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BGL Ligue: Patrice Mondon-Konan: «Compenser les déficits par l'envie»
Sport 4 min. 23.08.2017 Cet article est archivé

BGL Ligue: Patrice Mondon-Konan: «Compenser les déficits par l'envie»

Patrice Mondon-Konan, ici en duel avec Marco de Sousa, appelle à l'unité pour le déplacement de Strassen au Verlorenkost.

BGL Ligue: Patrice Mondon-Konan: «Compenser les déficits par l'envie»

Patrice Mondon-Konan, ici en duel avec Marco de Sousa, appelle à l'unité pour le déplacement de Strassen au Verlorenkost.
Photo: Ben Majerus
Sport 4 min. 23.08.2017 Cet article est archivé

BGL Ligue: Patrice Mondon-Konan: «Compenser les déficits par l'envie»

Christophe NADIN
Christophe NADIN
Pilier de Strassen, Patrice Mondon-Konan analyse avec lucidité le début de saison catastrophique de son équipe et les changements opérés au sein du staff technique. Le défenseur en appelle à l'unité pour sortir de l'ornière.

Pilier de Strassen, Patrice Mondon-Konan analyse avec lucidité le début de saison catastrophique de son équipe et les changements opérés au sein du staff technique. Le défenseur en appelle à l'unité pour sortir de l'ornière.

Propos recueillis par Christophe Nadin

Patrice, les derniers jours ont été agités à Strassen avec le départ soudain de votre entraîneur Patrick Grettnich. Comment avez-vous vécu ça?

On a appris la nouvelle lundi. C'est encore assez frais. On ne s'y attendait pas forcément. Quand tu fais toute la préparation et que tu changes après trois matches. Oui, c'est rapide.

N'est-ce pas une demi-surprise? Vous n'êtes absolument pas dans le coup depuis le début de la compétition, non?

Exact. La mauvaise performance de samedi (défaite 0-6 contre le Progrès) reflète notre début de saison. Et j'irais même jusqu'à dire la fin de saison dernière. Cela fait quelques mois que l'on n'est plus vraiment dedans et que le contenu n'est plus bon. On avait aussi mal débuté la saison dernière avant de prendre un point contre Differdange. On ambitionnait pareille issue contre Niederkorn...

Avez-vous personnellement mis le doigt sur ce qui clochait à Strassen?

L'état d'esprit n'est pas bon. L'agressivité et la grinta ont toujours été notre marque de fabrique. Et ça, on l'a perdu. On le sentait sur le terrain et les gens autour aussi. Il suffisait de voir les duels perdus. Le problème ne date pas d'hier. Alors, oui, le contenu laissait à désirer en fin de saison dernière aussi, mais on finit tout de même cinquième, ce qui n'est pas catastrophique.

Comment une situation comme celle-là s'insinue-t-elle dans un groupe?

Perdurer dans la performance, ce n'est pas évident. Ce n'est pas facile pour un entraîneur de maintenir un groupe sous tension pendant autant d'années. A part Wenger, rares sont ceux qui restent longtemps dans un club du top. Avec Patrick, on a fait de bonnes choses ensemble dont la montée en BGL Ligue. On a battu une équipe comme le Fola, on s'est approché d'un ticket européen, on a joué un quart de finale de Coupe de Luxembourg. Mais à un moment, les joueurs ont besoin d'un nouvel élan pour se relancer individuellement. Chacun avait un peu moins d'envie. Quand tu mets tout ça ensemble, ça se ressent sur le terrain. 

N'étiez-vous pas trop installé dans une zone de confort?

On ne peut pas dire ça. On a un groupe de qualité avec beaucoup de bons joueurs. Il y a de la concurrence. C'est davantage l'usure qui a fait son  œuvre. Mentale, psychologique. Il y avait moins d'agressivité, moins d'envie de se dépasser. Bref, on avait besoin de renouveau.

Vous êtes un joueur d'expérience (34 ans). Quelle mesure d'urgence peut relancer Strassen?

Ce n'est pas le moment d'inventer des choses ni de chercher des coupables. Il faut une unité. Aller tous dans le même sens. Tout le monde est conscient qu'il a été moins bon. Je n'aime pas employer un langage guerrier, mais on va devoir s'arracher jeudi. On ne pourra pas enlever tous les problèmes de ces derniers mois d'un seul coup, mais soyons au moins unis! 

En sortie de crise, on s'attarde à la manière ou seul le résultat comptera ce jeudi au Racing?

On a tous envie de dire stop pour aller chercher quelque chose. Le match arrive très vite après les événements. Ce n'est pas facile dans les têtes. Oui, le résultat sera important car c'est un adversaire qui se trouve dans la même situation comptable que nous. Mais on doit revaloriser l'image de l'équipe et la nôtre de façon individuelle. Il faudra compenser les déficits par l'envie. On ne va pas jouer comme le Barça du jour au lendemain. Mais au moins que l'on retrouve quelque chose. Il n'est pas question de se laisser mourir. On vient de finir deux fois cinquième tout de même!

C'est hors de question de parler du mot maintien?

C'est beaucoup trop tôt. On a le potentiel pour être dans la première partie de classement. On a tutoyé l'Europe pendant deux ans. On verra où on sera dans deux mois. La roue peut vite tourner. On avait aussi mal commencé la saison dernière.

Pour finir, peut-on connaître vos pronostics pour cette journée?

Ce jeudi à 19h30

Racing - Strassen 0-1

Progrès - Titus Pétange 3-2

RM Hamm Benfica - Dudelange 1-3

Jeunesse - Mondorf 2-0

Ce jeudi à 20h

Hostert - Fola 1-2

 Rodange - Differdange 1-2

Dimanche à 16h

Rosport - US Esch 2-0



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