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Une ville fantôme vue du ciel

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Une ville fantôme vue du ciel

Une ville fantôme vue du ciel


05.04.2020

Pierre Matgé

Depuis trois semaines, l'activité du Luxembourg et de sa capitale a été réduite à sa plus simple expression afin de lutter contre la pandémie de covid-19. Un phénomène d'autant plus frappant avec des images prises avec un drone...

Par Steve Remesch et Pierre Matgé (photos) 

Ces photos auraient pu être prises tôt un dimanche matin. Pas de circulation, pas de bruit de chantier, pas de foule agitée. Une vraie description de carte postale. Sauf que les images qui suivent ont été prises en pleine semaine, pendant le confinement que vit le Luxembourg depuis le 15 mars. 

Loin d'illustrer un instantané romantique et éphémère, ces images décrivent une ville qui se barricade dans la crainte d'un ennemi invisible. Le calme apparent trahit une réalité teintée de fébrilité et d'incertitude. 

Des images prises via un drone par Pierre Matgé, photographe au Luxemburger Wort, qui possèdent d'ores et déjà un statut d'archive. 

Car plus que les images montrant des personnes portant des masques respiratoires au quotidien, celles capturant les longues files d'attente devant les supermarchés ou celles de tentes militaires installées au cœur de Luxexpo ou de la Rockhal, ce sont ces photos qui resteront gravées dans les mémoires pour immortaliser la pandémie de covid-19 au Luxembourg en 2020. 

Devenu réalité le 29 février avec le premier cas d'infection officiellement recensé, le coronavirus occupe tous les esprits depuis la mi-mars, date d'entrée en vigueur de mesures strictes

Depuis le 15 mars, le pays tourne au ralenti. Seules les activités essentielles restent ouvertes. Entreprises et administrations sont invitées à passer au télétravail et les personnels priés de rester à la maison.  

Objectif visé: ralentir le virus pour éviter que le système de santé ne soit submergé par les patients infectés. Et donc que les personnels soignants se retrouvent dans l'obligation de décider qui sauver et qui laisser mourir. 

Comme partout en Europe, une loi d'exception a été adoptée. L'état de crise se veut une réponse à une guerre menée contre un ennemi invisible. Une guerre au sein de laquelle le renoncement à la liberté individuelle devient une arme décisive. 

Car ceux qui restent à la maison sauvent des vies. Ceux qui ne respectent pas la réglementation acceptent de mettre les autres en danger. 

L'unique réponse qui reste encore à trouver est celle du temps. Combien de temps cette situation va-t-elle encore perdurer?  Seul l'avenir nous le dira.


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