Ben Gastauer avant l'Amstel: «Au niveau où je voulais être»
Ben Gastauer avant l'Amstel: «Au niveau où je voulais être»
Après une année d'infidélité, Ben Gastauer est de retour sur les classiques ardennaises au sein d'une équipe Ag2r-La Mondiale ambitieuse. Le coureur luxembourgeois se dit prêt à épauler ses leaders. «Nous disposons d'une équipe solide pour signer de bons résultats», dit-il.
La Flèche brabançonne, disputée mercredi et enlevée de bien belle manière par le Belge Tim Wellens, a servi de transition entre les Flandriennes et les Ardennaises. Et même si quelques éléments comme Peter Sagan, Greg Van Avermaet, Oliver Naesen ou encore Philippe Gilbert seront au départ de Maastricht ce dimanche, on va devoir s'habituer à de nouveaux acteurs dans de nouveaux décors.
Ben Gastauer fait partie de ces coureurs qui pointent le bout de leur nez dès que la route prend quelque peu du relief. Son début de saison l'a conduit en Australie, Abhu Dabi et en Espagne, c'est donc avec un plaisir non dissimulé qu'il retrouve les routes des classiques ardennaises, ce qui ne lui était plus arrivé depuis 2016.
«C'est toujours un rendez-vous important qui clôture le premier gros bloc de la saison. Je suis satisfait de mon début d'année. Avec l'Australie (Down Under et Cadel Evans Ocean Road Race) et Abu Dhabi, j'ai pu éviter le mauvais temps qui régnait sur l'Europe à cette période de l'année. Et sur le Tour de Catalogne et le Pays basque, j'ai eu droit à de très belles épreuves avec un niveau très élevé (WorldTour). C'était une bonne préparation dans l'optique des Ardennaises», commente le Schifflangeois.
Même s'il a souffert d'un petit refroidissement au Pays Basque, Gastauer aborde le rendez-vous de l'Amstel avec confiance: «Physiquement, je suis au niveau où je voulais être. Je n'ai pas signé de résultat probant mais j'ai fait mon job pour l'équipe. Par rapport à la saison dernière, je monte dans les tours et je n'ai pas eu de jour sans».
Cela tombe bien car la formation Ag2r s'alignera avec deux leaders ambitieux: le champion de Belgique Oliver Naesen et le Suisse Silvan Dillier, deuxième dimanche de Paris-Roubaix. «On a la chance d'aligner des coureurs capables de réaliser de belles choses sur les trois Ardennaises (Vuillermoz sur la Flèche et Bardet sur la Doyenne). On ne doit pas avoir peur, nous disposons d'une équipe solide pour signer de bons résultats. En ce qui me concerne, il ne faut pas s'attendre à ce que j'intègre une échappée. Mon rôle sera d'accompagner et de protéger mes leaders le plus longtemps possible.»
Et le Luxembourgeois risque d'avoir du travail car les organisateurs ont décidé d'apporter une légère modification au final de cette 53e édition de l'Amstel Gold Race. Après l'ascension du Geulhemmerberg, le peloton ne descendra plus vers Maastricht via le Rasberg, mais via les routes du Kuitenbergweg. Conséquence: le peloton empruntera des chemins plus étroits, de quoi rendre le contrôle de la course plus difficile.
«Cela a été souvent le cas ces dernières saisons pour relancer le suspense dans le final. Ce sera à nouveau la surprise cette année, la reconnaissance que nous ferons vendredi, sera très utile. Honnêtement, je ne sais pas trop ce que cela va donner car ces derniers temps, on a souvent retrouvé les mêmes types de coureurs et dans le final. Sur les 15 derniers km, je ne sais pas si cela va changer quelque chose. Les éléments qui se retrouvent au-delà de la 50e place ne vont certainement plus se battre pour tenter de remonter le peloton», conclut Ben qui disputera ce dimanche la classique néerlandaise pour la sixième fois de sa carrière (87e en 2016 comme meilleur résultat).
Les 31 côtes du parcours 2018
Fromberg (1,6 km à 3,6% – Pente maximale à 8%)
Eyserbosweg (900 m à 9,3% – Pente maximale à 17%)
Kruisberg (600 m à 8,8% – Pente maximale à 15,5%)
Gulpenerberg (700 m à 8,7% – Pente maximale à 12,8%)
Loorberg (1,5 km à 5,3% – Pente maximale à 8,6%)
Bemelerberg (900 m à 4,5% – Pente maximale à 7%)
Geulhemmerberg (1,2 km à 4,6% – Pente maximale à 8%)
Cauberg (800 m à 6,5% – Pente maximale à 12,8%)
Sibbergrubbe (2,1 km à 3,6% – Pente maximale à 6%)
Vrakelberg (600 m à 7,2% – Pente maximale à 11,4%)
St Remigiusstr/Huls (900 m à 7,8% – Pente maximale à 10,7%)
Eyserweg (2,1 km à 4,4% – Pente maximale à 9%)
Plettenberg (1 km à 3,7% – Pente maximale à 6,2%)
Gulpenerberg (700 m à 8,7% – Pente maximale à 12,8%)
Eperheide (2,1 km à 4,7% – Pente maximale à 8%)
Viljenerbos (1,8 km à 4,6% – Pente maximale à 5%)
Gemmenich (800 m à 7,2% – Pente maximale à 8,8%)
Drielandenpunt (3,2 km à 4,4% – Pente maximale à 9,9%)
Camerig (4,1 km à 3,7% – Pente maximale à 7,7%)
Schweibergerweg (3 km à 3,9% – Pente maximale à 7,1%)
Loorberg (1,5 km à 5,3% – Pente maximale à 8,6%)
Wolsberg (1,2 km à 2,8% – Pente maximale à 12%)
Kalleberg (600 m à 3,7% – Pente maximale à 5,9%)
Mescherberg/Heiweg (1,5 km à 3,9% – Pente maximale à 9,2%)
Geulhemmerberg (1,2 km à 4,6% – Pente maximale à 8%)
Cauberg (800 m à 6,5% – Pente maximale à 12,8%)
Sibbergrubbe (2,1 km à 3,6% – Pente maximale à 6%)
Bergseweg (2,7 km à 3,3% – Pente maximale à 6,8%)
Lange Raardberg (1,7 km à 3,7% – Pente maximale à 6,6%)
Adsteeg (700 m à 4,3% – Pente maximale à 7,5%)
Slingerberg (900 m à 4,4% – Pente maximale à 9,5%)

