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Volkswagen ID.3 : Certifiée « carbone neutre » !
Luxembourg 2 5 min. 14.09.2020 Cet article est archivé

Volkswagen ID.3 : Certifiée « carbone neutre » !

Volkswagen ID.3 : Certifiée « carbone neutre » !

Luxembourg 2 5 min. 14.09.2020 Cet article est archivé

Volkswagen ID.3 : Certifiée « carbone neutre » !

Son lancement a été retardé et pour ne rien vous cacher, tout n’est pas encore parfaitement prêt. Mais nous avons enfin pu tester l’ID.3, synonyme de révolution électrique chez VW !

Oubliez l’e-Golf 100% électrique, elle n’est plus de la partie. Pour la remplacer, l’ID.3 fait son entrée en scène. Il s’agit du premier modèle de la famille ID dont tous les membres reposeront sur la plateforme modulaire d’électrification MEB de Volkswagen.

Très environnementale

L’ID.3 a donc été conçue de A à Z comme une voiture entièrement électrique. Pour preuve : elle est la première à être livrée avec un certificat qui atteste qu’elle a été produite avec une empreinte carbone neutre. C’est ainsi qu’en partenariat avec sa filiale Elli, contraction de Electric Life, VW n’utilise pour la fabrication de son ID.3 que de l’électricité « verte » (comprenez, naturelle). Pour autant, ne cédons pas aux effets d’annonce… et restons lucides : même si les constructeurs et l’ONU s’activent pour que la situation s’améliore, côté éthique, l’extraction des matériaux rares qui composent les batteries reste problématique.

Sympathique

L’ID.3 ne ressemble à aucune autre VW. Le design se démarque, mais avec le coffre peint en noir, on se demande si Volkswagen ne s’est pas inspiré de la Nissan Leaf, une référence en matière d’électromobilité ! Ceci ne l’empêche pas d’avoir sa propre personnalité : la bouille de l’ID.3 paraît sympathique, presque amicale. On s’explique : en optant pour les feux de dernière génération IQ Light, la VW ID.3 est sûrement la première voiture qui vous accueille en vous faisant un clin d’œil ! Un peu gadget, certes, mais les enfants vont apprécier. De quoi charmer les familles (c’est voulu, vous pensez !?)…

Ergonomie à revoir

Dans l’habitacle aussi, les habitués du Groupe VW seront un peu perdus. Il faut dire que même nous, nous avons eu quelques difficultés… L’ergonomie est la faiblesse de cette ID.3. Parlons tout d’abord du volant multifonction déjà vu sur la nouvelle Golf. Les ingénieurs ont opté pour des touches tactiles à retour haptique. On peut  « swiper » (cliquer-glisser) pour augmenter le son, changer la radio, etc. Il faut même « swiper » pour ajuster le volet du toit panoramique ! Franchement, si c’est très moderne, il y a sans doute plus efficace. Ce constat vaut également pour le peu de commandes restant autour de l’écran tactile central : la température et le volume sonore. C’est ainsi que pour régler l’intensité de la climatisation, il faut rentrer dans le menu de l’écran tactile, ce qui entraîne plusieurs manipulations et de longues secondes durant lesquelles les yeux ne regardent plus la route. Alors, VW, svp, arrêtez ça ! Pour conclure sur l’aspect dépouillé de l’habitacle, sachez que le tableau de bord digital se répartit en 3 cases qui donnent un minimum d’informations. Dès lors, il faut jongler entre l’écran central et le tableau de bord si l’on veut, par exemple, observer la consommation d’électricité. Heureusement, l’affichage tête haute peut aider. Celui-ci sera disponible en réalité augmentée, mais… seulement en 2021 lors d’une énième mise à jour du logiciel. Quand on vous disait que tout n’était pas encore prêt. Ah, j’oubliais : à côté du tableau de bord a été greffé le sélecteur de boîte. Ce n’est pas trop gênant (sauf pour activer le mode « Brake » qui récupère davantage d’énergie à la décélération) et cela permet de dégager de nombreux espaces de rangement au niveau du tunnel central. Mais avouez quand même que le choix de cet emplacement est étrange…

Une technique remarquable d’efficacité

Une technique remarquable d’efficacité. Notre essai entre Hanovre et Wolfsburg s’est déroulé au volant de l’édition de lancement « 1 st », avec la batterie de 58 kWh et 150 kW (204 ch). Sur le papier, l’autonomie grimpe à 425 km. Le 0 à 100 km/h est abattu en 7,3 secondes. Clairement, on prend du plaisir au volant et il n’y a pas grand-chose à redire. Peut-être une quand même bien que l’ID.3 soit une propulsion, que les amateurs de sport ne se réjouissent pas trop vite, car l’électronique est très « castratrice ». Avec 310 Nm de couple, ça vaut mieux d’ailleurs, sur- tout pour ne pas se laisser surprendre sur la neige (pour peu qu’il y en ait encore un jour…). Mais l’excellente surprise vient de la consommation réelle. Sur l’ensemble de notre test qui comprenait au moins un quart d’autoroutes, nous avons fait mieux que ce qu’annonce VW : 16,3 kWh/100 km (contre 16,9 kWh/100 km). Dans la première moitié du parcours, notre ordinateur de bord affichait même 15,7 kWh/100 km ! En d’autres mots : en effectuant 115 km réels au début du trajet, l’ID.3 affichait une autonomie diminuée de seulement 100 km. Et ça, c’est bien la première fois que ça nous arrive au volant d’une voiture électrique ! Voilà qui témoigne d’une remarquable conception technique. Terminons par la recharge : la version haut de gamme (batterie de 77 kWh, 549 km d’autonomie annoncés par le constructeur) permet une charge rapide (jusqu’à 125 kW de puissance) de 5 à 80% en 30 minutes. Avec la nouvelle station de recharge ID Charger qu’il est possible d’installer à domicile, 100% peuvent ainsi être récupérés en l’espace de 7h. Enfin, côté tarif, le prix de base est affiché à 36970 €. Conclusion Pour peu qu’on s’habitue au maniement parfois complexe des touches et des écrans, sur le plan technique, la VW ID.3 nous semble être une belle réussite.

Les plus

  • Faible consommation et autonomie réelle
  • Espaces de rangement à bord
  • Neutre en CO2 à la production
  • Rayon de braquage

Les moins

  • Ergonomie
  • Emplacement du sélecteur / commodo de boîte
  • Pas de coffre à l’avant



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