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Cyrille Guimard est très inquiet pour Andy Schleck
Sport 2 min. 19.02.2013 Cet article est archivé

Cyrille Guimard est très inquiet pour Andy Schleck

Cyrille Guimard avait révélé au grand public les qualités d'Andy: c'était en 2004.

Cyrille Guimard est très inquiet pour Andy Schleck

Cyrille Guimard avait révélé au grand public les qualités d'Andy: c'était en 2004.
(Photo: Serge Waldbillig)
Sport 2 min. 19.02.2013 Cet article est archivé

Cyrille Guimard est très inquiet pour Andy Schleck

"Aujourd’hui, Andy n’est plus coureur cycliste." Le directeur sportif français se dit inquiet et évoque même une possible fin de carrière pour le cadet des frères Schleck.

"Aujourd’hui, Andy n’est plus coureur cycliste." Les mots du plus titré des directeurs sportifs français -  aujourd’hui consultant, chroniqueur et manager du VC Roubaix -  sont inquiétants.

"Antonin Magne, que Johny Schleck connaissait encore très bien, avait coutume de dire qu’un coureur qui commence à abandonner deux tiers des courses auxquelles il participe est fini. Je crois qu’il a raison. Si Andy ne retrouve pas très vite l’envie et la passion du vélo, sa fin de carrière est proche."

Guimard connaît et apprécie énormément Andy, lequel courait sous sa houlette en 2004 à Roubaix. A l’époque, le VC Roubaix évoluait encore dans les rangs des amateurs. Andy avait 18 ans et l’ancien directeur sportif de Bernard Hinault, Greg Lemond ou encore Laurent Fignon, avait tout de suite flairé le talent du jeune Luxembourgeois.

"Andy c’est la classe. Mais c’était une erreur de le faire passer pro aussi jeune. J’avais d’ailleurs engueulé Bjarne Riis (ndlr : Riis courait de 1989 à 1991 pour Guimard) lorsqu’il l’a recruté, lui demandant de me le laisser encore une année. Andy n’était pas mûr pour passer professionnel, ni physiquement, ni mentalement. Il fallait le laisser grandir. Aujourd’hui, Andy paye les pots cassés."

Que faire pour remettre Andy en selle ?

Cyrille Guimard a également son avis tranché sur la question. "Ou tu es coureur cycliste à 100%, ou tu ne l’es pas. Il faut qu’il arrête pendant six mois la compétition, travaille les bases et se fasse aider d’un point de vue psychologique.

Un changement d’encadrement s’impose également. On ne résout pas les problèmes avec ceux qui les ont créés. Andy est passé d’un mode ultra-dirigiste chez Riis, au fait d’être presque patron d’équipe (ndlr : en 2011) en passant par l’épisode Bruyneel et la reprise en main du mécène de l’équipe.

Cela laisse des traces chez un homme, sans oublier le contrôle positif de son frère. Je suis persuadé qu’Andy se sentirait mieux dans une équipe comme la FDJ, où il existe encore cette passion du vélo et où tout n’est pas que du business.  Je le répète: il faut qu’il retrouve l’envie de faire du vélo. 80% se fait grâce à la motivation."

Marc Vanacker