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Avant Racing - Rodange : Patrick Grettnich: «J'ai rencontré des joueurs qui sont à l'écoute»
Sport 5 min. 15.11.2017

Avant Racing - Rodange : Patrick Grettnich: «J'ai rencontré des joueurs qui sont à l'écoute»

Patrick Grettnich ne cache pas sa satisfaction d'avoir rebondi au Racing. «Le projet du Racing m'a séduit», dit-il. A lui d'assurer son maintien en BGL Ligue.

Avant Racing - Rodange : Patrick Grettnich: «J'ai rencontré des joueurs qui sont à l'écoute»

Patrick Grettnich ne cache pas sa satisfaction d'avoir rebondi au Racing. «Le projet du Racing m'a séduit», dit-il. A lui d'assurer son maintien en BGL Ligue.
Photo: Ben Majerus
Sport 5 min. 15.11.2017

Avant Racing - Rodange : Patrick Grettnich: «J'ai rencontré des joueurs qui sont à l'écoute»

Eddy RENAULD
Eddy RENAULD
Remercié par Strassen en août, Patrick Grettnich a rebondi du côté du Verlorenkost après le départ de Jacques Muller. L'Ettelbruckois, qui a pour mission de sauver le Racing, a eu deux semaines pour préparer la réception des promus rodangeois ce dimanche à 16h.

(ER) - Remercié par Strassen en août, Patrick Grettnich a rebondi du côté du Verlorenkost après le départ de Jacques Muller. L'Ettelbruckois, qui a pour mission de sauver le Racing, a eu deux semaines pour préparer la réception des promus rodangeois, dimanche à 16h. «Je dispose d'un bon groupe avec énormément de qualités», dit-il.

Patrick, quel regard portez-vous sur le Racing après vos deux premières semaines?

J'avais déjà vu le Racing quand j'étais encore entraîneur  à Strassen, notamment contre la Jeunesse ou Dudelange. Les impressions que j'ai eues sur ces matches se sont confirmées aux entraînements: je dispose d'un bon groupe avec énormément de qualités. Dans certaines rencontres, le Racing a manqué de chance. L'équipe a souvent mené 1-0, mais elle s'est montrée incapable de conserver un résultat. On a essayé de travailler cet aspect ces derniers temps. J'ai rencontré des joueurs qui ont travaillé avec sérieux et beaucoup de volonté.

Vous avez eu la chance de pouvoir compter sur la trêve internationale pour faire plus ample connaissance avec le groupe.

Clairement, cela m'a aidé à découvrir les joueurs même si je les ai vus jouer quelquefois. Au Racing, il y a un grand nombre de joueurs sélectionnables qui ont fait la navette entre le terrain, le banc et les tribunes. Cette pause m'a permis de me familiariser avec eux. C'est mieux que de devoir enchaîner avec un match après deux ou trois jours d'entraînement. 

Et selon vous, quel est le mal du Racing?

C'est le résultat d'une succession d'événements qui s'entraînent les uns les autres. Le club débute la saison avec des objectifs qui étaient de jouer les cinq, six premières places compte tenu des qualités du groupe. Il perd le premier match contre le Progrès, après  avoir livré une excellente deuxième mi-temps, et enchaîne par la suite avec un revers contre Hostert après avoir mené 1-0 (1-2 au final). Lentement mais sûrement, le doute s'est installé dans l'équipe. A l'exception de Mondorf, le Racing s'est toujours incliné avec un but d'écart. L'équipe a souvent mené 1-0. Inconsciemment, les joueurs commencent à réfléchir et la confiance s'est effritée. Va-t-on garder cette avance? Il faut changer cette attitude. Si on a la chance de mener, il faut jouer pour inscrire le deuxième et le troisième but.

La mentalité de certains joueurs était-elle la bonne?

Je ne peux parler que de mon expérience depuis une dizaine de jours. J'ai rencontré des joueurs qui travaillent, qui sont à l'écoute, qui tirent dans la même direction. C'est peut-être dû au changement d'entraîneur. Le départ d'un coach, c'est aussi l'échec des joueurs. C'est une remise en question de l'équipe, de l'entraîneur, du club. Chacun a donc sa part de responsabilité. Je n'ai pas le sentiment qu'il y avait un malaise dans ce groupe. Tout le monde a compris que nous sommes engagés dans la lutte pour le maintien.

Au niveau des entraîneurs mais aussi des dirigeants, le Racing a manqué de stabilité au cours des dernières années. Cela n'aide pas les joueurs.

Depuis sa création, le Racing a connu des moments difficiles. Ce club est le fruit de la fusion de plusieurs clubs (Spora, Union, Alliance) qui ont aussi un passé. C'est naturellement difficile de créer un club homogène. Les intérêts de l'un ou l'autre étaient peut-être différents. Il y a eu le feuilleton (Daniel) Masoni qui voulait donner une autre orientation au club, mais cela a échoué. Maintenant, il y a une nouvelle direction qui essaye de recadrer certaines choses. Le Racing est tout de même le club de la capitale sans oublier son académie. C'est un club qui à moyen terme doit vivre de ses propres joueurs et viser le haut du tableau en BGL.

Outre le maintien du club, le fait d'aligner des éléments du cru figure-t-il parmi votre mission?

En tant qu'entraîneur, j'ai toujours misé sur des jeunes éléments. A Ettelbruck, j'ai lancé des garçons comme Turpel, Delgado et d'autres qui ont intégré l'équipe A. Ce sera un de mes objectifs au Racing. Sortir un ou deux talents par an et les amener progressivement dans le cadre. Actuellement, il y a Florik Shala qui est occupé à se faire un nom dans ce championnat. Des joueurs comme lui, le Racing a l'obligation d'en aligner régulièrement. Mais à court terme, notre priorité reste le maintien.

Racing - Rodange, c'est aussi le duel entre des comités qui ont plus que des divergences de vue, cela a-t-il influencé la préparation du match?

Ce sont des événements extérieurs au terrain. Que ce soit pour les joueurs ou pour moi-même, cela ne nous intéresse pas. On monte sur le terrain pour gagner ce match et défendre les couleurs du club.

Le Racing n'a plus gagné en championnat depuis le 17 septembre (2-1 contre l'US Esch), est-ce que cela trotte dans les têtes?

Avec six points, on n'a plus le choix. Nous sommes avant-derniers au classement, nous devons prendre des points. Chacun est conscient de la situation dans laquelle nous sommes. A domicile, nous sommes dans l'obligation de gagner. Le Racing aligne des individualités avec d'énormes qualités. Il faut les transposer sur le terrain.

Un petit mot sur cette formation de Rodange, votre futur adversaire?

Je l'ai affrontée avec Strassen lors de la première journée de championnat (2-2). C'est une équipe de qualité, elle développe un jeu agréable et se projette rapidement vers l'avant. Les joueurs ne se posent pas beaucoup de questions, ils vont dans les duels. Les Rodangeois ont souvent évolué avec les mêmes joueurs. Leur entraîneur se base sur un cadre de douze ou treize joueurs. Il faut voir si, sur la durée d'une saison, cela va suffire, mais cette équipe a tous les atouts pour conserver sa place en BGL Ligue.


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