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Un employé sur cinq du secteur Horeca non issu de l'UE
Luxembourg 11.07.2019

Un employé sur cinq du secteur Horeca non issu de l'UE

Un employé sur cinq du secteur Horeca non issu de l'UE

Photo: Shutterstock
Luxembourg 11.07.2019

Un employé sur cinq du secteur Horeca non issu de l'UE

Le secteur de l'hôtellerie, de la restauration et des cafés (HORECA) manque cruellement de personnel. Une réponse parlementaire portant sur les mesures que compte prendre le gouvernement, dévoile le nombre d'employés issus de pays tiers qui y travaillent.

(MF) – Grosso modo, le secteur HORECA emploie 20.000 salariés au Luxembourg, indique la fédération patronale sur son site internet en faisant référence à une étude réalisée par Ernst & Young. L'ennui est que le secteur a du mal à embaucher du personnel qualifié. Sur les 3.884 places de travail offertes par les patrons de restaurants, de cafés et d'hôtels l'an passé, 2.890 seulement ont trouvé preneur. Le chiffre illustre bien la situation.

En moyenne le secteur a recruté 18,88% d'employés venant de pays tiers au cours des cinq dernières années (2014-2018). C'est ce que révèlent les ministres de l'Immigration, Jean Asselborn et du Travail, Dan Kersch, dans leur réponse commune à une question parlementaire du député (Piraten), Sven Clement, qui cherche à savoir comment le gouvernement Bettel entend rendre le secteur plus attractif.

La plupart des ressortissants non européens qui postulent dans le secteur cherchent un job de cuisinier. Le ministère de l'Immigration a traité les demandes d'autorisation de travail de 565 ressortissants issus de pays tiers entre 2013 et 2018 et note que 460 postulaient pour un emploi en cuisine et 105 pour devenir serveur ou barman.

«Le secteur doit aussi prendre ses responsabilités»

Le ministère ne tient pas de comptabilité sur les raisons des refus mais «la majorité sont liés à un manque de qualifications pour le poste demandé. Pour un nombre plus restreint de demandes, il manquait le certificat de l'ADEM». Si l'agence pour l'emploi a refusé de délivrer un certificat, c'est «dans la plupart des cas parce que le patron n'a pas déclaré d'offre d'emploi» auprès de l'ADEM comme l'y oblige pourtant la loi.

Pour que le secteur soit plus attractif, les ministres rappellent que le gouvernement a augmenté le salaire minimum de 100 euros et encourage le développement de convention collective de travail. Dans ses tiroirs, le gouvernement a un projet de formations courtes destinées en premier lieu aux chômeurs de longue durée.

Mais «le secteur doit aussi prendre ses responsabilités et veiller que ses salariés puissent travailler dans les meilleures conditions possible», soulignent les deux ministres en faisant directement référence aux salaires.