Changer d'édition

Traquer le covid, cela s'apprend au LNS
Luxembourg 1 2 min. 19.05.2021

Traquer le covid, cela s'apprend au LNS

Le prélèvement naso-pharyngé nécessite une technicité qu'il est bon de rappeler, y compris à des professionnels de santé qui ont rarement eu l'occasion de pratiquer ce geste depuis leurs études de médecine.

Traquer le covid, cela s'apprend au LNS

Le prélèvement naso-pharyngé nécessite une technicité qu'il est bon de rappeler, y compris à des professionnels de santé qui ont rarement eu l'occasion de pratiquer ce geste depuis leurs études de médecine.
Photo : AFP
Luxembourg 1 2 min. 19.05.2021

Traquer le covid, cela s'apprend au LNS

Patrick JACQUEMOT
Patrick JACQUEMOT
Le Laboratoire national de santé a mis en place une formation destinée à celles et ceux qui seraient amenés à devoir pratiquer des tests naso/oropharyngés. Et cela ne s'adresse pas seulement aux blouses blanches.

Attention, il ne faut pas confondre le test nasal avec le prélèvement naso/oropharyngé. «Dans ce cas, l'écouvillon va bien plus profond jusqu'à la partie postérieure nez/gorge», note Marie Leick en experte de la question. Mais ce geste, dans le cadre de la détection des infections covid, est de plus en plus pratiqué. «Même si l'acte n'est pas très risqué en soi, il nécessite certaines connaissances et un tournemain auxquels le Laboratoire national de Santé propose de former désormais», poursuit la cheffe de projet du département microbiologie du LNS.


L'amertume d'une vie sans goût ni odeur
La perte d’odorat toucherait «entre 47 et 88%» des personnes atteintes du covid-19. Si elle n'est que passagère dans la grande majorité des cas, cette anosmie perdurerait en revanche plusieurs mois chez certains patients.

Ainsi, après avoir formé en interne une quarantaine de personnels amenés à intervenir sur le site de prélèvement ouvert devant ses laboratoires à Dudelange, l'établissement public élargit son champ d'action. «Cela a déjà commencé en fait, et nous avons déjà assuré ces cours à une soixantaine d'autres personnes.» Avec en guise d'apprenants aussi bien des infirmiers scolaires que des enseignants envoyés par le ministère de l'Education ou des membres d'un centre de logopédie.

«Mais la formation peut tout aussi bien s'adresser à des particuliers (comme des coachs sportifs qui voudraient diagnostiquer leur équipe par rapport au covid) que des soignants qui n'ont pas pratiqué ce genre de test naso-pharyngé depuis leurs études.»

Six heures de cours

Deux temps de formation figurent au programme de la demi-journée proposée. Une partie pratique, avec notamment rappel de notion d'hygiène, de sécurité et d'anatomie. «Il faut rappeler, par exemple, quelle route va prendre l'écouvillon pour atteindre la zone idéale de prélèvement, indique Marie Leick. A quel endroit des fosses nasales faire passer ce swap pour que tout se passe sans douleurs, indiquer ce qu'est le cavum où la matière à analyser va être collectée.» Ensuite, deux heures de pratique sont proposées. Positionnement du bâtonnet, vitesse d'exécution, temps de frottis : chaque phase est minutieusement effectuée.

Les vidéo 360 ne sont pas supportées. Voir la vidéo 360 dans l'app Youtube.

Même des infirmières intervenant au centre de consultation du Kirchberg (fermé depuis ce weekend) ont eu droit à ces six heures de cours. Et Marie Leick d'ajouter que cette formation, reconnue et certifiante, consacre aussi une partie de la leçon «aux règles d'identitovigilance, à la confidentialité des données tout comme aux bonnes pratiques en termes d'élimination des déchets». 


Suivez-nous sur Facebook, Twitter et abonnez-vous à notre newsletter de 17h.


Sur le même sujet

La ministre de la Santé a confirmé ce mardi que les élèves amenés à poursuivre leurs études hors de l'Union européenne pourraient se faire injecter le sérum anti-covid «très prochainement». Ils devront pour cela s'inscrire auprès de l'Acel avant le 31 mai.
A compter de ce mercredi, les Mosellans vivant dans une commune de moins de 2.500 habitants n'auront plus à porter le masque. Une décision que le préfet du département a justifiée par «une amélioration nette» de la situation sanitaire.
Avec 204.869 personnes ayant reçu leur première dose sur les 291.503 utilisées depuis le début de la campagne de vaccination, c'est 32,7% de la population du Luxembourg qui est passée par l'un des centres de vaccination. Un chiffre dévoilé mardi soir, alors que la pandémie semble marquer le pas.
ARCHIV - 26.04.2021, Brandenburg, Potsdam: In einem Impfausweis ist der Eintrag einer Erstimpfung gegen das Coronavirus zu lesen (zu dpa: «Impfdrängler und gefälschte Impfausweise werden zunehmend zum Problem »). Foto: Patrick Pleul/dpa-Zentralbild/ZB +++ dpa-Bildfunk +++
Alors que les maisons de retraite et de soins luxembourgeoises ont enregistré 346 des 806 décès en lien avec l'infection covid, le ministère de la Famille relève qu'à peine plus de la moitié des salariés y sont vaccinés.
Covid, old people