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Benoît Nyssen (Racing): «Ne pas prendre ça comme un bonus»
Benoît Nyssen ne veut pas confondre vitesse et précipitation. Il s'agit d'abord de réussir au Racing.

Benoît Nyssen (Racing): «Ne pas prendre ça comme un bonus»

Photo: Stéphane Guillaume
Benoît Nyssen ne veut pas confondre vitesse et précipitation. Il s'agit d'abord de réussir au Racing.
Sport 3 min. 11.07.2018

Benoît Nyssen (Racing): «Ne pas prendre ça comme un bonus»

Christophe NADIN
Christophe NADIN
Benoît Nyssen n'a pas connu la période grise du Racing. Arrivé l'hiver dernier, le défenseur belge a participé à l'embellie au point de décrocher un ticket européen. Mais pas question de s'en contenter. Qu'importe le statut de Viitorul!
  • Benoît, dans quel état d'esprit abordez-vous ce double affrontement européen face aux Roumains de Viitorul?

La préparation s'est bien déroulée. Là, on se retrouve devant deux matches compliqués mais on a nos chances. On est contents d'être là, mais on ne veut pas s'en contenter. Ne pas se qualifier serait un échec. C'est ça notre état d'esprit. A nous de déjouer les pronostics. Non, la Coupe d'Europe n'est pas un bonus.

  • A quel type de match vous attendez-vous?

On s'attend à ce que notre adversaire prenne le match à son compte et vienne nous presser haut. On est prêts à tout. On doit être solide défensivement et c'est précisément là où on a fait le plus de progrès depuis l'arrivée du coach Grettnich. On dispose aussi de joueurs techniques pour contrer. Car quand tu joues d'abord à domicile, il faut aussi marquer un but.

  • L'organisation chère à Patrick Grettnich (3-5-2) a fait merveille la seconde partie de saison. Quelle est la clef de la réussite d'un tel système?

C'est la communication. Les joueurs doivent encore être plus soudés et se parler constamment. La difficulté, c'est d'être compacts en zone défensive. Mais c'est aussi notre force quand l'adversaire arrive dans les 30 derniers mètres. On peut aussi faire mal en contres avec un attaquant rapide comme Dan Da Mota et deux ailiers qui vont vite comme Jo Hennetier et Thomas Birk.

  • Votre parcours est particulier. Vous passez du centre de formation de Genk au Racing. Expliquez-nous!

Cela faisait plusieurs mois que je ne jouais pas en raison de conflits avec des agents. J'ai pris mon temps pour décider et j'ai beaucoup discuté avant de m'engager avec le Racing. On m'a tenu un discours ambitieux malgré la place précaire qu'occupait le club à la trêve hivernale. Le club voulait être européen. Comme la situation en championnat ne le permettait pas, il restait la Coupe.

  • Votre accent trahit une origine liégeoise, non?

Oui, je suis né à Seraing et j'ai joué au Standard pendant dix ans. A 15 ans, je suis parti à Genk. Je me suis vraiment bien épanoui pendant toute ma formation dans un club réputé pour ça.

  • Vous avez déjà été mis à toutes les sauces sur le terrain. Quelle est votre place de prédilection?

J'ai été formé jusqu'à 16 ans comme défenseur central malgré ma petite taille. J'ai en effet connu une croissance tardive. Les deux dernières années que j'ai passées à Genk, je me suis baladé entre le poste de latéral droit, de latéral gauche et la charnière centrale. Je peux jouer aussi en milieu de terrain.

  • Là, précisément, vous semblez vous destiner vers une place de central gauche, non?

C'est possible. J'ai toujours voulu jouer à gauche pour améliorer mon pied gauche. Secrètement, j'aime jouer en milieu de terrain où mon potentiel peut davantage s'exprimer sur le flanc mais je pense que je suis le plus utile à l'équipe derrière avec ma vision.

  • Qui sont vos camarades de Genk qui ont percé dans le monde professionnel?

Siebe Schrijvers, qui joue au FC Bruges, Leon Bailey, aujourd'hui au Bayer Leverkusen ou encore Bryan Heynen et Dries Wouters toujours au club.

  • Considérez-vous votre passage au Racing comme un tremplin ou pourriez-vous poser vos valises un petit temps?

Je ne veux pas précipiter les choses. Oui, le Racing peut être un tremplin mais je n'envisage pas nécessairement ce passage à court terme. Mais c'est vrai qu'une présence sur la scène européenne peut aussi être un accélérateur pour retrouver un milieu professionnel. Je ne suis pas pressé, mais si ça arrive, tant mieux.

  • Quelle image gardez-vous de la Coupe d'Europe?

Le match qui m'a le plus marqué, c'est la finale de la Ligue des champions entre Liverpool et le Milan AC (2005). J'ai beaucoup aimé aussi la finale entre le Bayern et Dortmund en 2013. Mais avant tout, c'est le Real que j'aime.


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