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Comment Dino Toppmöller a géré son effectif
Sport 3 min. 03.10.2018 Cet article est archivé

Comment Dino Toppmöller a géré son effectif

Dino Toppmöller phosphore encore et toujours. Pas simple de jongler entre plusieurs compétitions et un régime statutaire qui impose un exercice de haute voltige.

Comment Dino Toppmöller a géré son effectif

Dino Toppmöller phosphore encore et toujours. Pas simple de jongler entre plusieurs compétitions et un régime statutaire qui impose un exercice de haute voltige.
Photo: Vincent Lescaut
Sport 3 min. 03.10.2018 Cet article est archivé

Comment Dino Toppmöller a géré son effectif

Christophe NADIN
Christophe NADIN
Trente joueurs dudelangeois ont déjà participé à au moins l'un des dix-sept matches officiels du club cette saison. Entre nouvelles recrues, premières licences et ego parfois difficiles à gérer, Dino Toppmöller opère en funambule.

La richesse de l'effectif dudelangeois a parfois prêté le flanc à la critique. Il a permis à Dino Toppmöller, après presque trois mois de compétition officielle, de soulager certains organismes.

La scène européenne (9 matches) et la BGL Ligue (6 matches) ont été les mamelles du champion en titre. La Coupe de la Ligue (1 match) et la Coupe de Luxembourg (1 match) n'ont jusqu'à ce jour représenté que deux aimables sucreries. L'entraîneur allemand s'en est servi pour donner du temps de jeu aux joueurs en manque. Il n'est pas encore ici question de tremplin puisque le contexte ou l'adversaire n'a pas permis de juger des garçons en situation hebdomadaire, «façon BGL Ligue».

C'est cette dernière compétition qui redonnera une chance aux garçons ensevelis sous la concurrence. L'Europa League, elle, est devenue une chasse presque gardée. Dino Toppmöller a bâti son empire tour après tour, a poli ses pierres précieuses et ne délivrera guère de cadeaux même s'il répète à l'envi que le championnat reste sa priorité.

Le F91 a beau avoir déjà écrit la plus belle page de son histoire. Elle n'en sera que plus prestigieuse si au moins un point ponctue cette phase de poules. Un exploit qui passe forcément par une base construite autour de l'équipe type.

Il y a finalement peu de surprises au regard du temps de jeu cumulé par les joueurs dudelangeois à ce jour. Les piliers attendus (Schnell, Prempeh, Stolz, Turpel) ont répondu présent. L'attaquant de la sélection est le joueur qui possède le plus de temps depuis la reprise: 1.159 minutes soit pratiquement une demi-saison de BGL Ligue auxquelles il faut ajouter la sélection.

Les deux recrues les plus régulières s'appellent Kruska et Couturier. Le dernier a même crevé l'écran au fil des sorties européennes. Entre confirmation et révélation, Sinani a lui affolé le monde du football luxembourgeois. Et même bien au-delà...

Les latéraux ont eux profité de leur poste à haut rendement et efforts répétés pour se relayer sans baisse de régime. Le tandem Malget-Jordanov à droite ou le binôme El Hriti-Mélisse à gauche.

Parfois intermittent du spectacle ces dernières saisons, Stelvio Cruz a pris une place prépondérante sur le centre de l'échiquier de Toppmöller. Pour l'instant, la belle surprise de la saison s'appelle Patrik Stumpf, poil à gratter des défenses européennes lorsqu'il a fallu les fatiguer et ouvrir les espaces.

Il est encore un peu tôt pour parler de déception mais plusieurs joueurs sont rentrés dans le rang ou tardent à se faire une place au soleil. Clayton De Sousa et Mario Pokar émargent à la première catégorie. Le premier est barré par deux joueurs, le second a payé son manque de répondant physique sur la scène continentale.

Dans la seconde catégorie, Nicolas Perez ronge son frein, Milan Bisevac doit bouger deux monuments et Salif Dramé est déjà presque rangé aux oubliettes. Ces garçons ne sont pas seulement victimes de la concurrence. Ils paient un lourd tribut au régime statutaire. Leur chance de briller passe par une cascade de blessures ou par une remontée en flèche spectaculaire de leur club en championnat qui permettrait à Dino Toppmöller de pratiquer une rotation plus large.

La saison est encore longue et leur salut passera par la patience et le travail.

Leon Jensen et Nicolas Perez ne sont pas les premiers choix de Dino Toppmöller. A eux de faire en sorte que la roue tourne.
Leon Jensen et Nicolas Perez ne sont pas les premiers choix de Dino Toppmöller. A eux de faire en sorte que la roue tourne.
Photo: Yann Hellers



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