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Ben Gastauer: "Une année pour me montrer et me mettre en évidence"
Ben Gastauer, au côté de Blel Kadri,

Ben Gastauer: "Une année pour me montrer et me mettre en évidence"

Ben Gastauer, au côté de Blel Kadri,
Sport 4 min. 21.01.2013

Ben Gastauer: "Une année pour me montrer et me mettre en évidence"

Ben Gastauer, qui débute sa saison ce lundi sur les routes argentines du Tour San Luis, place beaucoup d'espoir en 2013. Le Schifflangeois mise notamment sur un programme basé sur des courses à étapes pour briller.
  • Ben, avant d'aborder 2013, que retenez-vous de la saison dernière?

J'étais relativement satisfait de la première partie de ma saison avec l'enchaînement Tour d'Italie (46e)-Tour de Luxembourg à l'issue duquel j'ai signé une place correcte (17e). J'ai aussi pris part à la Vuelta (88e). En 2012, j'ai terminé les deux épreuves de trois semaines auxquelles j'ai participées. Sur le plan physique mais aussi mental, j'ai énormément appris.

  • Et le gros point noir, votre non sélection pour les JO de Londres?

J'étais déçu de ne pas être sélectionné. Mais c'est la manière dont cela s'est passé qui m'a choqué. Avec le forfait d'Andy Schleck, le COSL et la FSCL ne m'ont jamais informé sur la possibilité qu'un coureur blessé ou malade pouvait être remplacé. Jamais l'entraîneur national ne s'est renseigné sur mon programme ni sur ma disponibilité pour les JO. Je ne conteste pas la sélection de Laurent Didier, à cette époque de l'année, il était d'ailleurs en meilleure forme que moi. Mais si j'avais su que j'avais une chance de me rendre à Londres, j'aurais pu modifier mon calendrier. Pourtant en 2012, avec Fränk Schleck, je suis le seul coureur à avoir pris un point dans le WorldTour. J'ai été déçu du manque de communication de la part des responsables fédéraux.

  • Dans quel état d'esprit êtes-vous à l'aube de cette saison 2013?

Les stages c'est bien mais rien ne vaut la compétition. C'est déjà ma 4e année chez les professionnels et je suis impatient de débuter. Cette année, le programme de ma première partie de saison est très intéressant avec notamment Tirrenno – Adriatico, Tour de Catalogne, le Tour de Romandie, le Tour de Suisse ou encore le Giro qui sera mon objectif principal. C'est vraiment un programme qui me plaît et me convient avec pas mal de courses à étapes.

  • Le Tour de France ne figure pas à votre programme. Avez-vous des regrets?

Mon objectif reste le Giro, ce sera ma 3e expérience dans cette épreuve. Mais c'est vrai que j'aimerais découvrir le Tour de France au cours des prochaines saisons.

  • Comment avez-vous géré les conditions météorologique de ces derniers jours?

Je suis resté sur Chambéry après le stage de l'équipe en Espagne. J'ai pas mal de possibilités ici. Si la météo est clémente, je suis sur la route mais j'ai aussi la possibilité de faire du ski. Et puis j'ai aussi la chance de m'entraîner sur la piste à Genève. Ce sont des conditions plus avantageuses qu'au Luxembourg.

  • Un petit mot sur le Tour San Luis que vous allez disputer pour la deuxième fois.

J'étais au départ en 2011. Et je dois admettre que pour une reprise, il s'agit d'une épreuve intéressante. Les étapes ne sont pas top longues (145,3 km la plus courte à 201 km la plus longue) et l'enchaînement est intéressant avec un chrono individuel intercalé entre les étapes en ligne. C'est un bon compromis.

  • Avez-vous senti un certain engouement des Argentins pour le cyclisme?

Lors des arrivées, il y a pas mal de monde qui se déplace. Par contre sur les routes, il n'y a pas trop de traffic. La sécurité des coureurs est assurée même si le revêtement de certains tronçons comporte pas mal de trous. Par contre, les trajets entre certaines villes étapes sont parfois trop longs. Pour le reste, cette épreuve gagne à être connue. Par contre, il faudra faire attention lors du retour en Europe. Outre le décalage horaire, je devrai aussi digérer la différence de température.

  • AG2R fait toujours partie du WorldTour, pourtant en 2012, l'équipe a seulement décroché 4 victoires. Ressentez-vous une certaine pression de la part des sponsors et des dirigeants?

On ne voit pas les choses de cette façon. Tout le monde veut gagner et donner le meilleur. Mais j'ai confiance avec le nouveau recrutement, on devrait améliorer ce total.

  • A propos des transferts, AG2R a tout même perdu Nicolas Roche?

Les nouvelles recrues devraient nous aider à digérer son départ. Davide Appollonio, Samuel Dumoulin, Yauheni Hutarovich, Valentin Iglinskiy ou encore Domenico Pozzovivo sont des garçons qui peuvent nous rapporter quelques victoires.

  • Votre contrat prendra fin à la fin de l'année 2013, un stress supplémentaire?

J'ai une année pour me montrer et me mettre en évidence. J'aurai un rôle d'équipier mais je ne désespère pas me montrer à mon avantage en tête du peloton.

Propos recueillis par Eddy Renauld


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