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BGL Ligue: Romain Ruffier (Wiltz): «Nous manquons de Luxembourgeois»
Sport 6 min. 07.08.2015

BGL Ligue: Romain Ruffier (Wiltz): «Nous manquons de Luxembourgeois»

Romain Ruffier apprécie les valeurs véhiculées par l'USR mais il ne lui déplairait pas de prendre un point à Rumelange dimanche.

BGL Ligue: Romain Ruffier (Wiltz): «Nous manquons de Luxembourgeois»

Romain Ruffier apprécie les valeurs véhiculées par l'USR mais il ne lui déplairait pas de prendre un point à Rumelange dimanche.
Photo: Ben Majerus
Sport 6 min. 07.08.2015

BGL Ligue: Romain Ruffier (Wiltz): «Nous manquons de Luxembourgeois»

Ecrasé 0-6 par Dudelange, lors de l'ouverture du championnat, Wiltz va connaître un mois d'août difficile et passera un test intéressant dimanche à Rumelange, une formation appréciée par Romain Ruffier. Par la même occasion, le portier nordiste nous livre aussi ses «pronos» pour cette deuxième journée de BGL Ligue.

Ecrasé 0-6 par Dudelange, lors de l'ouverture du championnat, Wiltz va connaître un mois d'août difficile et passera un test intéressant dimanche à Rumelange, une formation appréciée par Romain Ruffier. Par la même occasion, le portier nordiste nous livre aussi ses «pronos» pour cette deuxième journée de BGL Ligue.

Romain, la reprise du championnat s'est révélée plutôt catastrophique face à une formation de Dudelange qui ne vous réussit guère. A quoi est due cette nouvelle galère face au F91?

D'une part, au talent de Dudelange. C'est une formation de grande qualité. Face à nous, ils ont super bien joué. Ils sont passés par les côtés, nous ont mis en danger par des frappes, des percussions, des centres. Ils ont mis beaucoup de vitesse dans leur jeu, ça faisait longtemps que je ne les avais pas vus aussi bien. D'autre part, nous sommes passés à côté de notre match. Nous avons moins mis d'impact que les saisons précédentes face à eux. Nous n'avons pas gagné de duels et dans ce cas on ne peut pas imaginer remporter ce type de match.

Prendre six buts pour quelqu'un qui fait partie des meilleurs spécialistes du poste, ça fait mal!

En fait, c'est frustrant. On a l'impression d'être inutile: on fait un arrêt, deux arrêts... but; on fait un arrêt, deux arrêts... but, etc. On se sent un peu abandonné, on a l'impression qu'on va en prendre 10, 15, 20, que ça ne va pas s'arrêter. Ce ne sont pas des journées faciles. Depuis que je suis au Luxembourg, cela m'est déjà arrivé, par contre une seule fois en France (avec Amiens contre Nantes 0-5 en Ligue 2). La frustration vient du fait qu'on a l'impression de réaliser des arrêts intéressants, mais, au final, on ne peut pas être décisif face à une équipe comme ça, c'est trop compliqué.

Aviez-vous peur de prendre une «casquette» face aux Dudelangeois?

Non, nous avions bien préparé cette rencontre mais nous ne l'avons pas abordée dans le bon sens. On s'est mis en confiance par une occasion en début de match mais nous ne les avons pas assez craints. C'est une erreur car à tous moments ils peuvent accélérer. On ne leur a pas fait mal, nous étions en retard sur tous les ballons, on a joué haut en leur laissant beaucoup d'espaces, et Dudelange avec de l'espace ça fait 0-6.

Henri Bossi a pris la relève de Claude Ottelé. Quelles sont les différences notables entre ces deux coaches?

Je connaissais un peu le coach Bossi lorsque j'ai été en contact avec Niederkorn l'an dernier. Au niveau du travail, c'est beaucoup plus carré avec lui: il a une rigueur et sait exactement ce qu'il veut et ce qu'il ne veut pas. Henri Bossi nous amène donc cette rigueur que nous n'avions pas ces dernières saisons à Wiltz. Cela me plaît car j'ai toujours connu ça dans le monde professionnel. Maintenant, il faut que le groupe et le projet fonctionnent.

Au niveau du jeu, que vous demande-t-il que Claude Ottelé ne vous demandait pas?

On fait beaucoup plus de conservation, il cherche à ce qu'on joue plus au football mais il ne peut pas révolutionner une équipe en deux mois. Il essaye qu'on reparte de l'arrière, que techniquement ça soit plus propre. Cela dépendra des joueurs et de leurs facultés à faire moins d'erreurs.

Jugez-vous l'effectif du FC Wiltz assez complet en qualité et en quantité pour assurer le maintien en fin de saison?

Nous avons un meilleur effectif que l'an passé car il est plus étoffé. Mais nous manquons de Luxembourgeois et en raison de la réglementation appliquée et du recrutement de joueurs étrangers, nous allons rencontrer le même problème que la saison dernière avec un groupe de 11-12 joueurs et de jeunes remplaçants luxembourgeois. A l'entraînement, le niveau s'est élevé et nous prenons du plaisir, mais nous ne retrouverons pas ce niveau en match. La saison risque donc d'être très difficile car le championnat sera plus relevé qu'en 2014-2015. Pour moi, la règle actuelle est un peu «bidon», en tout cas elle nous pénalise.

Avant d'affronter le Fola et Differdange, vous vous déplacez dimanche à Rumelange, un adversaire en plein boom et qui ne vous a pas réussi lors de vos six dernières confrontations. Pas très rassurant comme suite du championnat...

Nous savions que nous allions avoir un mois d'août très compliqué. Rumelange est une équipe qui ne nous a jamais réussi. La saison dernière, nous les avons joués pour trois défaites au final, dont notre plus gros revers de l'année (0-4). J'aime bien cette équipe car elle ne lâche rien, elle a des valeurs, elle se bat du début à la fin. Et les frères Cabral nous font mal car ils courent partout, ils cherchent à presser, ils mettent des coups. Ce sont ces valeurs que nous n'avions pas contre Dudelange dimanche. J'espère que nous allons les retrouver.

Vous avez attaqué votre troisième saison, n'est-ce pas usant de devoir lutter chaque année pour ne pas descendre?

Même si nous n'avons pas gagné un match après la trêve, nous n'avons pas souffert lors de ma première saison. Ensuite, c'est vrai que c'est usant. Je viens d'un monde pro où je touchais un à deux ballons par match, ici, comme contre Dudelange, je dois sortir une dizaine de ballons et j'en prends six. Il faut penser à l'équipe mais aussi à soi car j'arrive en fin de contrat. J'ai accepté de jouer à Wiltz, je défendrai donc le club de mon mieux.

Avez-vous un modèle chez les gardiens?

Non pas particulièrement. J'ai bien aimé Edwin van der Sar, j'aime bien Hugo Lloris. J'adore les gardiens qui n'ont pas peur de jouer au pied, qui relancent proprement. J'ai toujours eu mon père derrière moi. Il était pro, en équipe de France, il a notamment joué aux Girondins de Bordeaux. Il a été un exemple et j'ai essayé d'apprendre des gardiens que j'ai vus et des coaches qui m'ont entraîné.

Vous êtes donc favorable du choix du PSG avec Kevin Trapp?

Oui, il fallait changer car, pour moi, Sirigu n'était pas assez décisif. Mais si j'avais décidé j'aurais pris Petr Cech. 

Propos recueillis par Didier Hiégel

2e journée: les pronostics de Romain Ruffier

Samedi à 19h:

Progrès - RM Hamm Benfica 2-2

Dimanche à 16h:

RFCUL - Differdange 0-1

Rumelange - Wiltz 0-0

Dudelange - Rosport 3-0

Etzella - Strassen 2-1

Dimanche à 18h30:

Fola - Mondorf 4-0

Lundi à 20h:

Grevenmacher - Jeunesse 1-2