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«A Lommel, je suis comme chez moi»
Sport 4 min. 07.01.2020 Cet article est archivé

«A Lommel, je suis comme chez moi»

 En signant à Lommel, Chris Philipps est convaincu d'avoir fait le bon choix

«A Lommel, je suis comme chez moi»

En signant à Lommel, Chris Philipps est convaincu d'avoir fait le bon choix
Photo: Yann Hellers
Sport 4 min. 07.01.2020 Cet article est archivé

«A Lommel, je suis comme chez moi»

L'international luxembourgeois Chris Philipps n'a débarqué dans le club belge que depuis quelques jours, mais sa première impression est positive. Après des mois de galère au Legia Varsovie, rien que ce transfert est déjà un motif de satisfaction en soi.

(JFC, avec bob) - Paisible bourgade située au nord de la province du Limbourg belge, Lommel abrite un peu moins de 35.000 âmes. On est bien loin de la cohue de Varsovie et son 1,7 million d'habitants. Pour Chris Philipps (25 ans, 54 sélections), ce déménagement épouse tous les contours d'un choc culturel, mais le Roud Léiw n'en a cure. Car, après deux saisons de galère au Legia Varsovie - malgré le doublé coupe-championnat réussi en 2018 -, le Nordiste «a hâte de se présenter sous ses nouvelles couleurs» du SK Lommel, entité de Division 1B belge.

Philipps y a signé un contrat jusqu'à la fin de la saison, avec la possibilité pour le club de le prolonger d'une année supplémentaire. Après une année compliquée, l'ancien Messin se réjouit à l'idée de ce nouveau défi. «Comme je n'avais jamais eu l'occasion de jouer en Belgique, un pays qui recueillait mes faveurs, il est clair que Lommel était une option dès le début.» L'international aspire à connaître à nouveau les joies de la compétition. «Je veux aider l'équipe et retrouver le terrain d'expression que je n'ai pas eu depuis un an.»

Ici, c'est un peu comme chez moi

Dans le Limbourg belge, Chris Philipps se rapproche de sa terre natale. Début décembre pourtant, le milieu récupérateur avait reçu une offre du club ukrainien de Zorya Luhansk. «Je n'en savais pas assez sur ce club, alors j'ai décidé d'y opposer une fin de non-recevoir», tout en admettant «je n'avais pas beaucoup d'informations sur Lommel non plus, mais au moins je connaissais le championnat de Belgique.»

Et le fait de transiter d'un club à la renommée européenne à une entité d'envergure plus... provinciale et certainement moins glamour comporte aussi ses avantages. «Je laisse les personnes extérieures juger de la question du prestige du club. A mes yeux, seul importe le fait de jouer pour un entraîneur (Peter Maes, ndlr) qui croit en moi. Au Legia, la pression était énorme; j'ai connu quatre entraîneurs en 18 mois! Dans ces conditions, c'est compliqué en tant que joueur. A Lommel, je peux me concentrer sur ce qui est primordial. Ici, c'est un peu comme chez moi. Après tout, je viens du nord du Luxembourg et je ne suis pas vraiment habitué à la vie dans les grandes villes», glisse-t-il, convaincu d'avoir posé le bon choix et avide de pouvoir enfin faire ses preuves.      

Chris Philipps (à g.) en compagnie de Peter Maes, son nouvel entraîneur à Lommel
Chris Philipps (à g.) en compagnie de Peter Maes, son nouvel entraîneur à Lommel
Photo: lommelsk.be

Pour le natif de Wiltz, un retour au pays «n'était pas à l'ordre du jour», car «si vous gardez la possibilité d'évoluer au niveau de Lommel, vous ne souhaitez pas rentrer au Luxembourg.» Le n°6 de la sélection admet cependant que «vu ma situation, l'appel du pied de certains clubs était tout à fait normal; ce n'est pas une insulte», car, insiste-t-il, «grâce aux structures professionnelles des clubs du top, certains joueurs qui étaient revenus au pays ont ensuite pu rebondir à l'étranger.» 

Selon Chris Philipps, le niveau de la D1B belge est bien plus élevé que celui de la BGL Ligue. «J'ai été positivement surpris lors des premiers entraînements. L'intensité est élevée et les joueurs sont techniquement forts. La concurrence est également féroce car il y a beaucoup de joueurs sous contrat ici qui veulent soit se développer davantage, soit se battre pour revenir après une année difficile.»

Philipps vs Moris, Malget, Turpel et Joachim le 22 février

Avant d'entrer dans le grand bain du championnat samedi (à 17h) à Westerlo, le protégé de Luc Holtz en sélection a disputé un premier match amical dimanche dernier contre Dessel (D1 Amateurs), mais il a dû... quitter le terrain après seulement 32 minutes en raison d'une douleur musculaire. «Je vais devoir me montrer prudent dans les jours à venir.»

Pour la suite du championnat de D1B, où Lommel est actuellement classé deuxième de la seconde tranche, c'est la date du 22 février qui retient l'attention du public luxembourgeois. Ce samedi-là, en effet, Philipps et Lommel accueilleront l'Excelsior Virton des Anthony Moris, Kevin Malget, David Turpel et autre Aurélien Joachim. «Nous n'en avons pas encore parlé. En fait, je ne les ai même pas consultés au sujet du championnat, ni du club avant de signer à Lommel.»


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