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Trente citoyens pour penser le Luxembourg version 2050
Luxembourg 3 min. 26.01.2021 Cet article est archivé

Trente citoyens pour penser le Luxembourg version 2050

Pour imaginer le Luxembourg de demain, Claude Turmes (Déi Gréng) entend s'appuyer non seulement sur des experts internationaux, mais aussi sur des citoyens. Objectif: une société climatiquement neutre d'ici 2050.

Trente citoyens pour penser le Luxembourg version 2050

Pour imaginer le Luxembourg de demain, Claude Turmes (Déi Gréng) entend s'appuyer non seulement sur des experts internationaux, mais aussi sur des citoyens. Objectif: une société climatiquement neutre d'ici 2050.
Photo: Gerry Huberty/archive
Luxembourg 3 min. 26.01.2021 Cet article est archivé

Trente citoyens pour penser le Luxembourg version 2050

Cinq frontaliers et 25 résidents ont été retenus pour discuter, aux côtés d'experts, sur le devenir du Grand-Duché. Quels aménagements penser? Comment répartir l'habitat? Quelles pistes suivre pour fluidifier la mobilité? Les questions sur la table ne manquent pas.

(pj avec Diane Lecorsais)  Officiellement, l'aménagement du territoire fait partie des missions confiées à Claude Turmes (Déi Gréng). Et le mninistre écologiste, par ailleurs en charge de l'Energie, vient d'initier une démarche participative pour que l'avenir du Luxembourg soit aussi pensé sur les souhaits de ceux qui y vivent, y travaillent. Ainsi est né le comité citoyen baptisé «Biergerkommitee Lëtzebuerg 2050».


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Evoqué mi-octobre par le Premier ministre, lors de son discours sur l'état de la Nation, le concept de Luxembourg in transition a été dévoilé ce lundi. Objectif: répondre par des «concepts audacieux» à la crise climatique mais aussi à tous les problèmes d'aménagement et d'infrastructures.

Désormais, 30 hommes et femmes (25 résidents luxembourgeois et cinq frontaliers) pourront exprimer leurs souhaits, leurs réflexions, leurs refus ou envies sur ce qui deviendra à terme le programme directeur de l'aménagement du territoire (PDAT). Des voix citoyennes qui feront écho aux analyses ou projets que pourront présenter différents groupes d'experts internationaux rassemblant architectes, urbanistes, spécialistes des sciences sociales. Des échanges de points de vue initiés pour un an désormais. 

Déjà dix groupes d'experts ont été formés et ont pu avancer sur certaines perspectives d'avenir pour le pays. Mais désormais, la trentaine de citoyens aura aussi son mot à dire. A raison de deux réunions par semaine, les échanges sont programmés pour aboutir à une déclaration d'ici 2022 d'abord.  

«Cette forme de participation est nouvelle pour le Luxembourg», se félicite le ministre. Claude Turmes est satisfait de voir se mettre en place ce dialogue entre experts, citoyens mais aussi des représentants du Syndicat des communes luxembourgeoises (Syvicol) ou des analyses du Statec qui connaissent le Grand-Duché sur le bout des chiffres. Car pas question pour ce PDAT futur de ne s'appuyer que sur des avis savants, le ressenti de ceux qui pratiquent le pays comptant tout autant aux yeux du ministre.

Bien entendu, dans les grandes lignes directrices, le comité s'appuiera sur certains objectifs déjà fixés. Comme la diminution drastique des émissions de gaz à effet de serre, via des efforts entrepris sur les infrastructures, la mobilité ou le logement. «Mais si le gouvernement a déjà des idées pour faciliter l'accès des habitants et des entreprises à cette économie zéro carbone, nous espérons trouver de meilleures idées encore en cours de route, qui alimenteront le plan directeur».

Et si les thématiques essentielles sont connues (mobilité, logement, protection du climat, lutte contre les pollutions, autosuffisance alimentaire, énergie et résilience) ,«certaines d'entre elles ont peut-être même pris de l'importance avec cette crise covid», note Claude Turmes. «Ainsi, des discussions pourraient sortir des avis pertinents sur d'autres formes de télétravail, le commerce électronique, la mort des magasins ou l'importance d'espaces publics de qualité.»

Déjà à l'étranger, plusieurs villes et territoires ont entamé ou mené cette même démarche pour penser à leur aménagement futur. A commencer par le Grand Genève qui sert d'exemple aujourd'hui au comité mis en place au Grand-Duché. «Avec une superficie de 2.000 kilomètres carrés, cette région autour de Genève est similaire en taille au Luxembourg. Elle se situe à cheval entre la Suisse et la France, compte une population d'environ 946.000 habitants et voit circuler des centaines de milliers de navetteurs chaque jour.» Cela ne vous rappelle rien... 

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