Après Lens et avant le PSG

Philippe Hinschberger: «Chris Philipps a fait son match»

Philippe Hinschberger piaffe d'impatience à l'idée d'accueillir un nouveau joueur.
Philippe Hinschberger piaffe d'impatience à l'idée d'accueillir un nouveau joueur.
Photo: AFP

Le FC Metz s’apprête à défier le PSG ce mercredi (21h05) en quart de finale de la Coupe de la Ligue. Déçu de l’élimination en Coupe de France, Philippe Hinschberger attend rapidement l’arrivée d’un nouveau élément au sein de son milieu de terrain.

Propos recueillis par Hervé Kuc

Philippe, dans quel état d'esprit êtes-vous après le revers à Lens (0-2) ?

C'est une élimination douloureuse. C'est un peu l’histoire qui se répète. Nous avons évolué avec nos moyens du moment mais nous avons été mauvais sur certains aspects: il n'y a personne qui prend la profondeur et nous manquons de percussion devant. On a eu l'impression que l'adversaire a été plus incisif. Quand Habib Diallo est entré (64e), nous avons eu plus de présence devant et Vachoux, le gardien de Lens, a permis à sa formation de rester dans le match sur deux belles opportunités en notre faveur (Diallo et Mazziz). J'ai apprécié le travail de nos milieux de terrain axiaux: entre Mollet et Philipps, cela a bien fonctionné, il n'y a pas eu trop d'anomalies. J'ai apprécié leur complémentarité comme j'ai bien aimé l'entrée en jeu de Mazziz qui aurait pu inscrire deux buts.

Justement, que retenez-vous de la prestation du Luxembourgeois Chris Philipps?

Il a fait une bonne première période, propre et tout, comme on le connaît. Ensuite, il a été plus en difficultés dans les duels, il a souffert physiquement, il a perdu quelques ballons alors que c'est généralement sa qualité principale de faire de bonnes passes avec une bonne qualité technique.

Et celle de Vincent Thill?

Pour que Vincent puisse s'exprimer il lui faut de la place. Il a fait de belles choses quand il en a eu, notamment face à Epinal en amical (1-0). A Lens, cela a été dur pour lui, on l'a vu lorsqu'il s'agissait de défier des gars qui font 80 kg: l'arbitre a hésité à siffler car il passe dans «la machine à laver et le sèche-linge». Le match a été difficile pour Vincent et il a apporté trop peu.

Attendez-vous rapidement l'arrivée d'un nouvel élément?

Oui et il serait bien qu'il puisse arriver maintenant. Ça va bouger et il faut qu'on l'accueille là, je souhaite avoir un milieu de terrain. Aujourd'hui, on a du mal à supporter la concurrence. Le jour où nous jouerons avec notre équipe au complet, avec les joueurs recrutés et qu'on ne gagnera pas les matchs, on pourra discuter. Actuellement, nous sommes hyper limite. Là, on aligne Vion, Nguette, Hein, Thill, Mazziz, c'est chaud et c'est dur pour eux aussi.

Allez-vous récupérer beaucoup de joueurs pour le déplacement à Paris?

Cheick Diabaté vient d'arriver, il court, il s'entraîne avec nous mais je ne pense pas qu'il soit prêt pour le match face à Paris, avec lui nous sommes dans une projection pour le match à Nice. Mevlüt Erding revient en forme, et on va pouvoir compter sur Balliu et Cohade qui reviennent de suspension. Gauthier Hein a pris une «béquille» à Lens et il va passer une échographie qui nous en dira plus. Kevin Lejeune s'entraine avec nous normalement mais on ne veut pas brusquer son retour. Jouffre reprendra avec le groupe lundi prochain, il va travailler ses prochains jours avec Hugo Cabouret, le préparateur physique.

La mission à Paris est-elle impossible?

Nous avons entre 5 et 10 % de chances de nous qualifier. C'est un pourcentage infime mais nous devons les jouer. Ce sera peut-être impossible à faire et si on regarde les derniers résultats parisiens, on tombe en déprime. Nous ne devons pas les mettre en confiance trop vite car le match risque alors d'être long! Le match le plus important et qui était à notre portée c'était celui à Lens. Les Lensois ont fait leur match et Metz aussi mais avec ses moyens actuels. A Nice, dimanche prochain, cela risque d'être également compliqué. Après Nice en championnat dimanche, il nous restera 19 journées à disputer et l'objectif est de les aborder avec l'effectif au complet.