Changer d'édition

BGL Ligue: Ronny Souto: «Fier des internationaux d'origine capverdienne»
Ronny Souto, ici au micro de Camille Ney lors de la présentation des équipes 2017-2018, prolonge le plaisir. A bientôt 39 ans, sa passion est toujours intacte.

BGL Ligue: Ronny Souto: «Fier des internationaux d'origine capverdienne»

Photo: Ben Majerus
Ronny Souto, ici au micro de Camille Ney lors de la présentation des équipes 2017-2018, prolonge le plaisir. A bientôt 39 ans, sa passion est toujours intacte.
Sport 4 min. 15.11.2017

BGL Ligue: Ronny Souto: «Fier des internationaux d'origine capverdienne»

Didier HIEGEL
Didier HIEGEL
Ronny Souto avait annoncé sa retraite sportive l'été dernier avant de replonger pour une saison, et plus si affinités. A bientôt 39 ans, il est toujours une figure incontournable de la BGL Ligue. Ce dimanche, c'est sous le maillot du RM Hamm Benfica qu'il s'en ira défier le Fola, où il a passé sept saisons.

Il avait annoncé sa retraite sportive l'été dernier avant de replonger pour une saison, et plus si affinités. A bientôt 39 ans, Ronny Souto est toujours une figure incontournable de la BGL Ligue. Ce dimanche, c'est sous le maillot du RM Hamm Benfica qu'il s'en ira défier le Fola, où il a passé sept saisons. Tour d'horizon avec l'ancien Requin bleu (20 sélections, 1 but).

Propos recueillis par Didier Hiégel

Ronny, vous  allez retrouver le Fola ce dimanche. On vous imagine impatient...

Exactement, j'ai hâte de disputer cette rencontre pour découvrir quelque chose, quelque chose de spécial. J'y viens souvent pour regarder des matches et je suis toujours bien accueilli par tous les gens du club et les supporters. J'ai passé sept belles saisons là-bas... mais c'est sûr, dimanche, j'aimerais bien gagner car aujourd'hui je me retrouve dans un autre club où je me sens bien aussi et j'ai envie  de récolter un maximum de points.

Auriez-vous aimé disputer une huitième saison au Fola?

Non, car à la base j'avais décidé d'arrêter le foot. Je voulais prendre mes vacances au mois d'août pour pouvoir partir avec ma femme et mes enfants. Mais il se fait que la possibilité de pouvoir rejouer par après s'est présentée, et c'est ainsi que je suis revenu sur ma décision pour m'engager avec le RM Hamm Benfica. Le foot reste ma passion et j'en profite pour prendre du plaisir.

«Travail, travail, travail!»

Vous vous éclatez en ce moment avec le RM Hamm Benfica?

Oh oui! J'ai loupé les quatre premiers matches et le coach (Dan Santos) m'a un peu chambré en me disant que j'avais intérêt à donner le maximum parce que le club avait déjà atteint un certain niveau et pris des points. Il m'a dit: «Maintenant, on va voir ce qu'on va faire avec toi». Là je me suis dit que j'aimais bien cette forme de pression. C'est très très agréable d'évoluer avec des joueurs qui veulent aussi prouver quelque chose. Même si j'ai déjà gagné quatre titres de champion et la Coupe de Luxembourg, si je n'ai plus rien à prouver à personne, j'ai toujours cette envie de bien faire les choses. J'ai fait le bon choix!

Comment expliquez-vous votre longévité  au haut niveau?

Ce n'est pas forcément dû à une certaine hygiène de vie mais, à l'entraînement comme en match, je me donne toujours à fond. Je peux parfois être moins bon, mais je ne lâche pas l'affaire et je réponds présent pour mes collègues. A l'entraînement, c'est travail, travail, travail! Ensuite, au niveau physique, j'ai peut-être la chance d'avoir cette nature. Je ne me fixe pas de limite, j'attends de finir au mieux cette saison et pour la suite, on verra.

«Quelque part je suis aussi Luxembourgeois »

Les éliminatoires pour le Mondial 2018 viennent de se terminer. Vous qui avez porté le maillot de la sélection capverdienne quelles sont vos impressions?

Je regarde toujours les matches de l'équipe nationale du Cap-Vert, sauf le dernier (mardi contre le Burkina Faso 0-4). A un moment donné, nous étions bien partis, mais nous avons perdu un match décisif, chez nous, contre le  Sénégal (0-2, le 7 octobre) . C'est dommage. Une qualification aurait été quelque chose d'extraordinaire. Nous avons des joueurs pour atteindre cet objectif. Nous avons de plus en plus de pros, ils représentent 98% de l'effectif de la sélection. Il ne reste plus à la fédération qu'à se professionnaliser au niveau des infrastructures pour encore progresser.

Quel regard portez-vous sur les joueurs d'origine capverdienne qui portent aujourd'hui le maillot des sélections nationales luxembourgeoises?

Je vois cela très positivement. Ce sont des jeunes qui sont nés au Luxembourg, qui ont de bonnes conditions de travail, de formation, c'est donc tout naturellement qu'ils poursuivent leur progression et revêtent le maillot de la sélection nationale luxembourgeoise. Je suis fier des internationaux d'origine capverdienne comme Kiki Martins, Dwayn Holter, Gerson Rodrigues ou Marvin Martins. Clayton De Sousa ou encore son frère Alex (Semedo) ont aussi  fait toutes les catégories de jeunes ici. Je vois tout ça d'un bon œil, car quelque part, je suis aussi Luxembourgeois. C'est bien de voir ces jeunes de qualité essayer de s'imposer dans un ensemble où il y a de plus en plus de professionnels. J'espère qu'ils vont apporter un maximum à l'équipe nationale.


Sur le même sujet

BGL Ligue: Romain Ruffier (Wiltz): «Nous manquons de Luxembourgeois»
Ecrasé 0-6 par Dudelange, lors de l'ouverture du championnat, Wiltz va connaître un mois d'août difficile et passera un test intéressant dimanche à Rumelange, une formation appréciée par Romain Ruffier. Par la même occasion, le portier nordiste nous livre aussi ses «pronos» pour cette deuxième journée de BGL Ligue.
Romain Ruffier apprécie les valeurs véhiculées par l'USR mais il ne lui déplairait pas de prendre un point à Rumelange dimanche.