Avant Hostert-Titus Pétange

Julien Bertoux: «On ne fait plus les efforts comme avant»

Julien Bertoux, ici au marquage de Danel Sinani, a réussi un début de championnat tonitruant.
Julien Bertoux, ici au marquage de Danel Sinani, a réussi un début de championnat tonitruant.
Photo: Fernand Konnen

Auteur d'un début de saison remarqué en charnière centrale au côté de Guillaume Mura, Julien Bertoux évoque ces moments euphoriques. Le Français reconnaît toutefois que son club cherche son second souffle.

Propos recueillis par Christophe Nadin

Julien, on vous découvre dans ce championnat. Pouvez-vous nous rappeler votre parcours?

J'ai été formé à Lens. C'était la génération 93, avec Raphaël Varane, Thorgan Hazard et Geoffrey Kondogbia notamment. Je suis ensuite passé par Avion avant de me retrouver en Belgique, à La Louvière puis à Seraing où j'ai réalisé une bonne première partie de saison en Division 2 avant de me casser le nez. J'ai dû ensuite me contenter de bouts de matches. J'avais quelques connaissances au Luxembourg et les clubs du RM Hamm Benfica et Hostert étaient intéressés. J'ai signé pour ce dernier.

Et vous n'avez pas tardé à vous signaler en réussissant à l'image de votre club un excellent début de saison. Vous êtes-vous surpris vous-même?

On a fait preuve de solidarité et de combativité. Tout le monde courait pour tout le monde. Oui, on a eu aussi un peu de réussite. Parfois même beaucoup, mais ça fait partie du foot.

Puis arrive ce match à la Jeunesse où on a l'impression que ça bascule pour vous. La fin de match tourne mal et les ennuis débutent, non?

Exact. On a vu qu'en seconde période, même à onze contre dix, certains n'avaient plus les jambes. On a manqué de fraîcheur. Peut-être paie-t-on une trop grosse dépense d'énergie? Puis il y a ce match contre Strassen. Je me demande encore comment on le perd. Au RM Hamm Benfica, il n'y a rien à dire face à une très belle équipe.

La préparation a-t-elle été mal dosée?

J'ai connu de grosses préparations en France comme en Belgique. Ici, c'est plus compliqué puisque la majorité des gars de l'équipe travaille. Ce n'est pas évident de s'investir physiquement tous les jours.

Le doute s'est-il installé?

Je mentirais en disant le contraire. On a besoin d'un déclic. Même un point. Un 0-0 par exemple. Mais pour ça, on doit tous défendre, puis tous attaquer. Les trois quarts des gars n'arrivent plus à courir comme avant. Oui, on va devoir faire preuve de combativité.

Au soir de votre victoire contre le Fola, le discours a-t-il changé dans le vestiaire ou le maintien était toujours au centre de vos préoccupations?

On s'est peut-être vu un peu trop beaux. Entre nous on se taquinait. On rigolait. Mais notre entraîneur a toujours été là pour nous rappeler notre objectif. Et toutes les personnes conscientes connaissent le potentiel de cette équipe. On n'a pas la qualité pour jouer autre chose que le maintien. Alors oui, si tu enchaînes encore quelques succès et que tu joues libéré, tu peux viser autre chose, mais ce n'est pas le cas.

Quels argument possédez-vous pour vous remettre à l'endroit?

On a un groupe qui vit bien. Il faut qu'on retrouve ces valeurs de solidarité. Parce que si on ne fait plus les deux ou trois mètres supplémentaires pour aider le copain, on aura des problèmes.

On a loué votre complémentarité avec Guillaume Mura dans l'axe. Ce n'est pourtant pas votre poste de prédilection...

Non, c'est la première fois que je joue à ce poste. Je suis un arrière droit ou un milieu relayeur. Mais Hostert m'a recruté pour jouer en défense centrale. Avec Guillaume, on s'entend bien en dehors du terrain. Lui est plus grand pour les duels de la tête et moi je le couvre. On a chacun nos qualités. On avait la meilleure défense du championnat après quatre matches. 

Si on vous propose de prendre un point contre le Titus, que répondez-vous?

Oui je prends! Mais si on ne prend pas de but, avec notre qualité offensive, on en marquera un.