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«Eliminer le Legia? C'est maintenant ou jamais!»
Sport 2 min. 07.08.2018 Cet article est archivé

«Eliminer le Legia? C'est maintenant ou jamais!»

Les ultras du Legia sont les rois de la pyrotechnie!

«Eliminer le Legia? C'est maintenant ou jamais!»

Les ultras du Legia sont les rois de la pyrotechnie!
Photo: Ben Majerus
Sport 2 min. 07.08.2018 Cet article est archivé

«Eliminer le Legia? C'est maintenant ou jamais!»

Christophe NADIN
Christophe NADIN

La vie des clubs populaires est rythmée de moments bouillants et d'autres... incandescents. Le Legia Varsovie est bien placé pour le savoir. Portés par leurs supporters exubérants, les «Legionisci» sont passés du statut de héros nationaux après le doublé Coupe-Championnat à celui de parias depuis quelques semaines.

Battu par le Zaglebie Lubin lors de la première journée de championnat (1-3) puis éliminé de la Ligue des champions par les Slovaques de Trnava, le Legia a déjà piqué sa crise d'été. L'entraîneur croate Dean Klafuric a fait ses valises et le Serbe Aleksandar Vukovic assure un intérim compliqué. 

Du 50/50

«Nous n'avons pas été champions parce que nous avons perdu trois matches d'affilée», clame Michal Augustyn. L'ancien gardien polonais de Grevenmacher, Bastendorf et l'Union Mertert-Wasserbillig évoque son club de  cœur, le Lech Poznan avant de bifurquer sur le Legia. «Le titre, on leur a donné. Ce n'est pas normal. Le Legia devrait survoler la compétition avec son budget. Aujourd'hui, ça ne va guère mieux. Bien sûr que l'expérience plaide en sa faveur, mais Dudelange a sa chance. C'est maintenant ou jamais!»

Michal Mroch, le talentueux Polonais de Bissen, abonde dans ce sens. «Pour moi, c'est du 50/50. Le Legia ne va pas bien et fait n'importe quoi sur le marché des transferts. Il se permet d'acheter un Eduardo à bout de souffle alors que les supporters attendent de voir de jeunes Polonais. Et on ne peut pas dire qu'ils n'ont pas d'argent avec les 25 millions d'euros amassés il y a deux ans dans les poules de la Ligue des champions avec Dortmund, le Real et le Sporting.»

La politique de transferts est un sujet qui colle aux basques du multiple champion de Pologne (13 titres, 19 coupes). «Le club a laissé filer Prijovic alors qu'il était très fort. Sans parler de Nikolic parti au Chicago Fire», poursuit Michal Mroch, originaire de Gdansk. «Il y a trop de changements chaque saison.»

Le Legia ressemble en effet à un hall de gare avec des allées et venues incessantes. «Le président est un avocat (Dariusz Mioduski). Je ne suis pas certain que ce soit la personne idoine pour diriger le club. Quatre entraîneurs se sont succédé en un an. Ce n'est pas normal», poursuit Augustyn.

Le défenseur tchèque Adam Hlousek est lui resté fidèle au Legia.
Le défenseur tchèque Adam Hlousek est lui resté fidèle au Legia.
Photo: Ben Majerus

Gare au retour!

Le dernier sujet de conversation à la mode tourne autour de Carlos Huesca dit «Carlitos», auteur de 24 buts avec le Wisla Cracovie la saison dernière et acheté par le Legia. L'Espagnol n'a pas encore marqué et est en train de devenir la tête de turc des supporters.

Chris Philipps est bien placé pour mesurer la ferveur qui entoure son club actuel. Arrivé au mercato hivernal 2018, l'international a dû faire ses preuves pour convaincre des supporters circonspects à l'idée de voir un joueur pas toujours titulaire au FC Metz débarquer chez eux.

Les griefs ne se manifestent malheureusement pas que verbalement. Les supporters du club de la capitale traînent une réputation sulfureuse. «Si Dudelange réussit un bon résultat là-bas jeudi, je crains vraiment pour le retour», disent en  chœur Augustyn et Mroch, observateurs attentifs de l'Ekstraklasa.


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