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Vers une médiation pour la prise en charge des thérapies
Luxembourg 2 min. 14.09.2022 Cet article est archivé
Santé mentale

Vers une médiation pour la prise en charge des thérapies

Entre la CNS et la Fapsylux, la communication est coupée... pour le moment.
Santé mentale

Vers une médiation pour la prise en charge des thérapies

Entre la CNS et la Fapsylux, la communication est coupée... pour le moment.
Photo: DR
Luxembourg 2 min. 14.09.2022 Cet article est archivé
Santé mentale

Vers une médiation pour la prise en charge des thérapies

Anne-Sophie DE NANTEUIL
Anne-Sophie DE NANTEUIL
Alors que la Caisse nationale de santé claque la porte aux négociations avec la Fapsylux, elle entrouvre, ce mercredi, celle d'une médiation. Avec, toujours, la volonté de débloquer la situation «le plus tôt possible».

La CNS avait d'ores et déjà annoncé la couleur. Mardi dernier, une semaine avant de se réunir une énième fois avec la fédération des associations représentantes des psychothérapeutes (Fapsylux), la Caisse nationale de santé avait en effet porté un brutal coup d'arrêt aux négociations concernant la prise en charge des psychothérapies. 

S'il maintient sa position ce mercredi, l'organisme public ne ferme toutefois pas la porte à un remboursement de ces séances. La CNS annonce ainsi «initier une procédure de médiation». Une décision qui viserait à débloquer la situation «le plus tôt possible» alors que celle-ci, comme la Fapsylux, campe sur ses positions. 

Le coût de la qualité

Et le principal point de bataille reste, encore et toujours, la tarification. La CNS dénonce des «exigences tarifaires [...] très élevés», dépassant jusqu’à 70% le montant des tarifs pratiqués. Mais de leur côté, les professionnels de santé défendent le coût d'une «prise en charge de qualité».


Le remboursement des psychothérapies au point mort
Alors que les négociations pour la prise en charge à 100% des thérapies s'éternisent, la caisse nationale de santé annonce, ce mardi, l'échec des pourparlers.

En avril dernier, la Fapsylux avait en effet recommandé à ses quelque 500 adhérents de facturer 175 euros la séance. Un tarif que la fédération justifiait alors tant par «la préparation et le suivi de la séance, la documentation, la supervision et la formation continue» que par les frais fixes tels que le loyer et les cotisations aux assurances sociales.   

Pour rappel, cela fait cinq ans que la loi prévoit un remboursement des soins psychothérapeutiques sans que cette dernière ne puisse, pour l'heure, être appliquée. La semaine dernière, le LSAP avait toutefois rappelé faire de la santé mentale une «priorité absolue», réaffirmant sa volonté de voir les séances remboursées par la caisse maladie «dans les meilleurs délais». 

Dans un tweet, le parti avait d'ailleurs assuré que le ministre de la Sécurité sociale, Claude Haagen (LSAP), prenait «toutes les mesures nécessaires pour trouver une solution rapide». Au micro de 100,7 jeudi dernier, celui-ci rappelait qu'en cas d'absence d'accord dans les trois mois, ce serait à lui de trancher. Et s'il reprend la main, promettait-il, il prendra «rapidement une décision».


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