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Avec Daniel da Mota avant Luxembourg - France : «Ce sera ma dernière campagne quand le coach l'aura décidé»
Sport 3 min. 21.03.2017

Avec Daniel da Mota avant Luxembourg - France : «Ce sera ma dernière campagne quand le coach l'aura décidé»

Sport 3 min. 21.03.2017

Avec Daniel da Mota avant Luxembourg - France : «Ce sera ma dernière campagne quand le coach l'aura décidé»

Eddy RENAULD
Eddy RENAULD
Agé de 31 ans, Daniel da Mota fait partie des anciens de la sélection luxembourgeoise. Du haut de ses 74 sélections, le Dudelangeois reste motivé à l'idée de porter le maillot de la sélection nationale même si la jeune garde pointe à l'horizon.

Agé de 31 ans,  Daniel da Mota fait partie des anciens de la sélection luxembourgeoise. Du haut de ses 74 sélections, le Dudelangeois reste motivé à l'idée de porter le maillot de la sélection nationale même si la jeune garde pointe à l'horizon.

Interview: Eddy Renauld

Daniel, vous étiez de la précédente confrontation face à la France (il était entré en jeu lors des deux rencontres). Quels souvenir gardez-vous de ce match?

Daniel da Mota fait parler son explosivité pour prendre le meilleur sur le Biélorusse Denis Polyakov.
Daniel da Mota fait parler son explosivité pour prendre le meilleur sur le Biélorusse Denis Polyakov.
Photo: AFP

A Metz et à Luxembourg, on avait perdu à chaque fois 0-2. Je me souviens du premier match où je m'étais échauffé pendant de longues minutes, je m'en rappelle très bien (rires). Nous étions bien en place et les Français avaient marqué leur premier but sur corner grâce à Benzema (22e). Le second but était venu d'une action individuelle (Gourcuff, 76e). On avait bien tenu le score, si samedi on peut reproduire ce type de match en étant bien compact, nos adversaires auront des difficultés à trouver le chemin des filets.

En tant qu'ancien de la sélection (seul Mario Mutsch est plus vieux), que vous inspire l'arrivée de jeunes joueurs en équipe nationale?

Nous ne sommes effectivement que trois trentenaires dans le groupe. Si nous sommes présents c'est que nous sommes compétitifs. Sur les cinq dernières prestations, j'ai été titulaire à quatre reprises. Cela se passe bien pour moi. 

En tant que joueur de BGL Ligue, quel regard portez-vous sur ses garçons qui  évoluent à l'étranger?

Cela fait toujours plaisir de voir des jeunes qui ont la possibilité d'acquérir de l'expérience en dehors du Luxembourg. A eux de montrer leur envie et de démontrer  qu'ils sont meilleurs que les gars de BGL Ligue. Ils ont suivi une formation à l'étranger, à eux aussi de nous transmettre leur vécu. 

Vous étiez réserviste pour ces deux matchs (entrée en jeu à la 84e et 71e minute), serez-vous sur la pelouse au coup d'envoi samedi?

En tant que joueur, on espère toujours commencer les matches. Ce sont des rencontres magnifiques quand on affronte des grandes nations comme la France, les Pays-Bas ou la Suède, c'est toujours une belle expérience. Tout va dépendre des choix du coach. Que je débute ou que je rentre en cours de jeu, je donnerai tout pour l'équipe.

Quel est le secret de votre vivacité? Les années ne semblent pas avoir d'emprise sur votre vitesse.

Il n'y a pas de secret particulier. Il y a une hygiène de vie à respecter au quotidien. J'essaye aussi de préparer mes matches de la meilleure façon possible. 

La France est considérée comme l'ogre du groupe, ressentez-vous une pression supplémentaire avant ce match?

A l'heure actuelle, il n'y a pas de gros changements dans notre façon d'aborder ce match. Tout le monde travaille dans le même sens. Il n'y a aucune nervosité ni marque de stress dans l'équipe. 

Quelle sera la recette pour embêter un maximum les Français?

On se doit d'être groupé, d'éviter de laisser trop d'espaces entre les lignes mais aussi d'être présent sur le plan physique. Il faudra également faire preuve d'intelligence: bien lire le jeu, profiter au maximum de la moindre opportunité. Eviter surtout de courir à l'aveugle, sinon on sera cuit.

Quelle est votre principale crainte pour samedi?

Aucune. Quand je suis sur le terrain, peu importe qui se trouve en face de moi, j'oublie le nom de l'adversaire et je me donne à fond. Après le match, tu te dis que tu viens d'affronter tel ou tel joueur mais sur le terrain, tout le monde est pareil, on joue à onze contre onze.

Considérez-vous cette campagne de qualification comme la dernière sous le maillot du Luxembourg?

Ce sera ma dernière campagne quand le coach l'aura décidé (rires).


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