«Vivre sans voiture» à Limpertsberg

Nouveau concept d'habitat vert et sans voiture

“Le Verger Ermesinde-Vivre sans Voiture“: la construction a débuté le 17 juin et s'achèvera en 2020.
“Le Verger Ermesinde-Vivre sans Voiture“: la construction a débuté le 17 juin et s'achèvera en 2020.
Lex Kleren

(AF) - Le premier coup de pelleteuse a été symboliquement donné mardi dans le quartier de Limpertsberg: le Verger Ermesinde, un lotissement nouvelle génération verdoyant et écologique, va être construit rue Pasteur.

Une vue 3D du Verger Ermesinde.
Une vue 3D du Verger Ermesinde.
Tracol Immobilier/Tatiana Fabeck architectes

Ces 9 maisons et 6 résidences de 42 appartements seront des constructions passives (classe énergétique A), comme l'exige désormais la loi. Elles seront implantées dans un verger et conserveront les espaces verts environnants. Ce concept urbain est en quelque sorte conçu comme un village, incluant des commerces et une crèche. Et il ne comporte pas de garage. La vie sans voiture fait partie de ce concept d'habitation. La Ville n'attribuera pas de vignette automobile aux habitants. Ils pourront aisément utiliser les transports en commun.

La maison d'un ancien rosiériste intégrée au projet

La maison de l'ancien rosiériste Gemen & Bourg sera sauvée. Elle était le siège de la plus importante production de roses au monde. Au début du 20e siècle, plus de deux millions de roses, produites à cet endroit, étaient vendues chaque année.

Le projet prévoyait sa destruction, mais la bourgmestre Lydie Polfer s'y est opposée, cette maison étant un élément historique du patrimoine. Elle a donc été intégrée au projet, sera restaurée (classe énergétique C afin de ne pas dénaturer son style) et abritera une crèche.

Des arbres fruitiers seront plantés sur cette surface de 2060 mètres carrés, qui côtoieront des haies de noisetiers, roses, sureaux ou aubépines, arbustes prisés par les oiseaux. Les espaces verts permettront aux habitants de cultiver leurs propres plantations de légumes, par exemple.

Le prix des habitations est très raisonnable pour Luxembourg-ville puisque le prix moyen au mètre carré est d'environ 4.000 euros, grâce à un bail emphytéotique établi sur une durée de 75 ans (la Ville reste propriétaire du terrain, qui ne rentre donc pas dans le prix de vente). Presque tous les logements, de 27 à 204 mètres carrés, ont été vendus.

Afin de respecter un équilibre, les logements les plus grands sont destinés à des familles, les plus petits à des personnes seules. Certaines de ces constructions ont été adaptées pour des personnes à mobilité réduite.

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