Changer d'édition

Du breakdance aux Jeux olympiques de Paris en 2024?
Sport 2 min. 21.02.2019 Cet article est archivé

Du breakdance aux Jeux olympiques de Paris en 2024?

Le breakdance proposé au programme 2024.

Du breakdance aux Jeux olympiques de Paris en 2024?

Le breakdance proposé au programme 2024.
Photo: AFP
Sport 2 min. 21.02.2019 Cet article est archivé

Du breakdance aux Jeux olympiques de Paris en 2024?

Les organisateurs de Paris 2024 ont officiellement proposé jeudi le breakdance, l'escalade, le surf et le skateboard comme sports invités au programme de leurs Jeux olympiques.

(AFP) -  Le breakdance, sport olympique! C'est le coup d'éclat, tenté jeudi par Paris 2024, qui a décidé d'inviter à son programme cette danse acrobatique, en compagnie du surf, de l'escalade et du skateboard, pour donner un coup de jeune à l'institution olympique.

Le choix de ces disciplines répond au souhait des organisateurs de «se connecter aux sports qui cartonnent partout dans le monde pour apporter aux Jeux une dimension plus urbaine, plus sport de nature, plus artistique», a souligné Tony Estanguet, le patron de Paris 2024, lors d'une présentation dans le quartier de la Défense à Paris.

Cette sélection, qui s'ajouterait aux 28 sports déjà au programme, doit encore être validée par le Comité international olympique (CIO), en décembre 2020.

Le breakdance, une danse acrobatique issue de la culture hip-hop, ferait sa première apparition aux Jeux olympiques en 2024 alors que les trois autres sports sont déjà invités à Tokyo 2020.

Le breakdance est apparu aux Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) de Buenos Aires en 2018, sous forme de duels («battles») départagés par des juges. Les candidats pouvaient se qualifier en envoyant une vidéo en ligne. Cette discipline est rattachée à la Fédération mondiale de la danse sportive (WDSF).

Le CIO et le Comité d'organisation des Jeux olympiques (Cojo) avaient annoncé que le nombre de sportifs accueillis serait plafonné à 10.500 pour les JO de Paris-2024, ce qui limitait les chances des sports collectifs. Le Cojo avait aussi indiqué que les sports invités ne devaient pas nécessiter de nouvelles constructions d'équipements pérennes.

En tout, ces nouveaux sports devraient représenter 248 sportifs.

«Tournés vers les gens»

Les sites des trois disciplines urbaines (breakdance, skateboard et escalade) n'ont pas été arrêtés, a souligné Tony Estanguet.

Pour le surf, qui fera sa première apparition à Tokyo en 2020, deux candidats se sont faits connaître: Biarritz (sud-ouest), alliée à trois communes proches (Capbreton-Hossegor-Seignosse), a déjà déposé un dossier pour accueillir la discipline, tout comme Lacanau (sud-ouest).

Le budget total prévu des Jeux olympiques s'élève aujourd'hui à 6,8 milliards d'euros: 3,8 milliards, issus du privé (CIO, sponsors, billetterie), sont consacrés à l'organisation des compétitions -un chiffre qui peut évoluer en fonction des recettes- et 3 milliards, dont 1,5 milliard fourni par les pouvoirs publics (Etat, collectivités), sont consacrés aux chantiers pour les équipements pérennes.

En plus des nouveaux sports, les organisateurs des JO-2024 ont mis en avant jeudi «une approche des Jeux tournés vers les gens, pour les gens», selon les mots employés par Tony Estanguet.

En clair, Paris-2024 va proposer au grand public, aux spectateurs, de s'investir pleinement dans l'évènement, à travers des sports connectés et l'organisation d'un marathon ouvert à tous, dont les modalités restent à définir.

«Avec Paris-2024, les spectateurs des Jeux deviennent enfin acteurs des Jeux», a voulu résumer Estanguet.


Sur le même sujet

Adieu Pyeongchang! Après 16 jours de compétition et des mois de tractations diplomatiques, les 23e Jeux olympiques d'hiver se sont terminés dimanche par une cérémonie de clôture qui a parfaitement résumé ces «Jeux de la Paix», et transmis le flambeau à Pékin 2022.
Les maires de Pyeongchang Sim Jae-guk (derrière) et Pékin Cai Qi entourent le président du CIO Bach pour la transmission de témoin.
Que Los Angeles ou Paris obtienne l'organisation des JO 2024, c'est une situation «gagnant-gagnant», estime la Commission d'évaluation du CIO qui devrait garantir la semaine prochaine à la ville perdante d'obtenir les Jeux 2028 en septembre à Lima.
Paris rêve à nouveau des JO, un sièche après les avoir organisés.
Le Comité international olympique (CIO), réuni en session à Monaco, a autorisé lundi l'augmentation du nombre de sports au programme mais aussi des candidatures jointes de villes ou de pays pour les prochains JO.