Trafic ferroviaire

François Bausch à la rencontre des «râleurs du TER»

(SW) - Ils se connaissent tous via Twitter et les galères qu'ils rencontrent quotidiennement pour venir au travail. Certains viennent de Metz, d'autres de Thionville ou encore de Yutz ou Hagondange: nous parlons bien sûr des frontaliers français, de plus en plus nombreux chaque jour à se rendre au Luxembourg.

Mardi midi, un drôle de club a pris forme: le club des «râleurs du TER». Certains n'avaient pas attendu qu'un tel comité se forme pour exprimer leur mécontentement sur le trafic ferroviaire, qui connait ses hauts et ses bas. Enfin, surtout des bas.

Ils étaient une petite trentaine à se retrouver dans un restaurant en face de la gare à Luxembourg, pour se rencontrer «en vrai», mais aussi et surtout pour se faire entendre par les politiques.

Le ministre des Transports, François Bausch, était ainsi parmi eux. Il a accepté de partager un déjeuner avec ces frontaliers, très heureux de pouvoir enfin communiquer avec le ministre.

«Aucun politique lorrain n'a accepté de venir. Ils ne nous écoutent pas, ils s'en fichent. Au moins monsieur Bausch est venu, et nous lui en sommes très reconnaissants. C'est vraiment de la démocratie directe, il n'y a aucun filtre, et c'est ça qui est bien», explique Henri Delescaut, président de l'association des voyageurs du TER Metz-Luxembourg.

Un «manque de communication crucial»

C'est donc autour d'un repas que ces râleurs ont fait part de leurs avis sur le réseau ferroviaire au ministre des Transports. Retards à répétition, problèmes au poste de Bettembourg, mais aussi et surtout ce «manque de communication» qui pèse de plus en plus sur les voyageurs. 

«Les CFL, comme la SNCF, ne communiquent pas avec nous. Pourtant c'est très important! On ne nous donne pas assez d'informations quand il y a des problèmes», détaille Sarah, frontalière depuis 15 ans. «Je suis très contente que François Bausch soit venu nous voir. C'est une rencontre très intéressante, et ça prouve qu'il ne reste pas dans sa tour d'ivoire avec nous juste en dessous. On peut enfin parler en face à face».

Un sentiment partagé par la trentaine de personnes venue ce jour-là rencontrer le ministre. «On a enfin l'impression d'être écoutés, ça fait plaisir», souligne Aurélie, une autre frontalière de Yutz, depuis 10 ans.

Près de deux heures d'échanges ont ainsi été partagés, pour aborder tous les sujets qui «fâchent». «Je ne sais pas si je l'aborde en lui parlant des problèmes à Bettembourg ou de la préférence nationale que l'on retrouve tous les matins quand des trains CFL passent devant nous...», ironise en souriant Sarah. Mais ce sont au final des échanges très positifs et des sourires sur toutes les lèvres qui ont conclu ce premier déjeuner des râleurs, qui cherchait au départ à «réunir ces voyageurs du TER qui ne se parlent pas forcément».

«Il faut qu'ils soient patients»

François Bausch lui, a également apprécié ces rencontres, comme il nous l'explique dans cette vidéo:


Mais le mot d'ordre du côté du Luxembourg reste donc toujours le même: la patience. Les premières améliorations du trafic ferroviaire devraient se faire en décembre, avec l'ouverture de la gare de Howald: si tout va bien. Ou alors peut-être que ce sera à nouveau l'occasion pour ces râleurs d'avoir de quoi... râler un peu plus.

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