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«Un accord définitif nécessite 100% d'entente»
Luxembourg 2 min. 08.05.2019

«Un accord définitif nécessite 100% d'entente»

Selon le SNPGL, le futur accord devra notamment comporter des mesures compensatoires satisfaisantes»

«Un accord définitif nécessite 100% d'entente»

Selon le SNPGL, le futur accord devra notamment comporter des mesures compensatoires satisfaisantes»
Photo: Pierre Matgé
Luxembourg 2 min. 08.05.2019

«Un accord définitif nécessite 100% d'entente»

Jean-Michel HENNEBERT
Jean-Michel HENNEBERT
Si la question du recrutement dans la police reste un point sensible, celle des heures supplémentaires l'est tout autant. Raison pour laquelle le SNPGL souligne mercredi «l'urgence de ce dossier» qui pourrait être résolu d'ici l'été, selon le gouvernement.

En conflit ouvert avec leur ministre de tutelle depuis la mi-mars sur la question des heures supplémentaires, le SNPGL ne manque pas une occasion de se rappeler au souvenir de François Bausch (Déi Gréng). Bien que ce dernier ait indiqué face à la presse, la semaine dernière à la sortie de la commission de la Sécurité intérieure et de la Défense, qu'«un accord sur 80% des points» était en train de voir le jour, les membres du syndicat majoritaire dans la police n'entendent pas relâcher la pression.

S'il indique dans un communiqué publié mercredi pouvoir «absolument rejoindre ce point de vue», le SNPGL précise qu'«il faut être conscient qu'un accord définitif nécessite 100% d'entente sur les points discutés». Une référence non voilée à la principale revendication du syndicat, à savoir «le respect entier du cadre légal». En mars dernier, Pascal Ricquier, président du SNPGL, avait en effet accusé la direction générale de la police, ainsi que le gouvernement, de favoriser le recours aux heures supplémentaires non payées.

La charge de Pascal Ricquier, président du SNPGL, en mars dernier contre la direction générale de la police et le gouvernement a laissé des traces.
La charge de Pascal Ricquier, président du SNPGL, en mars dernier contre la direction générale de la police et le gouvernement a laissé des traces.
Photo: Gerry Huberty

«La loi prévoit que les agents peuvent prester huit heures supplémentaires par semaine. Pas une de plus», avait-il indiqué, tout en rappelant que certains services pouvaient aller «jusqu'à 17 heures de travail, même plus». Dans son communiqué publié mercredi, le conseil d'administration du SNPGL tempère quelque peu sa communication en soulignant «avoir trouvé un terrain d'entente sur la nécessité, dans des situations exceptionnelles, de prester plus d'heures par jour ou par semaine par les membres des forces de l'ordre». 

Une exception qui doit toutefois être contrebalancée «par des mesures compensatoires satisfaisantes» et une définition «très restrictives» de ces situations exceptionnelles. En attendant la signature d'un accord, escompté «avant l'été» par François Bausch, le syndicat indique qu'«il n'existe aucun moyen de 'contourner' le cadre légal, aussi rigide qu'il puisse être».

Prise de position décalée sur les recrutements

Pour mémoire, la situation actuelle résulte d'une transposition d'une directive européenne sur le temps de travail. Transposition jugée «trop restrictive» par les fonctionnaires de police puisque «la période de référence de quatre mois pendant laquelle des heures supplémentaires peuvent être prestées n'a pas été reprise dans la loi nationale», indiquait Pascal Ricquier. L'introduction d'un compte-épargne temps au sein de la fonction publique n'aurait pas non plus permis de changer la donne.


Contacto.Daniel da Silva Pinto. Polizist.Gefangenentransport,Police. Foto: Gerry Huberty/Luxemburger Wort
Recruter des non-Luxembourgeois pour étoffer la police
Dans la police, comme dans l'armée, le recrutement pose problème. Le ministre François Bausch veut se donner de nouveaux moyens et n'exclut pas de recruter des personnels ne possédant pas la nationalité. Sous certaines conditions. La toute première étant de parler la langue nationale.

Quant à la proposition faite par le nouveau ministre de la Sécurité intérieure de recruter des non-Luxembourgeois pour répondre aux besoins en effectif des forces de l'ordre, le SNPGL botte temporairement en touche. Et indique qu'elle prendra officiellement position «dans un futur proche».

En succédant à Étienne Schneider (LSAP) au poste de ministre de la Sécurité intérieure, François Bausch (Déi Gréng) se voit confronté à une situation qualifiée «d'urgente» par le SNPGL.
En succédant à Étienne Schneider (LSAP) au poste de ministre de la Sécurité intérieure, François Bausch (Déi Gréng) se voit confronté à une situation qualifiée «d'urgente» par le SNPGL.
Photo: Guy Jallay



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