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C1: Ronaldo retrouve Madrid et ses meilleurs ennemis
De g. à dr.: Paulo Dybala, Sami Khedira et Miralem Pjanic au côté de Cristiano Ronaldo, prêts à affronter l'Atlético Madrid

C1: Ronaldo retrouve Madrid et ses meilleurs ennemis

Photo: AFP
De g. à dr.: Paulo Dybala, Sami Khedira et Miralem Pjanic au côté de Cristiano Ronaldo, prêts à affronter l'Atlético Madrid
Sport 3 min. 19.02.2019

C1: Ronaldo retrouve Madrid et ses meilleurs ennemis

L'encombrant voisin est de retour et l'Atlético s'en serait bien passé: après avoir martyrisé les Colchoneros pendant neuf ans sous le maillot du Real, Cristiano Ronaldo revient à Madrid avec la Juventus Turin pour affronter l'équipe de Diego Simeone mercredi en 8e de finale aller de Ligue des champions.

(AFP). - Pour Ronaldo le footballeur, il s'agira d'un premier retour à Madrid. Seul Ronaldo le contribuable est déjà repassé par la capitale espagnole, le 22 janvier. Il y a été condamné pour fraude fiscale à deux ans de prison, qu'il n'aura pas à purger, et à plus de trois millions d'euros d'amende.                

Lunettes noires, veste noire, tout sourire aux côtés de sa compagne Georgina Rodriguez, le Portugais avait signé quelques autographes et assuré que tout allait "très bien". Le tout avait duré moins d'une heure et le quintuple Ballon d'Or était retourné à sa nouvelle vie turinoise. Son premier retour sur un terrain espagnol avait été encore plus bref: 28 minutes en septembre avant de se faire exclure à Valence pour son premier match de Ligue des champions sous le maillot bianconero.

Du coup, CR7 a quelques revanches à prendre mercredi et l'Atlético, qui a toujours été l'un de ses souffre-douleurs favoris, quelques soucis à se faire.    

Quatre éliminations

En 31 matches face à "l'autre" club de Madrid, Ronaldo a en effet inscrit avec le Real 22 buts et donné huit passes décisives. Seuls le FC Séville et Getafe ont été plus maltraités par l'attaquant portugais. La calamité Ronaldo s'est aussi abattue sur l'Atlético en Ligue des champions, avec quatre éliminations consécutives, de 2014 à 2017, qui toutes ont d'une façon ou d'une autre porté la marque du Portugais.

Lors de la finale de Lisbonne en 2014 (4-1 a.p.), il a marqué. Lors de celle de Milan en 2016, il a inscrit le tir au but victorieux (1-1, 5 t.a.b. à 3). En 2015, il avait donné à "Chicharito" Hernandez une passe décisive pour le seul but de la double confrontation (0-0; 1-0). Et en 2017, il avait réussi un triplé au match aller (3-0; 1-2).                

En neuf saisons à Madrid, où il vivait dans le quartier luxueux de La Finca, pas si loin du centre d'entraînement de l'Atlético, Ronaldo est donc devenu l'ennemi public n°1 de ses voisins. Mais si la Juventus est allée le chercher l'été dernier, ça n'est pas seulement pour ses statistiques contre l'Atlético ni pour s'imposer en février au Wanda Metropolitano.                

L'effet Simeone

C'est bien pour y revenir en juin, quand l'enceinte madrilène accueillera la finale de la Ligue des champions, cette compétition que Ronaldo a gagnée cinq fois et que la Juve ne parvient plus à conquérir avec cinq finales perdues depuis 1997. "Depuis qu'Allegri est là, la Juve fait partie du groupe de ceux qui peuvent gagner chaque année. Et avec Ronaldo, ça pourrait être la bonne année. Il est l'un des deux joueurs les plus décisifs du monde", a ainsi jugé mardi dans la Gazzetta dello Sport Marcello Lippi, l'entraîneur du dernier sacre turinois en C1, en 1996.                

"Il y a toujours eu une mentalité de gagnants à la Juve. Mais lui a apporté ce petit quelque chose qui a rendu ses équipiers encore plus confiants", a de son côté expliqué Pavel Nedved, l'ancien meneur de jeu désormais vice-président du club, dans une interview au quotidien britannique The Telegraph.                

Epaulé par Mandzukic, un ancien de l'Atlético, Ronaldo est donc prêt à livrer de nouveaux duels salés avec Godin pour tenter de renverser de nouveau les Colchoneros.                

Mais en face, il y a une autre sorte d'arme fatale: Diego Simeone, qui a toujours posé beaucoup de problèmes à la Juve, comme joueur puis comme entraîneur. Crampons au pied, il n'a perdu que cinq fois en 15 rencontres contre les Turinois, dont trois avec la modeste équipe de Pise. Et sur le banc, il reste invaincu, de Catane à l'Atlético, avec deux nuls et une victoire.


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