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Un mois de novembre particulièrement mortel
Luxembourg 2 min. 07.01.2021 Cet article est archivé

Un mois de novembre particulièrement mortel

Selon les données du Statec, davantage d'hommes que de femmes ont succombé en novembre. Ils étaient également en moyenne plus jeunes qu'elles.

Un mois de novembre particulièrement mortel

Selon les données du Statec, davantage d'hommes que de femmes ont succombé en novembre. Ils étaient également en moyenne plus jeunes qu'elles.
Photo: LW / archives
Luxembourg 2 min. 07.01.2021 Cet article est archivé

Un mois de novembre particulièrement mortel

Alors que la mortalité avait tendance à diminuer au cours des dernières années, le nombre de décès est en hausse durant les onze premiers mois de l'année avec un pic en novembre. Un taux record qui serait étroitement lié au covid-19.

(ASdN) - Toutes causes confondues, 4.131 personnes ont perdu la vie durant les onze premiers mois de l'année 2020. Et novembre a été particulièrement meurtrier. Rien que pour ce mois-ci, ils sont en effet 530 résidents à être décédés, souligne le Statec dans un communiqué publié ce jeudi. 

Bien qu'il soit fréquent qu'une large part des décès se concentre les mois d'hiver, le taux de mortalité enregistré en novembre reste un record pour le pays. En comparaison aux années précédentes, ce sont en effet 31,2% de morts en plus qu'en novembre 2019 (404 décès) et jusqu'à 48% de plus qu'en novembre 2018 (358 décès). 

A en croire les chiffres du Statec, le covid-19 n'y serait pas pour rien dans cette hausse. En effet, si la situation début 2020 est comparable aux deux dernières années, les autres mois de l'année ont en revanche été plus mortels, avec une légère trêve en juin et juillet. En novembre, le virus a tué 177 personnes, soit près de 35% de l'ensemble des décès enregistrés en lien avec le virus.

Selon l'institut statistique, le onzième mois de l'année aurait été davantage fatal pour davantage les hommes que pour les femmes. L’âge moyen de ceux-ci est d'ailleurs plus bas : en moyenne en 2020, les hommes qui ont perdu la vie à 74 ans contre 80,4 ans pour les femmes, soit six ans de moins.

A noter, la population évoluant d’année en année, la mortalité peut également être analysée à travers le taux de mortalité. Autrement dit, par le nombre de décès par rapport à la population moyenne. Un taux qui confirme toutefois le constat du Statec. Entre janvier et novembre 2020, celui-ci s'élève ainsi à 6,6‰, ce qui est légèrement supérieur à ceux observés pour la même période les deux années précédentes (6,5‰ en 2018 et 6,3‰ en 2019).

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