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Une caméra de vidéosurveillance pointée sur l'entrée d'un hôtel
Luxembourg 3 min. 16.08.2022
Au centre de conférences du Kirchberg

Une caméra de vidéosurveillance pointée sur l'entrée d'un hôtel

La caméra du centre de conférences du Kirchberg ne filmait pas spécifiquement l'entrée de l'hôtel, a fait savoir le ministre Henri Kox.
Au centre de conférences du Kirchberg

Une caméra de vidéosurveillance pointée sur l'entrée d'un hôtel

La caméra du centre de conférences du Kirchberg ne filmait pas spécifiquement l'entrée de l'hôtel, a fait savoir le ministre Henri Kox.
Photo d'illustration: Shutterstock
Luxembourg 3 min. 16.08.2022
Au centre de conférences du Kirchberg

Une caméra de vidéosurveillance pointée sur l'entrée d'un hôtel

Mélodie MOUZON
Mélodie MOUZON
Deux problèmes ont été signalés dans la zone de vidéosurveillance du centre de conférences du Kirchberg. L'une des caméras est pointée sur l'entrée d'un hôtel. Et une société de sécurité privée a pu avoir accès aux images.

Henri Kox, le ministre de la Sécurité intérieure, l'a reconnu d'emblée dans une réponse parlementaire: oui, deux problèmes ont bien été signalés dans la zone de vidéosurveillance Visupol (Vidéosurveillance à des fins policières) du centre de conférences du Kirchberg (ECCL).


A security camera overlooks a man as he walks down a street in London in this November 2, 2006 file photograph. It could be the four million closed-circuit television cameras, or maybe the spy drones hovering overhead, but one way or another Britons know they are being watched. Photograph taken on November 2, 2006. To match feature BRITAIN-SURVEILLANCE  REUTERS/Luke MacGregor/Files (BRITAIN)
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«Non seulement le centre de conférences est filmé mais également l'entrée de l'hôtel Mélia. Et au lieu de la police, c'est une société de sécurité privée qui consulte les images», s'offusque le député Pirate Marc Goergen dans sa question adressée à Henri Kox. 

Le député a cherché à savoir comment une société de sécurité privée a pu avoir accès à ces images. Le ministre explique que le propriétaire de l'ECCL pouvait, en parallèle de la police, utiliser les caméras au titre de la «sécurité des usagers ainsi qu'à la prévention des accidents», dans le cadre de l'article 10 de la loi Informatique et Libertés du 2 août 2002. «L'art. 43bis de la loi du 18 juillet 2018 sur la police grand-ducale dispose que la zone Visupol existante doit être réévaluée et autorisée, note le ministre dans sa réponse. Au cours de cette réévaluation, la police a remarqué que les images du système Visupol étaient également visionnées par une société de sécurité privée. Elle a attiré l'attention sur le problème, de sorte que l'autocontrôle a fonctionné».  

«Dans son champ de vision»

Concernant la caméra, le ministre a expliqué qu'elle ne filmait pas spécifiquement l'entrée de l'hôtel mais que celle-ci se trouvait «dans son champ de vision».

Le ministre a également rappelé que le système de vidéosurveillance a été installé à cet endroit pour garder un oeil sur les environs de l'entrée du centre de conférences ainsi que sur les routes d'accès menant au ECCL, «en particulier durant les mois d'avril, juin et octobre», lors des réunions du Conseil de l'Union européenne. Pour que cette surveillance soit optimale, «la caméra en question doit être alignée comme elle l'est actuellement».

La solution: un masquage numérique

Ne pouvant donc changer son alignement, les autorités ont résolu le problème en plaçant un masquage numérique au niveau de l'entrée de l'hôtel, comme le prévoit le règlement de Visupol pour les espaces privés. Le problème a été résolu le 15 juillet dernier, informe le ministre.

Un masquage numérique a été appliqué au niveau de l'entrée de l'hôtel Mélia.
Un masquage numérique a été appliqué au niveau de l'entrée de l'hôtel Mélia.
Crédit: Ministère de la Sécurité Intérieure

Le ministre estime qu'il est nécessaire d'analyser pour le futur «quelles caméras de la zone ''ECCL'' peuvent être utilisées, à quelle fin, et comment la répartition des tâches et des responsabilités peut être encadrée». «La solution technique, à savoir si on peut utiliser une seule et même caméras pour deux fins différentes ou s'il n'est pas plus facile de mettre en place deux systèmes complètement séparés, est examinée par la police», précise Henri Kox. Plusieurs réunions sont organisées cet été entre les acteurs concernés, fait-il savoir.

La vidéosurveillance au Luxembourg est encadrée par une loi votée en juillet 2021 à la Chambre des députés qui réglemente les modalités pour fixer de nouveaux appareils de surveillance. Pour ce faire, il y a des impératifs: la vidéosurveillance ne peut concerner que des lieux présentant «un risque de commission d'infractions», et avant d'en arriver là, il aura fallu constater que tous les autres moyens préventifs se sont montrés inefficaces. 

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