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Un plan national sur la fin de vie d'ici fin 2020
Luxembourg 2 min. 06.05.2019

Un plan national sur la fin de vie d'ici fin 2020

Selon les dernières données du ministère de la Santé, 52 cas d'euthanasie ont été recensés depuis 2009 au Luxembourg.

Un plan national sur la fin de vie d'ici fin 2020

Selon les dernières données du ministère de la Santé, 52 cas d'euthanasie ont été recensés depuis 2009 au Luxembourg.
Photo: Shutterstock
Luxembourg 2 min. 06.05.2019

Un plan national sur la fin de vie d'ici fin 2020

Dix ans après le vote de la loi autorisant le recours à l'euthanasie au Luxembourg, le gouvernement annonce lundi sa volonté de mettre en place une stratégie visant notamment à «respecter le choix du patient», «réduire les inégalités d'accès» ou bien encore «former les professionnels».

(Jmh) - Si une plateforme dédiée à la fin de vie existe depuis 2016, ses missions s'élargiront à l'avenir. Dans une réponse parlementaire publiée lundi, Étienne Schneider (LSAP), ministre de la Santé, et Corinne Cahen (DP), ministre de la Famille et de l'Intégration indiquent que cette structure, qui s'est réunie «une douzaine de fois entre 2017 et début 2019», sera en charge d'«établir un plan national fin de vie et de soins palliatifs». Et ce, d'ici «fin 2020», sous «la double tutelle du ministère de la Santé et du ministère de la Famille et de l'Intégration».

Dix ans après le vote de la loi du 16 mars 2009 sur l'euthanasie et l'assistance au suicide, l'objectif défini dans l'accord de coalition tient dans la mise en place «d'aspects d'information et de sensibilisation des jeunes et du grand public», mais aussi dans «des formations pour les professions de santé». Selon les éléments présentés lundi, ce futur plan national devra se concentrer autour de cinq axes. 

52 cas d'euthanasie recensés depuis 2009

À savoir «le respect du choix de fin de vie du patient», la «réduction des inégalités d'accès en fonction des lieux de vie et de l'âge aux soins palliatifs/fin de vie», la «formation de professionnels», la «mise en réseau de l'offre de soins palliatifs/fin de vie» et la «transparence de l'offre de soins palliatifs/fin de vie». La plateforme fin de vie, qui se verra notamment dotée «dès le vote du budget de l'État 2019» des services d'un coordinateur afin de «faciliter (...) les activités», sera également élargie. Étienne Schneider et Corinne Cahen assurant que «certaines organisations supplémentaires» y seront représentées afin «d'avoir une représentativité correcte du secteur».

Pour rappel, les chiffres les plus récents du ministère de la Santé font état de 52 cas d'euthanasie au Grand-Duché entre 2009 et 2016. Plus de la moitié (52%) d'entre eux étaient des femmes. Six patients sur dix ayant choisi leur fin de vie étaient âgés entre 60 et 79 ans, pour la plupart décédés à l'hôpital. Seuls 13% d'entre eux avaient choisi de mourir à leur domicile.



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