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«Un manque de perspectives claires sur l'après-crise»
Luxembourg 3 min. 14.10.2020 Cet article est archivé

«Un manque de perspectives claires sur l'après-crise»

«Le Premier ministre a abordé beaucoup de sujets, en apportant les bonnes réponses», estime Josée Lorsché (Déi Gréng).

«Un manque de perspectives claires sur l'après-crise»

«Le Premier ministre a abordé beaucoup de sujets, en apportant les bonnes réponses», estime Josée Lorsché (Déi Gréng).
Photo: Chris Karaba
Luxembourg 3 min. 14.10.2020 Cet article est archivé

«Un manque de perspectives claires sur l'après-crise»

Le discours sur l'état de la Nation de Xavier Bettel était particulièrement attendu cette année vu le contexte de crise sanitaire. Si pour la majorité, les propos du Premier ministre étaient «très engagés», l'opposition regrette l'absence «de fond et de réponses».

(ER/mig/MaH) - Le septième discours sur l'état de la Nation prononcé par le Premier ministre a été largement marqué par l'impact de la pandémie de covid-19. Les représentants des partis du gouvernement ont salué les propos de Xavier Bettel alors que l'opposition a pointé le «manque de vision à long terme». 

> Gilles Baum (DP): «J'ai trouvé le discours du Premier ministre très engagé. Il est déterminé à faire tout pour sortir le pays de la crise. Il est important de sauvegarder les emplois et l'annonce de prolonger le chômage partiel est une bonne chose tout comme les aides d'Etat aux entreprises qui seront prolongées au-delà de 2021. Je salue aussi l'engagement du gouvernement à mettre en avant la protection du climat mais aussi à tendre vers une fiscalité plus équitable et à lutter contre la crise du logement grâce au Pacte logement 2.0. Ce discours me rend optimiste pour les générations futures.»

> Josée Lorsché (Déi Gréng): «Le Premier ministre a abordé beaucoup de sujets, en apportant les bonnes réponses. Le pays doit faire face à de nombreuses crises en même temps: la crise sanitaire, le logement ou encore la lutte contre le réchauffement climatique. Par rapport au discours de l'an dernier, il y a comme un changement de paradigme. Xavier Bettel a mis en avant la justice sociale mais aussi l'importance d'une économie plus durable et un secteur de la santé de qualité pour faire face à la crise.»

Une cinquantaine de pages à lire, deux heures d'intervention : le Premier ministre a passé son 7e grand oral sur le budget, mardi.
Une cinquantaine de pages à lire, deux heures d'intervention : le Premier ministre a passé son 7e grand oral sur le budget, mardi.
Photo : Chris Karaba

> Georges Engel (LSAP): «Certains évoquent le fait que le Premier ministre a pris deux heures pour ne rien dire, je ne peux pas le supporter. Nous avons pris les bonnes mesures ce qui a aidé à traverser la crise. Cette période a montré l'importance d'un bon Etat-providence. Cela nous renforce dans nos convictions. J'ai accueilli favorablement l'abolition des stock-options et les mesures dans le domaine des fonds d'investissement spécialisés (FIS).»

> Martine Hansen (CSV): «Ce discours manque de fond et de réponses. Le Premier ministre n'a dressé qu'un état des lieux mais il ne propose aucune réponse concrète. Nous manquons de perspectives claires sur l'après-crise. Economie, environnement, logement ou encore finances publiques: il n'y a aucune vision à long terme. J'aurais aimé que les entreprises aient des perspectives pour l'avenir. Ce n'est pas le cas.»

> Fernand Kartheiser (ADR): «Nous avons l'impression que ce discours est une paraphrase du programme gouvernemental. Il y a comme une banalisation de la situation financière de l'Etat comme si le pays était incapable de s'adapter à la nouvelle donne économique. Le gouvernement fait preuve d'immobilisme. Les mesures qui ont été présentées sont trop vagues.»

> Marc Baum (déi Lénk): «Ce discours était trop libéral et il m'a déçu. Xavier Bettel a évoqué plus longuement la place financière que la situation délicate dans laquelle se trouve le marché du logement. Nous n'avons rien entendu sur les chiffres du chômage ni sur la hausse de la pauvreté. Cela ne semble pas faire partie des priorités du gouvernement. Le Premier ministre disait que rien ne serait pareil après la crise mais son discours prouve le contraire.»

> Sven Clement (de Piraten): «Nous avons entendu beaucoup de chiffres dans ce discours mais rien de neuf, tout était connu. Je ne suis pas convaincu par les mesures prises dans le cadre de la problématique du logement ou les mesures climatiques. J'espérais des solutions, cela a manqué aujourd'hui. Notre Premier ministre manque de leadership.»

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