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Une charte pour favoriser la santé affective et sexuelle
Luxembourg 04.09.2019 Cet article est archivé

Une charte pour favoriser la santé affective et sexuelle

Une charte pour favoriser la santé affective et sexuelle

Photo: Shutterstock
Luxembourg 04.09.2019 Cet article est archivé

Une charte pour favoriser la santé affective et sexuelle

Des infections sexuellement transmissibles en progression, des violences encore bien présentes, le plan d'action national pour la promotion de la santé affective et sexuelle n'a pas encore produit les effets attendus.

(ER/Mah) - Neuf mois après sa mise en place, le nouveau plan d'action national présente dans l'ensemble un bilan globalement positif. Un constat dressé par le Centre national pour la promotion de la santé affective et sexuelle (CESAS) mercredi en marge de la Journée mondiale de la santé affective et sexuelle. 

Mais pour davantage atteindre leurs objectifs, le CESAS et ses trois partenaires - la Croix-Rouge, le Planning Familial et le CIGALE (centre d'information gay et lesbien) - ont signé et mis en place une charte d’engagement pour promouvoir mais aussi renforcer la santé affective et sexuelle. L'idée de ce document est de proposer un cadre éthique aux acteurs et aux associations qui oeuvrent au pays. 

Parmi les onze points, on retrouve entre autres le respect de la diversité sexuelle et le fait d'assumer sa propre orientation sexuelle, mais aussi informer davantage et mettre en avant la communication. Parallèlement à cette charte, les quatre signataires ont défini des critères de base pour des formations de qualité. 


Santé sexuelle et affective, le plan national est lancé
Le nouveau plan d'action national dédié à la promotion de la santé sexuelle et affective (PAN-SAS) vient d'être lancé.

Faire mieux connaître la notion de santé affective et sexuelle faisait partie des ambitions du plan lors de son lancement. Avec plus de 54.000 personnes touchées via les nombreuses actions entreprises par le CESAS, on a franchi un premier cap. Mais derrière ce chiffre encourageant, se cache la triste réalité du terrain.

Selon le Planning Familial, 160 violences sexuelles ont été recensées et les responsables estiment que ce chiffre pourrait être plus important. On est donc bien loin de l'approche positive et holistique de la sexualité mise en avant par le CESAS.  

Outre la question du consentement, l'augmentation des infections sexuellement transmissibles pose problème. La syphilis et la gonorrhée sont en hausse à travers le monde et le Luxembourg n'échappe pas à la règle. 

Vu le contexte, pas question de relâcher la pression. L'information, la formation et la sensibilisation restent les meilleures armes pour favoriser la promotion de la santé affective et sexuelle. 



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