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Une attaque «honteuse», «odieuse» et «choquante»
Luxembourg 3 min. 07.01.2021

Une attaque «honteuse», «odieuse» et «choquante»

Au milieu de la confusion, une femme a été mortellement blessée dans le Capitole par un tir de la police. Trois trois autres sont également mortes selon un dernier bilan.

Une attaque «honteuse», «odieuse» et «choquante»

Au milieu de la confusion, une femme a été mortellement blessée dans le Capitole par un tir de la police. Trois trois autres sont également mortes selon un dernier bilan.
Photo: AFP
Luxembourg 3 min. 07.01.2021

Une attaque «honteuse», «odieuse» et «choquante»

Anne-Sophie DE NANTEUIL
Anne-Sophie DE NANTEUIL
Face aux scènes de violence survenues mercredi à Washington, le Premier ministre luxembourgeois, tout comme d'autres personnalités politiques du pays, n'ont pas manqué de faire part de leur effroi.

Aux yeux du monde, le coup de force des partisans du président sortant Donald Trump sonne en réalité comme un véritable coup de tonnerre pour la démocratie. Au Luxembourg, comme ailleurs, la classe politique n'a pas manqué de réagir. 

A commencer par Xavier Bettel (DP). Tôt dans la nuit, le Premier ministre a en effet dénoncé sur Twitter «une odieuse attaque contre la démocratie et la liberté de la presse». «Nous faisons confiance au peuple américain ainsi qu'aux institutions pour surmonter ces moments de division, et comptons sur le président élu Joe Biden pour assumer cette tâche», a-t-il également écrit. 

D'autres membres du gouvernement se sont également exprimés sur les événements. Au micro de 100,7, le ministre des Affaires étrangères Jean Asselborn (LSAP) a dénoncé le comportement antidémocrate de Donald Trump. Ne mâchant pas ses mots, cette attaque contre le Capitole serait même selon lui comme «un 11 septembre sur la démocratie».  

«Une insurrection»

Sur les réseaux sociaux, Franz Fayot s'est de son côté dit «profondément choqué». Le ministre de l'Economie a dénoncé «une attaque inacceptable contre la démocratie», bien que pour le socialiste, les États-Unis «survivront à cette attaque».

La ministre de la Famille, de l'Intégration et de la Grande Région Corinne Cahen (DP) a, elle, qualifié les images des partisans de Trump à la fois «incroyables» et «effrayantes». La démocrate a ensuite cité dans un second tweet le président nouvellement élu Joe Biden : «Ce n'est pas une manifestation, mais une insurrection».

Contactés, les trois observateurs de l'élection en novembre, Gusty Graas (DP), Josée Lorsché (Déi Gréng) et Claude Haagen (LSAP), n'ont pas caché leur effroi face aux images diffusées dans les médias. Le député démocrate a ainsi pointé du doigt «un président sortant qui ne cesse de contester les résultats» alors qu'il n'existe «aucune preuve». «Le problème est que Trump est encore le chef», souligne-t-il, comptant ainsi sur la compétence de la maire de Washington pour que ce «fléau soit endigué». 

«C'est la démocratie qui est à bout», alerte de son côté la député verte espérant que celle-ci «gagne quand même». Qualifiant le président sortant de «malade», Josée Lorsché dénonce le comportement de Donald Trump, rappelant qu'il existe des règles «même pour eux». «Il faut vraiment isoler Trump», conclut-elle.

Pour  Claude Haagen, si les événements étaient «prévisibles», ils n'en sont pas moins regrettables. Pour le député, l'objectif du président sortant reste par ailleurs toujours le même, à savoir «diviser le pays». 

Mars di Bartolomeo regrette pour sa part des scènes «inimaginables». «Jamais je n'ai ressenti une telle honte pour un politicien», ajoute-t-il, pointant du doigt le comportement de Donald Trump avant de souhaiter la bienvenue à son successeur Joe Biden. 

Pour Laurent Mosar (CSV), Trump «bafoue les valeurs démocratiques», qualifiant les événements de «honte pour la démocratie». Le président sortant représente à ses yeux un danger pour cette dernière, mais aussi «pour son parti», affirme-t-il avant d'ajouter, catégorique, «il doit partir point final».   

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