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Un Luxembourgeois sur cinq est allergique au pollen
Luxembourg 4 min. 18.05.2022
Saison des allergies

Un Luxembourgeois sur cinq est allergique au pollen

Outres les classiques antihistaminiques, il existe d'autres moyens de se prémunir du rhume des foins.
Saison des allergies

Un Luxembourgeois sur cinq est allergique au pollen

Outres les classiques antihistaminiques, il existe d'autres moyens de se prémunir du rhume des foins.
Photo: Angelika Warmuth/dpa
Luxembourg 4 min. 18.05.2022
Saison des allergies

Un Luxembourgeois sur cinq est allergique au pollen

Simon MARTIN
Simon MARTIN
La saison du rhume des foins a repris ses droits il y a quelques jours, l'occasion de revenir sur ce mal dont souffre 20% de la population totale du Grand-Duché.

Nez qui coule, yeux irrités, éternuements,... Pas de doute, nous sommes en plein cœur de la saison du rhume des foins. Une saison qui a débuté plus tôt que les années précédentes, vers la mi-janvier. Pourquoi? Le dérèglement climatique a sa part de responsabilité dans cette situation quelque peu exceptionnelle. Toutefois, si depuis janvier, le bouleau était le principal responsable des réactions allergiques, le chêne a repris ses droits il y a peu.


Aslin, a Longhaired Manx, sits next to her trainer Debbie Metz of Bethesda, Maryland, during the preview for the CFA-Iams Cat Championship in New York October 15, 2008.  The cat show runs through the weekend at Madison Square Garden and includes show cats, trained cats and rescued cats looking for a home.  REUTERS/Chip East (UNITED STATES)
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Un rapide coup d'œil sur le site de la station d'aérobiologie du ministère de la Santé permet d'ailleurs de s'en assurer. «La saison des graminées a commencé. Leur concentration, ainsi que celle du chêne, est élevée», annonce la station sur son site web. Un constat également partagé par le Dr François Hentges du service d’immunologie-allergologie du CHL et responsable de la station d'aérobiologie. «C'est une saison qui dure généralement de la mi-mai jusqu'à la mi-juillet», entame l'intéressé.

Un mal qui touche 20% de la population 

Toutefois, les taux de concentration en pollen restent normaux pour la saison selon le docteur. «Le taux de concentration en pollen peut être très variable en ce qui concerne le chêne. Il doit être assez important cette année, mais ce n'est pas non plus exceptionnel.» Le phénomène de rhume des foins n'est d'ailleurs pas rare également. On estime ainsi que cette réaction allergique concerne 20% de la population totale du Luxembourg, soit une personne sur cinq.


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À en croire le Dr Hentges, il n'y a pas de région plus concernée que d'autres. «Le pollen se déplace dans l'air et on admet couramment que les concentrations peuvent se répandre une vingtaine de kilomètres à la ronde. Après, il est clair que si l'on habite dans une région bordée de prairies comme la vallée de l'Alzette et que le climat est venteux, cela favorise forcément la propagation des pollens.»

Un phénomène qui touche davantage les jeunes

S'il est difficile pour le praticien de dire si les personnes souffrant d'allergies sont en augmentation depuis quelques années, il explique que ce mal touche davantage les jeunes populations. «L'allergie a tendance à s'atténuer avec l'âge, notamment après 40 ans. L'allergie, c'est en réalité une réaction excessive de notre système immunitaire qui répond d'une façon non souhaitée à des substances banales. Et c'est pour cette raison que l'allergie est plus marquée lorsqu'on est plus jeune et que cela s'estompe au fil des années, comme d'ailleurs toutes les réponses immunitaires vu que le système immunitaire devient lui aussi moins performant», poursuit le docteur.


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La question est désormais de savoir si la crise sanitaire vécue a affaibli le système immunitaire d'une partie de la population. «Honnêtement, je ne crois pas», répond François Hentges. «Les réactions allergiques sont une chose, les réactions aux infections en sont une autre. En ce qui concerne ces dernières, on est plutôt dans des expositions aux bactéries. Toutefois, on sait désormais que plus l'enfant vit dans un milieu aseptisé, plus son système immunitaire a tendance à développer des allergies.»

Comment différencier un rhume des foins et le covid?

Si les indicateurs de l'épidémie de covid-19 au Luxembourg restent faibles pour le moment, il n'empêche que le virus circule toujours. Comment différencier, dès lors, un rhume des foins d'une contamination au covid, les symptômes étant similaires? «Il est clair que ce n'est pas facile à dire. Je dirais qu'il y a davantage de problèmes de conjonctivite pour le rhume des foins et que cela a tendance à démanger un peu plus. Un rhume des foins est bien plus «rapide» et «explosif» que le virus. En vérité, le seul vrai moyen de faire la différence est de faire un test, antigénique ou PCR». 


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Outres les classiques antihistaminiques, il existe d'autres moyens de se prémunir du rhume des foins, dont un qui a bouleversé notre quotidien il y a deux ans.«Le masque peut effectivement aider, même s'il n'aide pas à couvrir les yeux. De plus, on porte surtout le masque pour se prémunir ou se protéger contre les infections et pas vraiment contre les allergies. Les bons conseils, c'est lorsqu'il fait chaud et venteux, il ne faut pas sortir de trop. Il faut également éviter de faire du sport en extérieur dans ces conditions. Lorsqu'on rentre, il ne faut pas non plus hésiter à se laver le corps et les cheveux car sinon, des pollens peuvent même s'inviter dans votre lit. Si on en a la possibilité, on peut se rendre du côté de la mer ou de la montagne, là où le vent ne transporte pas de pollens. Mais si on est sujet au rhume des foins, le conseil principal est d'éviter les activités extérieures», conclut le responsable de la station d'aérobiologie  

Rappelons qu'il existe également un traitement médical à prendre avant le début de la saison permettant une diminution des symptômes d'une allergie.

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