive attitude, malgré une situation sportive délicate à l'Eintracht Brunswick.
Photo: Dasha Tikhon
Sport 18 min. 04.10.2018 Cet article est archivé

Eric Veiga: «Un retour au Luxembourg n'est pas envisageable»

Jean-François COLIN
Jean-François COLIN
International A à deux reprises à l'automne 2016, Eric Veiga (21 ans) a débarqué à l'Eintracht Brunswick à l'été 2015. A l'aube de sa quatrième campagne en Basse-Saxe, son bilan est plutôt mitigé et les Roud Léiwen ne sont plus qu'un lointain mirage pour le n°29 des Löwen.

Eric, la saison 2018-2019 s'annonçait sous les meilleurs auspices pour vous après avoir disputé quelques rencontres amicales estivales avec l'équipe A de l'Eintracht Brunswick...

En effet, tout s'était très bien passé à la reprise. Beaucoup de jeunes joueurs ont reçu la chance de pouvoir s'entraîner avec le cadre A de l'Eintracht, avec l'opportunité de pouvoir y rester. Et c'était mon cas. J'ai bien joué les matches amicaux, je me suis bien battu et j'ai obtenu le feu vert pour continuer avec l'équipe première. Je jouais comme n°6 devant la défense dans un système de 4-1-4-1, ou bien en tant que n°8 dans une tactique avec deux n°8.

Puis le championnat de troisième Bundesliga commence le 27 juillet avec la réception de Karlsruhe, et là, patatras, vous n'êtes même pas sur le banc. Qu'est-ce que l'entraîneur danois Henrik Pedersen vous a dit?

Je suis allé trouver le coach, non pas dès ce premier match, mais après trois rencontres. J'étais triste de ne toujours pas figurer dans le cadre A, alors que je m'entraînais comme il faut et que j'avais disputé de bons matches amicaux. Je pensais vraiment intégrer l'équipe-fanion. Je ne comprenais pas pourquoi, mais j'ai accepté sa décision et j'ai redoublé d'efforts aux entraînements. Le coach m'a simplement dit de continuer à m'entraîner comme je le faisais. Je lui ai demandé si je faisais quelque chose de mal, ce à quoi il m'a répondu par la négative, sans plus de précision. Il m'a dit de faire preuve de patience...

Pire encore, le 13 septembre dernier, devant une situation d'urgence vu le manque de points, Henrik Pedersen décide de dégraisser le noyau A et renvoie six jeunes éléments, dont vous, dans le cadre U23 qui évolue en Oberliga de Basse-Saxe...

Le coach a eu un entretien individuel avec chacun de nous six. Il m'a expliqué qu'il souhaitait travailler avec un effectif restreint à seulement vingt joueurs avant la réception de Carl Zeiss Iéna alors que le club ne comptait que trois points après six matches. Il m'a donc dit que j'allais aller m'entraîner avec les U23, mais qu'il n'y avait rien de définitif à cette situation, et que j'allais revenir m'entraîner avec le groupe pro.

Eric Veiga dans la tribune de l'Eintracht Stadion: «Ce club a une âme, les supporters sont toujours présents en nombre pour nous soutenir, ils étaient encore 17.000 contre Kaiserslautern mardi».
Eric Veiga dans la tribune de l'Eintracht Stadion: «Ce club a une âme, les supporters sont toujours présents en nombre pour nous soutenir, ils étaient encore 17.000 contre Kaiserslautern mardi».
Photo: Dasha Tikhon

Et le dimanche 23 septembre, vous effectuez vos premiers pas en match officiel cette saison avec l'Eintracht Brunswick... II en Oberliga de Basse-Saxe, lors de la réception du BV Cloppenburg devant... 82 spectateurs! De quoi avoir le moral dans les chaussettes, non?

Rien qu'en amical cet été avec les pros, on jouait devant beaucoup plus de public! La saison dernière déjà, j'évoluais devant un public clairsemé avec les U23 en Ligue régionale Nord. J'ai l'habitude et je sais jouer et trouver la motivation dans une atmosphère feutrée et confidentielle. Je suis sorti en début de deuxième mi-temps (49e minute, remplacé par Marc Pfitzner, ndlr) après avoir reçu un coup à un genou en fin de première période. J'ai fait l'impasse sur les entraînements les deux jours suivants, puis je me suis à nouveau entraîné normalement avant de jouer un match complet, toujours avec les U23, face au SC Spelle-Venhaus (défaite 0-4, ndlr).

Pourtant, la saison dernière était un véritable tremplin vers le cadre A pour vous avec 25 matches et 2.147 minutes de jeu en Ligue régionale Nord, en plus de trois buts marqués. Quel regard portez-vous sur cette saison la plus aboutie pour vous à Brunswick?

J'ai senti que je franchissais un palier. J'ai le sentiment d'avoir vraiment livré une bonne saison. Le coach m'a accordé sa totale confiance: quand bien même je n'étais pas au mieux une semaine où je ne m'entraînais qu'une fois, il m'alignait quand même le week-end. En retour, je lui rendais en prestant à tous les matches. J'y suis assez sensible: si je sens que le coach est derrière moi, c'est plus facile pour moi. Ce qui est dommage et très frustrant, c'est que l'équipe première, qui n'a jamais été en position de descendante tout au long du championnat de deuxième Bundesliga, a fini par être reléguée en fin de parcours lors de l'ultime journée, si bien que par corollaire, nous sommes aussi descendus de Ligue régionale en Oberliga. Alors que nous avions fini le championnat à la 14e place, donc sauvés, et que nous étions la seule équipe de tout le club à ne pas être sportivement reléguée. Pour nous, ce n'était pas facile car nous avions livré une bonne saison, même si nous avons perdu quelques bêtes points dans les derniers matches, alors que le plus souvent nous menions au score avant de tout perdre en seconde période. A l'issue de cette saison, je pensais avoir ma chance dans la première équipe. Le directeur sportif de l'époque, qui n'est plus au club aujourd'hui, m'aimait bien et m'a dit que l'on me verrait cette saison au sein de l'équipe pro. Il fallait juste voir avec le nouveau coach, Henrik Pedersen, qui a visionné des vidéos de moi et a dit qu'il pouvait travailler avec moi...

Nous, nous sommes Brunswick; vous, pas!

La Ligue régionale Nord est-elle la plus faible des cinq Ligues régionales allemandes?

Oui, c'est vrai! J'ai joué chez les jeunes au Bayer Leverkusen (2013-2015, ndlr), avant de débarquer chez les U19 de Brunswick. Je peux dire qu'on joue plus au football à Leverkusen. C'est nettement plus technique. Au Nord, on voit moins de foot, et beaucoup plus de longs ballons, de jeu aérien, de duels. C'est plus physique. Il y a énormément de longs ballons en Ligue régionale Nord. C'est un peu énervant, mais je dois dire que c'est aussi le cas en troisième Bundesliga. Nous, on essayait toujours de développer du jeu, et c'était plus facile contre les équipe II de Hambourg SV ou Sankt-Pauli par exemple, qui jouent aussi le jeu. Mais face aux autres équipes, c'était souvent des combats physiques. En Oberliga de Basse-Saxe, où se produit l'équipe U23 cette saison, les équipes adverses se présentent souvent à... onze joueurs derrière! Nous sommes l'équipe à battre, et nos adversaires ne tablent que sur des contre-attaques. Ce n'est pas très amusant.

Champion en 1967, l'Eintracht Brunswick évoluait encore en première Bundesliga lors de la saison 2013-2014. Vous êtes arrivé en 2015. Depuis lors, on a l'impression que ce club de tradition, qui se retrouve aujourd'hui... lanterne rouge de troisième  Bundesliga, est en chute libre. Comment l'expliquez-vous?

Je n'ai pas la moindre explication. Moi, tout ce que je vois, c'est qu'avec l'équipe première, on s'entraîne vraiment bien, on donne tout. On a livré des bons matches amicaux avant la saison, et les supporters étaient très positifs et optimistes. Notre premier match de championnat contre Karlsruhe (1-1) n'était pas mauvais. Nous avons aussi fait un bon match en coupe contre le Hertha Berlin (D1), malgré l'élimination (1-2). Puis, à partir de là, la machine s'est enrayée... Plus rien ne va, je ne sais pas pourquoi. L'équipe est censée jouer la remontée en deuxième Bundesliga cette année. Ce club a une âme, les supporters sont toujours présents en nombre pour nous soutenir, même si nous jouons en déplacement à 600 kilomètres; ils étaient encore 17.000 contre Kaiserslautern lors de la neuvième journée jouée en semaine, le 25 septembre.Après la lourde défaite (1-4), ils étaient tristes et fâchés, ils nous attendaient à la sortie des vestiaires après le match en chantant: «Nous, nous sommes Brunswick; vous, pas.» C'est dur...

L'Eintracht Brunswick coule en même temps que le voisin distant de 35 km, le VfL Wolfsburg, rayonne toujours plus...

Il y a une rivalité avec Wolfsburg, mais pas trop. Ici, le grand ennemi, c'est Hanovre 96! Même chez les jeunes, la rivalité est exacerbée. J'ai joué contre Hanovre II avec l'équipe U23, et comme les matches ont toujours lieu au même horaire que l'équipe première, il n'y avait que des fans de Hanovre au bord du terrain et c'était très chaud. D'ailleurs, si je me balade à Hanovre avec ma voiture immatriculée «BS» (pour Brunswick), il arrive que je reçoive des insultes ou des choses du genre. On n'imagine pas cela!

J'ai commis une erreur en allant à Leverkusen aussi jeune. Si c'était à refaire, je resterais six mois de plus au Racing.

Quel bilan tirez-vous de ces trois saisons, plus le début de la quatrième, passées à l'Eintracht Brunswick?

Quand je suis arrivé, il faut savoir que je venais de Leverkusen, où je n'avais pas beaucoup joué, en raison de diverses blessures, et en plus, le coach n'était pas à 100% derrière moi. J'ai livré une bonne première saison à Brunswick en 2015-2016 chez les U19. Après, je suis passé en U23. La première année n'était pas géniale en raison de divers problèmes, mais la seconde était nettement meilleure, comme on l'a déjà évoqué. Maintenant, c'est ma première saison avec les pros. OK, ce n'est pas parfait, mais au moins, j'ai l'opportunité de m'entraîner avec le groupe pro. Je me sens bien, je m'entraîne bien, mais voilà déjà dix matches de championnat joués, et je n'ai toujours pas joué une seule minute. Je sais que je peux jouer ici; si ce n'est maintenant, ce sera plus tard, je le sais. Je dois être patient, rester positif, ce qui n'est pas facile, car cela ne correspond pas à ma nature. Parfois, je suis un peu envahi par la mélancolie à la maison.

Comment se passe votre vie ici à Brunswick, loin du Luxembourg?

Je suis depuis deux ans en couple avec une fille originaire de Brunswick. Je suis bien intégré. C'est une chouette ville, tranquille. A l'époque où j'étais à Leverkusen, il y avait des grandes villes comme Cologne ou Düsseldorf à proximité. Ici, c'est plus petit, mais j'ai tout ce dont j'ai besoin, de bons restaurants, tous les types de commerces. Parfois, on me reconnaît dans la rue, les gens savent que je joue à l'Eintracht et certains entament la conversation avec moi. Je suis très content de ma vie ici. Mes parents aussi, quand ils viennent me voir, apprécient la ville.

Vous avez été formé initialement au FC Mondercange, avant de rejoindre l'Académie du Racing, puis de filer à l'étranger à 16 ans, au Bayer Leverkusen d'abord, puis à l'Eintracht Brunswick. Si c'était à refaire, vous referiez le même parcours?

Le Racing dispose d'une des meilleures écoles de jeunes du Luxembourg. Pas mal de joueurs de la sélection sont passés par là. J'ai fait partie d'une équipe et d'une génération incroyables, au côté de Florian Bohnert, Dirk Carlson, Christopher Martins, Danel Sinani... Les entraînements étaient aussi vraiment professionnels, avec Arnaud Bordi comme coach. Je n'y suis resté qu'une seule année, mais on a tout gagné avec cette équipe. Après cela, je passe au Bayer Leverkusen, mais... sans pouvoir jouer les six premiers mois, car je n'avais pas mes 16 ans accomplis. Là, j'ai commis une erreur; je crois que mon choix était précipité; j'avais dans l'idée de profiter de ces six mois pour m'entraîner là-bas, faire mieux connaissance avec ce nouvel environnement. Mais je n'ai pratiquement pas joué de matches, sauf quelques amicaux ou en sélections nationales de jeunes. Si c'était à refaire, j'attendrais six mois de plus avant de quitter le Racing, car j'ai appris que rester aussi longtemps sans jouer était à ce point négatif et pénalisant.

J'ai encore connu quelques petits soucis administratifs, puis j'ai enfin pu jouer, mais j'ai été rapidement blessé. Bref, je n'ai presque pas joué, et si on ne joue pas, après cela devient très dur à la fois mentalement et physiquement, au niveau du rythme. Ensuite, j'ai été opéré à un genou et ma saison 2014-2015 a été pourrie, d'autant plus que je n'étais pas dans les petits papiers de l'entraîneur à cette époque. Leverkusen ne reste pas le meilleur souvenir de ma carrière. Quand Brunswick m'a fait une proposition, je n'ai pas hésité. Je dois dire aussi qu'en Allemagne, c'est plus compliqué de faire le pas vers le professionnalisme qu'en France ou en Belgique, où l'on accorde davantage de confiance aux jeunes, au Portugal aussi d'ailleurs. J'ai eu une opportunité d'aller jouer au Portugal. Peut-être que cela aurait été bien aussi.

Votre contrat à Brunswick expire le 30 juin 2019. Où serez-vous la saison prochaine?

Je ne sais pas encore. Premièrement, je veux jouer. C'est un choix important, à considérer avec ma famille, peser le pour et le contre d'un éventuel départ avec mon père surtout, qui s'occupe de gérer ma carrière. Ici à Brunswick, je suis chez moi, je connais tout le club et tout le monde me connaît. Laissons la saison avancer un petit peu et il sera encore temps de prendre une décision plus tard. Je n'ai pas vraiment de plan de carrière bien défini. Certains sont déjà des pions de base d'équipes premières à 19 ans, tandis que pour d'autres, ce cap n'est franchi qu'à 23 ans. Cela dépend d'un joueur à l'autre.

Luc Holtz me voit exclusivement comme un arrière-gauche

Vous comptez deux sélections chez les A avec le Luxembourg, en septembre et octobre 2016 en Lettonie en amical (défaite 1-3) et en Biélorussie en éliminatoires du Mondial 2018 (match nul 1-1). Quels souvenirs gardez-vous de ces deux apparitions?

A Riga, j'étais entré en fin de match, à la 84e minute en remplacement de Mario Mutsch. Et sur ces quelques minutes, j'ai vraiment eu l'occasion de me mettre en évidence, j'ai eu beaucoup d'actions. J'étais super content, même si on a perdu en ayant livré un bon match. Pour une première sélection, je vais dire que c'était bien. Après, à Borisov contre la Biélorussie, je me rappelle qu'il faisait très froid et sur le banc de touche, on se les gelait. Puis, il y a eu la sale blessure de Kiki Martins à la mâchoire juste après la demi-heure de jeu, et le sélectionneur m'a demandé de m'échauffer. Et deux minutes plus tard, j'étais sur la pelouse, encore assez froid. Ce n'était pas évident. Dix minutes plus tard a été sifflée la mi-temps. J'étais vraiment content à l'issue de ce match, car nous avions joué toute la seconde mi-temps à dix suite à l'expulsion de Dirk Carlson et là, on a vraiment vu que nous formions une équipe, nous nous battions dans tous les duels,  et à la fin, nous sommes repartis avec le point du nul grâce au but d'Aurélien Joachim en fin de match.

Depuis lors, vous n'avez plus joué en sélection, mais êtes-vous resté en contacts avec le sélectionneur Luc Holtz? Est-il venu vous voir à Brunswick?

Non, il n'est jamais venu. Nous avons eu des discussions comme quoi il avait l'intention de venir ici, mais les aléas ont fait que ce ne fut finalement pas le cas. Il avait aussi évoqué pour moi la possibilité de jouer avec la sélection Espoirs. Luc Holtz me voit comme un arrière-gauche - poste où je n'ai joué que lors d'entraînements à Brunswick, mais jamais en match -, et pas du tout comme un milieu de terrain, en n°6 ou n°8. Il voulait me voir à ce poste de défenseur gauche deux fois 90 minutes chez les U21 en début d'année, mais en raison des matches reportés ici à Brunswick vu la météo capricieuse de l'hiver dernier, nous avons été amenés à disputer quatre matches en douze jours et j'ai alors demandé à Luc Holtz la permission de rester à Brunswick car c'était important pour moi de les jouer, même en vue de la prochaine saison. Il m'a dit qu'il n'y avait pas de problème. Depuis lors, je n'ai plus vraiment eu de contacts avec lui. Il est vrai que je n'ai pas beaucoup joué non plus...

En voyant les deux derniers matches de la sélection en Ligue des Nations (4-0 contre la Moldavie et 3-0 à Saint-Marin), n'avez-vous pas un petit pincement au cœur en vous disant que vous avez peut-être loupé le bon wagon?

D'abord, je suis très content pour l'équipe. J'ai vu les deux matches. C'était très bon, ils ont marqué un paquet de buts sans en prendre un seul. Quand une équipe tourne aussi bien, il est normal que le coach ne change rien. Je n'ai pas de problème avec ça. Je dois attendre mon tour... C'est le leitmotiv chez moi: la patience. Toute ma vie est comme cela, et je dois l'accepter. Mais je garde toujours l'espoir de retrouver l'équipe nationale un jour ou l'autre. Bien sûr, si je joue ici à Brunswick, ce sera plus facile de revenir en sélection. Mais je n'ai pas le sentiment d'être oublié.

Vous êtes un pur gaucher. Est-ce un avantage dans le cadre de l'équipe nationale?

Oui, cela peut jouer en ma faveur. Je suis plus à l'aise comme n°6 ou n°8, mais je n'ai aucun problème à jouer défenseur latéral gauche. Mon point faible est que j'ai des fois des problèmes de placement avec les longs ballons, avec le risque d'être pris dans le dos. Je suis aussi capable de pistonner sur le flanc gauche dans un système à trois défenseurs.

Restez-vous en contacts avec les internationaux actuels?

Avec Tim Hall, quelques fois, mais sinon, pas trop, non. Quand je reviens au Luxembourg, oui, mais d'ici, de Brunswick, non, pas spécialement.

Jusqu'où le Luxembourg peut-il aller en Ligue des Nations?

Loin, très loin! Maintenant, il sera très important de faire un bon match en Biélorussie le 12 octobre. Prendre un point là-bas, voire les trois serait déjà une garantie de conserver la première place du groupe. Sans oublier qu'un billet pour la phase finale de l'Euro 2020 est au bout.

Eric Veiga: «Pour moi, un retour au Luxembourg est inenvisageable».
Eric Veiga: «Pour moi, un retour au Luxembourg est inenvisageable».
Photo: Dasha Tikhon

Que pensez-vous de l'épopée dudelangeoise en Ligue Europa?

J'ai vu le match contre l'AC Milan, tout autant que ceux face au Legia Varsovie et contre Cluj, d'ailleurs. Je les suis de très près. Je connais bien Danel (Sinani) et Dave (Turpel), j'aime bien ces deux joueurs. J'étais vraiment heureux, aussi bien pour eux que pour le football luxembourgeois, car c'est historique! Ils ont joué sans peur face au grand Milan, ils ont montré à l'Europe que même s'il s'agit d'un petit club que personne ne connaît, ils savent jouer au foot. Ils n'ont rien à perdre. Ici à Brunswick, on m'en a parlé: les gens m'ont demandé qu'est-ce que c'est que cette équipe du F91 Dudelange? On m'a demandé si c'est une équipe professionnelle, et j'ai répondu que pour moi, oui, c'est une équipe pro.

Dudelange, mais aussi le Progrès ont montré les crocs sur la scène européenne ces dernières années, signe d'une progression manifeste du football luxembourgeois de club. Un retour au Luxembourg au cours de votre carrière est-il envisageable, à l'image d'un Tim Hall par exemple?

Non, pour moi, ce n'est nullement envisageable. Tim (Hall) a fait le choix de vouloir rebondir au Progrès. C'est un choix aussi pour être mieux dans sa tête. Mais moi, ce n'est pas cela que je veux. Je veux poursuivre ma carrière à l'étranger, en Allemagne ou dans un autre pays peut-être, mais pas au Luxembourg.

Avez-vous vu les images vidéo du tirage au sort de la Coupe des Dames de la FLF qui a fait grand bruit au pays?

Oui, je l'ai vue. La personne qui a tiré la boule a vu quelque chose, semble-t-il, avant de replonger la boule dans la vasque. Je crois que tout le monde l'a bien vu, et dans la logique des choses, il faudrait procéder à un nouveau tirage. Si tu tires une boule, tu ne peux en aucun cas la remettre avec les autres, ce n'est pas admissible. En plus, ce tirage a eu lieu chez Freelander's, là où ma mère travaille. Elle était donc aux premières loges. Je ne peux donc rien dire (rires).


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