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«Une pénurie de médicaments n'est pas à craindre»
Luxembourg 02.05.2019

«Une pénurie de médicaments n'est pas à craindre»

Largement tributaire de la Belgique pour ses médicaments, le Luxembourg ne craint toutefois pas la rupture d'approvisionnement.

«Une pénurie de médicaments n'est pas à craindre»

Largement tributaire de la Belgique pour ses médicaments, le Luxembourg ne craint toutefois pas la rupture d'approvisionnement.
Photo: Shutterstock
Luxembourg 02.05.2019

«Une pénurie de médicaments n'est pas à craindre»

Marc AUXENFANTS
Marc AUXENFANTS
Interrogé sur une rupture des importations des produits thérapeutiques au Luxembourg, le ministre de la Santé Etienne Schneider (LSAP) n'exclut pas des sanctions pénales face aux professionnels de la santé et aux grossistes réfractaires.

Alors que la France connaît une pénurie accrue de produits médicamenteux et vaccins, une telle situation ne serait «en principe pas à craindre», a indiqué ce jeudi le ministre LSAP de la santé Etienne Schneider en réponse à une question parlementaire de la députée Josée Lorsché (déi Gréng).

La majorité des médicaments vendus au Grand-Duché proviennent en effet de Belgique, et dans une moindre mesure de France et d'Allemagne. Le ministre a rappelé que les restrictions à l'exportation des médicaments vers un autre État membre de l'UE restaient une exception. 

Il a toutefois concédé que l'accès aux médicaments  ainsi que leur approvisionnement «étaient des sujets de discussion récurrents au niveau européen.»

Sanctionner les réfractaires

Pour Etienne Schneider, inutile de sortir l'arsenal coercitif en cas de pénurie. Plutôt engager «un dialogue structuré avec les entreprises pharmaceutiques concernées», pour réagir plus rapidement et efficacement face à une telle situation.  

Il reste toutefois «déterminé à appuyer les efforts déployés par les professionnels de la santé et les grossistes luxembourgeois pour faire en sorte que les citoyens aient accès, en temps utile, à des soins de santé préventifs et curatifs abordables et de qualité,» a insisté le ministre.

Pour cela, il préconise de «recueillir davantage d'informations de la part des parties prenantes sur le volume des ventes des médicaments susceptibles de pénurie et d'insister auprès des acteurs du terrain sur l'obligation de service public.»

Face aux réfractaires, il envisage cependant de recourir aux sanctions administratives et pénales comme «ultime moyen de pression.»

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