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Un mois d'expérimentation spatiale offert à l'UNI
Luxembourg 2 min. 03.12.2021
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Un mois d'expérimentation spatiale offert à l'UNI

Fin 2022 ou début 2023, l'ISS accueillera des cellules pour le compte d'étudiants luxembourgeois.
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Un mois d'expérimentation spatiale offert à l'UNI

Fin 2022 ou début 2023, l'ISS accueillera des cellules pour le compte d'étudiants luxembourgeois.
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Luxembourg 2 min. 03.12.2021
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Un mois d'expérimentation spatiale offert à l'UNI

Patrick JACQUEMOT
Patrick JACQUEMOT
Un groupe d'étudiants de l'Université du Luxembourg vient de décrocher son billet pour la station spatiale internationale. En tout cas, une de ses expériences, sur la culture des cellules en apesanteur, va être menée dans le vaisseau.

Elles étaient dix en lice au départ, mais seulement quatre équipes d'étudiants ont été retenues pour le concours «Überflieger 2». Et, bingo, il y a bien une formation luxembourgeoise dans le lot. Ainsi, après avoir présenté sur papier puis défendu devant un jury leur idée, le projet BRAINS développé entre les murs de l'Uni prendra prochainement la route des étoiles. Direction le laboratoire de l'ISS, la station spatiale internationale.


This artist's illustration obtained from NASA on November 4, 2021 shows the DART spacecraft from behind prior to impact at the Didymos binary system. - In the 1998 Hollywood blockbuster "Armageddon," Bruce Willis and Ben Affleck race to save the Earth from being pulverized by an asteroid.
While the Earth faces no such immediate danger, NASA plans to crash a spacecraft travelling at 15,000 miles per hour (24,000 kph) into an asteroid next year in a test of "planetary defense." (Photo by Handout / NASA / AFP) / RESTRICTED TO EDITORIAL USE - MANDATORY CREDIT "AFP PHOTO /NASA/Johns Hopkins APL'" - NO MARKETING - NO ADVERTISING CAMPAIGNS - DISTRIBUTED AS A SERVICE TO CLIENTS / TO GO WITH AFP STORY by Chris Lefkow and Lucie Aubourg," NASA to deflect asteroid in test of 'planetary defense'"
La Nasa dévie un astéroïde pour sauver la Terre
Dans un peu moins d'un an, un vaisseau spatial s'écrasera volontairement à la surface d'un astéroïde. Qualifiée de "défense planétaire", cette mission doit permettre à l'humanité d'être parée en cas de menace d'impact à l'avenir.

Joli cadeau qui va permettre à ces étudiants chercheurs de voir comment se développent tout là-haut des petits ensembles de cellules. Des "organoïdes'' pour être précis qui s'avèrent précieux soit dans la prévention de certaines maladies, soit dans leur traitement. Tout l'espoir du groupe luxembourgeois est de développer, loin de la gravité terrestre, des amas de cellules moins compacts et de taille restreinte que sur la planète bleue.

Ainsi, trente jours durant, les échantillons que les étudiants de l'UNI auront pris soin de conditionner dans une box au format (10x10x20 cm) et poids strictement limités tourneront en orbite. Le tout sous la bonne garde des spationautes de l'ISS qui, ensuite, renverront le pack sur Terre pour que l'analyse se poursuive. Sachant que le projet bénéficie aussi d'une bourse de 20.000 euros pour être mené à bien, facile d'imaginer la satisfaction des initiateurs de BRAINS (Biological Research using Artificial Intelligence for Neuroscience in Space). 

Une joie qu'ont pu partager leurs camarades des trois autres équipes sélectionnées au final. Ainsi, l'Agence spatiale luxembourgeoise et son homologue allemand ont aussi retenu les projets ADDONISS soutenu par l'Université technique de Munich, FARGO de l'Université de Stuttgart et de Glücksklee de l'Université Leibniz de Hanovre. 

Pour cette dernière expérience, il s'agira d'envoyer au firmament du trèfle à quatre feuilles. Pas pour porter chance à l'équipage, mais bien pour observer les relations entre le végétal et le substrat où plongent ses racines. Rien de fantaisiste, car ce type de recherche permettra d'envisager comment, demain, les futures missions spatiales de longue durée pourront cultiver des plantes par elles-mêmes.  

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