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Une phase pilote pour commencer: Le dossier électronique de santé devient réalité
Luxembourg 3 min. 11.05.2015

Une phase pilote pour commencer: Le dossier électronique de santé devient réalité

Seul le patient et les prestataires qui le suivent ont accès au dossier de soins partagés. «La CNS n'a pas accès au dossier sur lequel ne figurent que des données médicales et non des données administratives», assure Paul Schmit, président de l'Agence eSanté.

Une phase pilote pour commencer: Le dossier électronique de santé devient réalité

Seul le patient et les prestataires qui le suivent ont accès au dossier de soins partagés. «La CNS n'a pas accès au dossier sur lequel ne figurent que des données médicales et non des données administratives», assure Paul Schmit, président de l'Agence eSanté.
Photo: Shutterstock
Luxembourg 3 min. 11.05.2015

Une phase pilote pour commencer: Le dossier électronique de santé devient réalité

Le «dossier de soins partagés», le fameux dossier électronique qui regroupe toutes les données de santé d'un patient pour assurer un meilleur suivi, va être testé durant 18 mois en grandeur nature.

(MF) - Le «dossier de soins partagés», le fameux dossier électronique qui regroupe toutes les données de santé d'un patient pour assurer un meilleur suivi, va être testé durant 18 mois en grandeur nature au Luxembourg. Dès la fin mai, les patients suivis par un médecin référent pourront accéder à leur compte. Et à la fin septembre 2015, il sera ouvert à un nombre limité de patients volontaires.

Après avoir obtenu le feu vert de la Commission nationale de la protection des données le 10 avril, le projet du dossier de soins partagés -on dit: DSP- a officiellement été lancé lundi par les ministres de la Santé, Lydia Mutsch, de la Sécurité sociale, Romain Schneider, et le président du conseil de gérance de l'Agence eSanté, Paul Schmit.

Mais dans l'immédiat, le DSP ne sera pas accessible à tous les patients. Son lancement passe d'abord par une phase pilote d'un an et demi durant laquelle seront en premier lieu sollicités les 22.500 patients suivis par un médecin référent et, à l'automne, «un nombre limité de personnes volontaires».

De façon pratique

«Chaque patient qui entre dans le cadre du médecin référent recevra un courrier fin mai, début juin, lui indiquant que son dossier de soins partagés est ouvert et tous les éléments pour activer son compte», explique Hervé Barge, le directeur général de l'Agence eSanté. Le compte est activé, par défaut, au bout de quatre semaines.

Et «à partir de fin septembre, nous mettrons en place une procédure de volontariat qui permettra à tout patient qui le souhaitera, d'ouvrir un compte», explique Hervé Barge en précisant que «1.000 personnes se sont déjà manifestées» avant ce lancement officiel.

Ce ne sera qu'après ce test de «dix-huit mois, qu'on pourra envisager de généraliser le DSP», estime Paul Schmit, le président du conseil de gérance l'Agence eSanté, l'agence nationale des informations partagées dans le domaine de la santé.

Dossier de soins partagés... mais avec qui?

Dix-huit mois durant lesquels, les prestataires de soins que sont les médecins mais aussi les hôpitaux, les laboratoires, les réseaux de soins, etc. devront aussi entrer dans le processus pour déposer sur le DSP électronique du patient les données qui permettront d'assurer dorénavant «une meilleure prise en charge coordonnée du patient, c'est le but principal», rappelle le ministre de la Sécurité sociale. Mais ce dossier ne sera une success story qu'à la condition «que les différents partenaires travaillent bien ensemble», souligne la ministre de la Santé.

Une fois opérationnel et nourrit par les professionnels de santé, le DSP donnera à tout moment une bonne vue d'ensemble de l'historique de santé d'un patient, l'accès à des dossiers gérés par différents professionnels de santé et contiendra des données-clefs sur la santé comme les allergies, les traitements médicamenteux passés et en cours, les compte-rendus d'hospitalisation et de consultation, les examens radiologiques, etc.

Mais «n'accèdent au DSP que les professionnels de santé qui ont une relation thérapeutique avec le patient. Et puis, tout le monde ne peut pas accéder à toutes les données. Les médecins n'auront pas la même quantité d'informations qu'un infirmier ou un kinésithérapeute par exemple» assure Hervé Barge.

En clair, seuls le patient et les prestataires qui le suivent ont accès au dossier de soins partagés. Et la CNS? «Elle n'a pas accès au dossier sur lequel ne figurent que des données médicales et non des données administratives», assure Paul Schmit, président de l'Agence eSanté.