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Cyclisme: Tom Wirtgen: «Je suis fier de ma régularité»
Sport 5 min. 18.12.2017 Cet article est archivé

Cyclisme: Tom Wirtgen: «Je suis fier de ma régularité»

Tom Wirtgen a fini l'année 2017 au pied du podium des Mondiaux du contre-la-montre de Bergen.

Cyclisme: Tom Wirtgen: «Je suis fier de ma régularité»

Tom Wirtgen a fini l'année 2017 au pied du podium des Mondiaux du contre-la-montre de Bergen.
Photo: cyclingpix
Sport 5 min. 18.12.2017 Cet article est archivé

Cyclisme: Tom Wirtgen: «Je suis fier de ma régularité»

Eddy RENAULD
Eddy RENAULD
Après trois saisons passées chez Leopard, Tom Wirtgen (21 ans) disputera sa dernière saison chez les Espoirs sous les couleurs d'AGO-Aqua Service. Un choix réfléchi qui doit l'amener petit à petit vers le peloton professionnel.

Après trois saisons passées chez Leopard, Tom Wirtgen (21 ans) disputera sa dernière saison chez les Espoirs sous les couleurs d'AGO-Aqua Service. Un choix réfléchi qui doit l'amener petit à petit vers le peloton professionnel.

Pour le champion national du chrono, la saison 2018 est déjà sur les rails puisqu'il a passé une dizaine de jours à Calpe avec Alex Kirsch et les coureurs de Wallonie-Bruxelles.

Interview: Eddy Renauld

Tom, vous avez surpris pas mal de monde en annonçant votre transfert vers AGO-Aqua Service, une équipe qui évolue également sur le circuit continental. Pourquoi ce choix?

J'ai choisi cette équipe parce que cela ne sert à rien de vouloir brûler les étapes et de voir les choses en grand et être déçu par la suite. Si tu es encore chez les U23 mais que tes résultats ne sont pas comme ceux de Pavel Sivakov (un Russe de 20 ans qui a rejoint Sky) ou Egan Bernal, vainqueur du Tour de l'Avenir, c'est peut-être mieux de faire la dernière année chez les Espoirs, histoire de réussir une transition plus facile vers les pros plutôt que de se brûler les ailes en visant directement le monde professionnel.

Qu'est-ce qui vous a séduit chez AGO?

Le programme de course notamment car en 2018, je veux prendre part à des épreuves U23 qui peuvent me convenir. La structure de l'équipe a aussi été déterminante dans mon choix (l'équipe Wallonie Bruxelles Veranclassic d'Alex Kirsch fait partie de la même structure).

Après votre dernière année chez les Espoirs, auriez-vous la possibilité de rejoindre l'équipe professionnelle?

Il n'y a rien de signé à ce sujet. Chez AGO, tous les coureurs ambitionnent de franchir un pas supplémentaire en rejoignant WB Veranclassic. Mon ambition est de rejoindre le monde professionnel et de démontrer que j'ai ma place.

Quelles sont vos attentes pour 2018?

Mon ambition est de me montrer comme en 2017 mais surtout de confirmer que je suis prêt à devenir professionnel. A mes yeux, c'est le plus important.

Y a-t-il des courses sur lesquelles vous souhaitez briller?

Le Tour de l'Avenir est une épreuve spéciale pour moi. Cette année, le tracé était favorable aux sprinters ou aux grimpeurs, je n'avais aucune chance de me mettre en évidence. C'était très difficile pour moi de tirer mon épingle du jeu. Que ce soit avec l'équipe ou l'équipe nationale, j'aurai de nombreuses possibilités pour me mettre en évidence.

Vous évoquez justement l'année 2017, quel bilan dressez-vous?

A mes yeux, c'était une très bonne année. Durant toute la saison, j'ai fait preuve de régularité, finir 2017 avec une 4e place lors des Championnats du monde, c'était la cerise sur le gâteau.

Justement, cette 4e place à Bergen, ne vous laisse-t-elle pas quelques regrets, échouer si près du podium?

J'ai gardé le même sentiment qu'à l'époque, je n'ai aucun regret. Je n'ai rien à me reprocher, que ce soit une faute ou un virage mal négocié. J'ai donné mon maximum. Dans ces conditions, je n'ai rien à me reprocher.

Vous avez porté durant trois saisons le maillot de Leopard, quels souvenirs gardez-vous de cette période?

J'ai vécu trois années exceptionnelles au cours desquelles j'ai beaucoup appris de mes directeurs sportifs et de mes équipiers plus âgés. J'ai eu la chance de suivre un beau programme de course avec cette équipe. Leopard m'a aussi permis de côtoyer des coureurs professionnels et de constater la différence qu'il y a entre les amateurs et les pros. 

Sur quels types de conseils avez-vous pu compter?

La mécanique, la gestion de la course notamment sur le plan tactique. Quand Tom Flammang nous mettait en garde sur les risques de bordure à certains endroits cela se vérifiait toujours et pas un ou deux kilomètres plus loin.

Vous l'avez dit, vous n'êtes ni un grimpeur, ni un sprinter, mais vous disposez d'excellentes qualités de rouleur?

Je sais que si je veux gagner une course, je dois partir dans une échappée ou m'imposer en solitaire. Je sais que je ne vais jamais gagner un sprint final ni m'imposer au sommet du Ventoux.

Une classique ou une épreuve à étapes entrent davantage dans vos cordes?

Les courses à étapes me conviennent car je passe quand même les bosses, ce n'est pas la longueur des courses qui me fait peur, j'ai plus de soucis quand il y a de longs cols comme au Tour de l'Avenir. Par contre, une longue étape comme au Tour de Normandie, cela peut me convenir.

En 2016, vous avez été victime d'une fracture de la clavicule, un coup dur qu'il a fallu gérer?

C'est toujours difficile d'être arrêté en cours de saison, Quand on reprend la compétition, c'est très difficile car la concurrence ne vous a pas attendu. Cette opération a presque mis fin à ma saison. Je savais que je ne pourrais pas revenir à un bon niveau. J'ai accumulé énormément de retard. Mais cette période m'a ouvert les idées et j'ai pu compter sur le soutien de mes proches. Durant cette période, j'ai aussi beaucoup appris sur moi-même.

Un dernier mot sur votre frère Luc (19 ans) qui est toujours membre de Leopard?

Je suis pratiquement certain qu'il pourra, au cours des prochaines années, tirer son épingle au niveau des professionnels. Luc est un véritable grimpeur, c'est un autre coureur que moi. Il faut lui laisser le temps qu'il se développe mais quand son heure viendra, il va faire mal au peloton.  


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