SchoolLeaks

Des sanctions contre les enseignants fautifs

Illustration: Shutterstock

(AF) - L'affaire SchoolLeaks avait fait les gros titres de l'actualité l'année passée. Quelque 5.000 élèves de l'école fondamentale avaient dû passer de nouveau leur test d'évaluation (en fin de quatrième cycle), test qui permet d'orienter les élèves vers l'enseignement classique ou technique. 

Des enseignants avaient communiqué, pour des motivations encore inconnues, les sujets de ces tests à des parents d'élèves.

Cette année, les tests se dérouleront entre le 7 et le 24 mars. Afin que les tricheries de l'année passée ne se reproduisent pas, des mesures ont été prises pour éviter toute fuite, a assuré le ministre de l'Education Claude Meisch, dans une réponse parlementaire mardi. Les sujets seront envoyés à un enseignant hors du cycle 4 concerné par le test, quelques jours seulement avant le début des épreuves. Quant aux corrigés, ils ne seront connus des enseignants de cycle 4 que le matin même des épreuves, puis envoyés dans un second temps aux conseillers d'orientation, après les tests.

Le ministère a porté plainte

Quatre enseignants du lycée d'Echternach sont impliqués dans l'affaire SchoolLeaks, indique le ministère de l'Education, interrogé par nos confrères du journal Tageblatt. Ils ont été suspendus de leurs fonctions par le conseil de discipline qui prend d'autres mesures à leur égard: un enseignant fait l'objet d'une "exclusion temporaire des fonctions avec privation de rémunération pendant 6 mois"; "exclusion temporaire des fonctions" pour deux autres pendant un mois sans rémunération également; un quatrième enseignant écopera d'un avertissement, d'une réprimande ou d'une amende équivalente à moins d'un  "5e d’une mensualité brute de traitement de base".

Le ministère de l'Education approuve les sanctions prises par le conseil de discipline, précise encore le Tageblatt. Les enseignants concernés ont trois mois pour les contester.

Le ministère de l'Education a par ailleurs déposé une plainte contre trois des enseignants pour "violation du secret professionnel" et "recel d'informations". La procédure est encore en cours.