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Les patients luxembourgeois atteints du covid-19 pourront être transférés à Trèves, Coblence ou Bonn.
Brèves Luxembourg 03.11.2020

Face à l'aggravation de la situation sanitaire et du manque de capacités hospitalières, la Deutsche Schienenhilfe appelle à la solidarité avec la Belgique et le Luxembourg. «Ces deux pays devraient recevoir notre soutien allemand pour le traitement des patients dans les prochaines semaines», a précisé mardi son porte-parole Philipp Mützel. 

Les patients luxembourgeois atteints du covid-19 pourront ainsi être transférés à Trèves, Coblence ou Bonn. De son côté, la Belgique pourra disposer des capacités libres à Düsseldorf, Cologne et Aix-la-Chapelle.

Si tous ces endroits sont accessibles en train, les patients qui reçoivent déjà des soins intensifs «doivent bien sûr être amenés en Allemagne en ambulance», précise Philipp Mützel. Ce dernier appelle donc à garder les frontières ouvertes. «Le trafic ferroviaire doit continuer à se dérouler normalement, sans contrôles aux frontières», a-t-il souligné. 

Lors de la première vague, le Luxembourg avait accueilli plusieurs patients français pour soulager les hôpitaux de l'Hexagone. 

Aujourd'hui

Brèves Luxembourg 2 min. Aujourd'hui à 07:39

(AFP) - Sur place, un journaliste de l'AFP a constaté le début des opérations dans le comté de Pingtung (sud) peu après 00h40 GMT, avec des tirs de fusées éclairantes et d'artillerie. Les manœuvres se sont terminées vers 01h30 GMT, a indiqué Lou Woei-jye, porte-parole du huitième corps d'armée de Taïwan.

Plusieurs centaines de soldats ont été déployés, ainsi qu'une quarantaine d'obusiers, a indiqué l'armée. Un nouvel exercice est prévu jeudi.

La Chine avait lancé la semaine dernière ses plus importantes manœuvres militaires aériennes et maritimes autour de Taïwan, en réponse à la visite de la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, la plus haute responsable américaine à se rendre sur l'île autonome depuis des décennies.

Pékin «a utilisé les exercices et sa feuille de route militaire pour préparer l'invasion de Taïwan», a accusé le chef de la diplomatie de Taïwan, Joseph Wu, lors d'une conférence de presse à Taipei après les manœuvres taïwanaises. «La véritable intention de la Chine est d'altérer le statu quo dans le détroit de Taïwan et dans toute la région», a-t-il ajouté.

Poursuite des exercices chinois

«Elle mène des exercices militaires et des tirs de missiles à grande échelle, ainsi que des cyberattaques, une campagne de désinformation et une coercition économique afin d'affaiblir le moral de la population à Taïwan», a-t-il poursuivi.

La Chine estime que Taïwan, qui compte environ 23 millions d'habitants, est l'une de ses provinces, qu'elle n'a pas encore réussi à réunifier avec le reste de son territoire depuis la fin de la guerre civile chinoise (1949).

Lou Woei-jye avait assuré lundi que les exercices taïwanais étaient déjà programmés et qu'il ne s'agissait pas d'une réponse aux manœuvres chinoises en cours. L'île organise régulièrement des exercices militaires simulant une invasion chinoise.

Les exercices taïwanais interviennent après que la Chine a prolongé lundi ses propres manœuvres maritimes et aériennes conjointes autour de l'île. L'armée chinoise a confirmé que les exercices continuaient mardi, impliquant des unités aériennes et maritimes.

Hier

Brèves Luxembourg 08.08.2022

Romain Weis, 53 ans, de Boulaide, est porté disparu depuis lundi matin. Il a été vu pour la dernière fois à Oberpallen. Il porte un pantalon en jean, un t-shirt noir à motifs et peut-être une casquette. Il a les cheveux courts gris, une barbe grise, une stature corpulente et mesure environ 1,80 mètre.

Toute information utile concernant le lieu où se trouve la personne disparue doit être transmise au Commissariat des Ardennes (+352) 244 89 1000 ou par e-mail: police.ardennes@police.etat.lu.

Une température historique de 47 degrés a été enregistrée le 14 juillet dernier.
Brèves International 08.08.2022

(AFP) - Il s'agit du mois «le plus chaud» depuis qu'ont commencé à être collectées des données météorologiques comparables, selon l'Institut portugais de la mer et de l'atmosphère (IPMA).

La valeur moyenne de la température maximale a été de 31,16 degrés Celsius, a précisé l'IPMA, ajoutant que pendant cette période, le thermomètre a atteint un record historique de 47 degrés pour un mois de juillet.

Cette température a été enregistrée le 14 juillet dans la station météorologique de Pinhao (nord).

En matière de précipitations, le mois de juillet a été «le 4e mois le plus sec depuis 2000», la quantité de pluie tombée correspondant «à peine à environ 22% de la moyenne», indique l'institut.

La sécheresse s'est aggravée

La sécheresse s'est également aggravée. Fin juillet, 55% du territoire était classé en «sécheresse sévère» et 45% en sécheresse extrême".

En juillet, la vague de chaleur qui avait frappé le Portugal et d'autres pays d'Europe avait provoqué des feux de forêt dévastateurs.

Selon les scientifiques, les canicules à répétition sont un marqueur sans équivoque du réchauffement de la planète dû aux activités humaines et ces vagues de chaleur sont appelées à se multiplier, s'allonger et s'intensifier.

Le Portugal avait connu cette année une sécheresse précoce, avec un hiver qui avait été le quatrième le plus chaud et le cinquième le plus sec depuis 1931.

Brèves Luxembourg 08.08.2022

(BaL) - Deux véhicules sont entrés en collision frontale, aux alentours de 20h15 dimanche, entre Bourscheid et Bourscheid-Moulin. Un automobiliste s'est déporté sur la voie de gauche et est entré de plein fouet dans un véhicule arrivant en sens inverse qui n'a pas pu éviter l'accident. Chaque voiture comportait deux occupants, qui ont été pris en charge par le CGDIS sur place. Le conducteur responsable de la collision a fait l'objet d'un test d'alcoolémie qui s'est révélé positif, entrainant un retrait de son permis de conduire.

Brèves International 08.08.2022

(AFP) - L'armée chinoise a annoncé lundi, malgré les appels des Occidentaux, la poursuite d'exercices militaires près de Taïwan, toujours pour protester contre la visite sur l'île revendiquée par Pékin de la numéro trois américaine Nancy Pelosi.

«L'armée populaire de libération (...) continue de mener des exercices pratiques interarmées dans l'espace maritime et aérien autour de Taïwan, en se concentrant sur des opérations conjointes anti-sous-marins et d'assaut en mer», a indiqué dans un communiqué le commandement du théâtre d'opération Est.

Avant-hier

Die Polizei musste im Laufe der Nacht einige Male eingreifen.
Brèves Luxembourg 07.08.2022

Dans trois cas, la police a dû intervenir dans la nuit de samedi à dimanche. L'éventail des incidents va du vol à l'alcool au volant, en passant par un homme qui ne s'est pas contrôlé.

Un homme s'emporte

Il était environ 3 heures du matin dimanche lorsqu'un homme a apparemment pété les plombs dans l'avenue Charlotte à OberKorn. Il a frappé une voiture garée à cet endroit et a jeté des poubelles. La police de Differdange a été saisie de l'incident.

Lorsque les agents sont arrivés sur les lieux, l'émeutier s'est montré tout sauf compréhensif. Il s'en est pris à l'un des policiers et s'est défendu bec et ongles lorsqu'on a voulu l'emmener au poste pour éclaircir l'incident. Au cours de l'enquête, les policiers ont trouvé une petite quantité de marijuana qu'ils ont saisie. Le parquet a ordonné l'établissement d'un procès-verbal de l'incident.

Vol à Bonnevoie

Vers 2 heures, un homme a été victime d'un vol dans la rue de Bonnevoie. L'auteur l'avait d'abord abordé pour lui voler un peu plus tard un collier en or et son portefeuille. Le malfrat a pu s'enfuir en direction de la rue du Laboratoire. Il portait un haut noir, aucun autre détail concernant sa description n'est connu.

Véhicule confisqué

Samedi en début de soirée, la police a remarqué un véhicule à Esch/Alzette en raison d'un style de conduite particulier. Les policiers ont décidé de procéder à un contrôle. L'homme au volant avait trop bu et a dû rendre son permis de conduire. Comme sa voiture n'était pas dûment immatriculée et qu'elle n'était pas couverte par une assurance, le véhicule a en outre été confisqué sur ordre du parquet.

Cet article a été publié pour la première fois sur wort.lu/de

Brèves Grande Région 3 min. 07.08.2022

(AFP) -«Il y a des coupures tous les jours», déplore auprès de l'AFP ce petit producteur d'énergie solaire, dont les panneaux tapissent le toit d'une entreprise de transport à Aurach, dans le nord de la Bavière.

Sur les quelque 200 jours écoulés depuis le début de l'année, son installation a été coupée pendant plus de la moitié du temps.

Le courant produit pendant ces déconnexions a été de facto jeté à la poubelle et ce parce que le réseau n'a pas la capacité de le transporter.

L'entrepreneur pourrait fournir de l'électricité à une cinquantaine de foyers. Au lieu de cela, il n'aura pas livré la moitié de sa capacité de production d'ici la fin de l'année.

«C'est une tromperie vis-à-vis de la population», s'énerve-t-il.

Son irritation est d'autant plus grande que dans le même temps les prix de l'électricité s'envolent dans le sillage de la guerre en Ukraine et que le gouvernement ne cesse de proclamer vouloir encourager les énergies propres en Allemagne afin de réduire la dépendance à l'égard des énergies fossiles russes et d'atteindre ses objectifs climatiques.

Il n'est pas la seule victime: les opérations de ce «découplage» au réseau se sont multipliées ces dernières années dans sa région, visant surtout les grandes installations photovoltaïques.

«Augmentation maximale»

L'opérateur local N-Ergie, qui achète la production de Jens Husemann, est bien conscient du problème mais n'a pas d'autre choix que d'intervenir face à la multiplication des goulots d'étranglement ou en cas de maintenance du réseau.

«Nous assistons actuellement --et c'est heureux-- à une augmentation maximale des parcs photovoltaïques, comme nous n'en avons jamais vu par le passé», souligne Rainer Kleedörfer, responsable du département développement de l'opérateur.

Mais quand une à deux années sont nécessaires à la mise en service d'un parc, l'extension de «l'infrastructure du réseau qui doit être réalisée en parallèle dure entre cinq et dix ans», pointe-t-il, notamment en raison des procédures d'autorisations administratives très longues.

Conséquence: le nombre des déconnexions a continuellement augmenté ces dernières années, principalement autour des «pics de midi», quand le soleil brille le plus intensément.

Ce phénomène de production qui explose alors que le réseau est incapable de suivre le rythme touche encore davantage l'énergie éolienne et au niveau national, affirme Carsten Körnig, directeur de la fédération de l'énergie solaire.

Concernant l'énergie solaire, les problèmes restent selon lui relativement limités et régionaux, la Bavière et certains grands parcs photovoltaïques de l'est de l'Allemagne étant les plus affectés.

Craintes pour les zones rurales

Pour l'avenir, M. König redoute une accentuation du problème en milieu rural, en particulier «si la prise de décision politique visant à développer le réseau en fonction des besoins durait trop longtemps».

Selon les dernières données officielles disponibles, 6,1 terrawattheures (TWh) d'électricité produits en 2020 via les énergies renouvelables en Allemagne n'ont pas pu être utilisés en raison de la faiblesse du réseau.

En prenant une consommation moyenne de 2.500 kilowattheures pour un foyer de deux personnes, cela représente un volume d'électricité pour quelque 2,4 millions de ces foyers qui a été perdu.

L'Agence fédérale des réseaux se veut rassurante.

«L'idée selon laquelle le développement d'un réseau conforme aux besoins n'aura pas lieu n'est globalement pas partagée», affirme un porte-parole de l'institution.

Il reconnaît certes des retards attribués en partie aux longues procédures d'autorisation ou à une surcharge de travail des entreprises spécialisées.

Aussi irritantes que puissent être les coupures régulières de son installation, Jens Husemann n'aura pas trop perdu au niveau financier.

L'opérateur doit en effet le dédommager à hauteur de plus de 35.000 euros, pour de l'électricité qui n'aura jamais pu parcourir le chemin jusqu'à une prise de courant.

Colombia's President-elect Gustavo Petro (L) delivers a speech during a ceremony held by ethnic and ancestral organizations in Bogota, on Augus 6, 2022. (Photo by Juan BARRETO / AFP)
Brèves International 4 min. 07.08.2022

(AFP) - L'ancien sénateur de 62 ans, qui a quitté la rébellion armée il y a trois décennies, prêtera serment vers 15H00 locales (20h00 GMT) devant une importante délégation d'invités internationaux.

«Le premier gouvernement qui, nous l'espérons, sera un gouvernement de paix, est sur le point de commencer. Nous espérons qu'il pourra apporter à la Colombie ce qu'elle n'a pas eu depuis des siècles, à savoir la tranquillité et la paix», a déclaré M. Petro samedi à Bogota lors d'une cérémonie d'intronisation auprès des peuples indigènes, afro-colombiens et paysans.

«Ici commence un gouvernement qui luttera pour la justice environnementale», a-t-il aussi lancé, désireux de faire de la paix, des réductions des inégalités et de l'écologie les combats premiers de son gouvernement.

L'ancien chef de l'opposition depuis deux décennies prend ses fonctions avec une batterie de réformes en tête qui suscitent de fortes attentes chez ses partisans depuis sa victoire le 19 juin.

A ses côtés, l'écologiste Francia Marquez, 40 ans, prêtera serment en tant que première vice-présidente afro-colombienne d'une nation qui a historiquement été gouvernée par des élites masculines blanches.

M. Petro part d'une «position enviable, avec une large majorité au Parlement et bénéficie, au niveau de la rue, d'un soutien qu'aucun gouvernement n'a eu ces dernières années», a déclaré à l'AFP l'analyste Jorge Restrepo du Centre de ressources pour l'analyse des conflits (Cerac).

Financer les réformes

Gustavo Petro a formé un gouvernement pluriel, avec des femmes à la tête de plusieurs portefeuilles, avec pour mission de faire avancer les réformes qui commenceront leur parcours législatif dès lundi.

A la recherche de ressources pour financer les plans de réforme sociale, des projets de loi entendent augmenter les impôts des plus riches, améliorer leur collecte ou taxer les boissons sucrées.

Mais «le niveau d'endettement et de déficit fiscal que nous avons trouvés sont critiques», a déclaré Daniel Rojas, l'un des coordinateurs de la commission de transition avec le gouvernement de son prédécesseur Ivan Duque (2018-2022).

M. Petro entend malgré tout remplir sa promesse de réduire le fossé entre les plus riches et les plus pauvres en développant l'accès au crédit, en multipliant les aides et en mettant l'accent sur l'éducation.

«Je me battrai pour la justice sociale dans l'une des sociétés les plus aberrantes d'inégalité sur Terre», a-t-il dit samedi.

Si l'économie colombienne a récupéré de la pandémie et retrouvé la croissance, les 10,2% d'inflation en glissement annuel en juillet, le chômage (11,7%) et les 39% de pauvreté rendent les défis du président Petro encore plus grands.

«Les gens s'attendent à ce que certains des changements promis pendant la campagne soient mis en oeuvre rapidement, ce qui, ajouté à la situation économique (...) génère une atmosphère de tension», prévient Patricia Muñoz, politologue à l'Université Javeriana.

Paix armée

Sur le plan international, M. Petro va réactiver les relations diplomatiques et commerciales rompues depuis 2019 avec le Venezuela voisin de Nicolas Maduro, et chercher du soutien pour reprendre les pourparlers de paix avec l'Armée de libération nationale (ELN), la dernière guérilla reconnue dans le pays.

Bien que l'accord de paix avec les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) en 2016 ait permis de réduire la violence, la Colombie n'a pas encore éteint le dernier conflit armé interne du continent.

Outre l'ELN, de puissants gangs de trafiquants de drogue tels que le clan del Golfo, dirigé par le baron «Otoniel» extradé cette année aux Etats-Unis, imposent leur loi dans plusieurs régions du pays.

Et les dissidents des FARC défient également l'Etat grâce aux ressources provenant de l'exploitation minière illégale et, surtout, du trafic de drogue, car la Colombie reste le plus grand producteur de cocaïne au monde.

Sur ce point, M. Petro propose de repenser l'échec de la politique d'éradication des cultures, en collaboration avec les Etats-Unis, principal consommateur de ce dérivé de la feuille de coca.

M. Petro proposera la paix à ces groupes armés en échange de programmes de réduction de peine, sur le modèle de l'accord avec les FARC.

Il entend aussi réformer la police anti-émeute, accusée de multiples violations des droits humains lors des violentes répressions des manifestations qui ont secoué le mandat de son prédécesseur.

Brèves International 3 min. 07.08.2022

(AFP) - Numéro trois des Etats-Unis, Mme Pelosi a déclenché la fureur de la Chine avec sa visite, la plus importante d'un élu américain en 25 ans. Pékin a réagi en suspendant une série de discussions et coopérations bilatérales, notamment sur le changement climatique et la défense.

L'armée chinoise a aussi lancé les plus importants exercices militaires de son histoire, envoyant avions de chasse, navires de guerre et missiles balistiques dans ce que les analystes considèrent comme une simulation de blocus et d'invasion de Taïwan.

Ces vastes manoeuvres doivent se terminer dimanche à la mi-journée, même si Pékin a annoncé que de nouveaux exercices «à tir réel» seraient menés jusqu'au 15 août dans la mer Jaune qui sépare la Chine de la péninsule coréenne.

Les autorités taïwanaises ont recensé, jusqu'à samedi 17H00 (09H00 GMT), «20 avions communistes et 14 bateaux menant des exercices conjoints air-mer autour de Taïwan», selon le ministère de la Défense.

Au moins 14 d'entre eux ont franchi la ligne médiane, a-t-il ajouté, forçant Taïpei à faire décoller d'urgence des avions de patrouille pour les repousser.

«Simulation d'attaque»

Le ministère a estimé que ces exercices étaient «considérés comme une simulation d'attaque contre l'île principale de Taïwan».

Tracée unilatéralement par les Etats-Unis durant la Guerre froide, la ligne médiane, au milieu du détroit de Taïwan qui sépare l'île de la Chine continentale, n'a jamais été reconnue par Pékin.

Pour prouver à quel point elle s'était approchée des côtes taïwanaises, l'armée chinoise a publié samedi une photo prise selon elle depuis un de ses navires militaires, où l'on voit un bâtiment de la marine taïwanaise à quelques centaines de mètres seulement.

Ce cliché pourrait être le plus proche du littoral taïwanais jamais pris par les forces de Chine continentale.

L'armée chinoise a également publié la vidéo d'un de ses pilotes d'avion de chasse montrant, depuis son cockpit en plein vol, le littoral et les montagnes de Taïwan.

Selon la télévision publique chinoise CCTV, des missiles ont survolé Taïwan cette semaine durant les exercices autour de l'île - ce qui constituerait une première.

Taipei n'a cessé de condamner ces manoeuvres ces derniers jours, fustigeant son «voisin malveillant» et appelant Pékin samedi à «arrêter immédiatement de faire monter la tension et de mener des actions provocatrices visant à intimider le peuple taïwanais».

Avertissement

Plusieurs experts ont expliqué à l'AFP que ces exercices servaient d'avertissement: désormais l'armée chinoise semble en mesure de mener un blocus total de l'île tout en empêchant les forces américaines de lui venir en aide.

«Dans certains domaines ses capacités dépassent peut-être même celles des Etats-Unis», note Grant Newsham, ex-officier de la marine américaine et chercheur au Japan Forum for Strategic Studies.

«Si une (future) bataille est confinée dans une zone directement autour de Taïwan, alors la marine chinoise sera un adversaire de taille. Et si (...) les Américains et les Japonais n'interviennent pas, les choses seront très difficiles pour Taïwan.»

L'ampleur des manoeuvres et la décision de Pékin de se retirer de dialogues bilatéraux cruciaux sur le climat et la défense ont déclenché une pluie de condamnations par les Etats-Unis et leurs alliés.

Brèves International 4 min. 07.08.2022

(AFP) - «Ce projet de loi va radicalement changer la donne pour les ménages américains et notre économie», a promis le président démocrate arrivé au pouvoir avec d'immenses ambitions de réformes.

Ce grand plan --fruit de nombreux compromis avec l'aile droite de son parti-- comprend 370 milliards de dollars pour honorer les objectifs très ambitieux de Joe Biden sur les émissions de gaz à effet de serre et 64 milliards de dollars pour la santé.

Energie solaire

Cet investissement, le plus élevé jamais engagé aux Etats-Unis pour le climat, est «historique», a assuré le président.

Car si les Etats-Unis sont touchés chaque année par des inondations meurtrières et des incendies ravageurs, la crise climatique est bien bas dans la liste des préoccupations des ménages américains, loin derrière l'inflation ou le chômage.

Pour s'assurer que ces dépenses remportent le soutien des Américains, les démocrates ont décidé de les toucher directement au portefeuille: une partie de ces fonds servira à financer des crédits d'impôts pour les producteurs et pour les consommateurs d'énergie éolienne, solaire et nucléaire.

Plusieurs milliards de dollars de crédits d'impôts seront aussi proposés aux industries les plus polluantes afin de les assister dans leur transition, une mesure vivement critiquée par l'aile gauche du parti, qui a dû se ranger derrière ce texte, faute d'être parvenue à un accord plus ambitieux après de longs mois de négociations.

Cette enveloppe doit aussi permettre de renforcer la résilience des forêts face aux incendies monstres qui ravagent l'Ouest américain et dont la multiplication a été directement attribuée au réchauffement de la planète.

Médicaments moins chers

L'«Inflation Reduction Act», tel qu'il est baptisé, entend en parallèle s'attaquer au prix exorbitant des médicaments comme l'insuline et gommer ainsi en partie les immenses inégalités dans l'accès aux soins aux Etats-Unis.

«L'angoisse des personnes qui ne sont pas capables de payer pour des médicaments qui pourraient leur sauver la vie va être considérablement allégée», a assuré le chef des démocrates au Sénat Chuck Schumer.

Cette grande réforme permettrait pour la première fois à Medicare, un système public d'assurance santé, de négocier directement les prix de certains médicaments avec les laboratoires pharmaceutiques, et ainsi d'obtenir des tarifs plus concurrentiels.

Le camp de Joe Biden dénonce avec véhémence le coût prohibitif de certains traitements, qui peuvent être jusqu'à dix fois plus chers que dans d'autres pays riches.

Une indignation pourtant loin d'être unanimement partagée aux Etats-Unis, où certains pensent que répondre aux aléas de la vie est une affaire de prévoyance individuelle dont l'Etat n'a pas à se mêler.

«Echouer»

Ce grand plan de dépenses, populaire chez les Américains selon plusieurs sondages, est en effet vivement dénoncé par l'opposition républicaine qui accuse Joe Biden de jeter de l'huile sur le feu face à une inflation qui bat des records.

«Les démocrates ont déjà pillé les familles américaines une première fois à travers l'inflation et leur solution désormais est de les piller une seconde fois», a fustigé le chef des républicains au Sénat Mitch McConnell.

Mais les moyens de blocage du camp conservateur sont de fait limités: les démocrates n'ont exceptionnellement besoin que de leurs seules voix pour adopter le texte. L'opposition devrait toutefois tenter de ralentir le processus législatif en présentant des amendements à la chaîne lors des débats qui pourraient s'étendre jusque tard dans la nuit.

En parallèle de ces investissements massifs, le projet de loi entend réduire le déficit public avec un nouvel impôt minimal de 15% pour toutes les sociétés dont les bénéfices dépassent le milliard de dollars. Il vise à empêcher certaines grosses sociétés d'utiliser les niches fiscales qui leur permettaient jusqu'ici de payer beaucoup moins que le taux théorique.

Le texte devrait être soumis au vote des sénateurs en début de semaine prochaine. Après cela, il prendra la route de la Chambre des représentants, où le camp de Joe Biden dispose d'une courte majorité.

Le président américain, qui a désespérément besoin d'un succès politique à moins de 100 jours des périlleuses élections législatives de mi-mandat, exhorte le Congrès à l'adopter sans attendre.