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Tout cela pour 16 jours de classe...
Luxembourg 4 min. 05.05.2020

Tout cela pour 16 jours de classe...

Chaque écolier du fondamental aura désormais classe une semaine sur deux, le matin.

Tout cela pour 16 jours de classe...

Chaque écolier du fondamental aura désormais classe une semaine sur deux, le matin.
Luxembourg 4 min. 05.05.2020

Tout cela pour 16 jours de classe...

Patrick JACQUEMOT
Patrick JACQUEMOT
Claude Meisch a présenté la nouvelle organisation de l'enseignement fondamental, valable à compter du 25 mai. Les 6.000 écoliers seront séparés en groupes, avec cours obligatoire de 8h à 13h et un encadrement facultatif l'après-midi.

A chaque jour, son devoir. Après avoir organisé la reprise des cours pour les élèves de terminale (depuis ce 4 mai), celle des lycéens dès lundi, le ministre de l'Education nationale a rendu ce mardi sa copie pour la rentrée dans le fondamental. Car pour Claude Meisch (DP), plus question de renoncer à l'enseignement en classe maintenant. Pas plus qu'il ne sera question d'ici quelques semaines de renoncer aux grandes vacances. «Car jamais plus qu'au terme de cette année scolaire, les enfants et les enseignants n'auront mérité ces congés.»

En attendant, la reprise du 25 mai pour les 6.000 écoliers du fondamental se fera selon un nouveau dispositif. Chaque classe sera divisée en deux groupes, histoire de pouvoir maintenir garçons et filles à bonne distance durant les cours. Un groupe A et un groupe B qui auront obligatoirement cours en matinée pour l'un, études surveillées pour l'autre, mais en alternance une semaine sur deux.


A teacher works in a classroom with a few pupils preparing for their Abitur exam at the the Phoenix Gymnasium secondary school in Dortmund, western Germany, on April 23, 2020, as social distancing is practiced amid the novel coronavirus COVID-19 pandemic. - Students preparing for the Abitur high school graduation with exams taking place in May are allowed to turn back to school in small groups with six students in a classroom. (Photo by Ina FASSBENDER / AFP)
Meisch invite élèves et enseignants au dépistage
Le ministre de l'Education et de la Recherche a annoncé que les élèves, qui s'apprêtent à retrouver le chemin des lycées dans quelques jours, peuvent être testés sur base volontaire depuis ce mardi. Une opération qui vise avant tout à rassurer mais aussi à collecter un maximum d'informations sur le mode de propagation du covid-19.

Ensuite, passé 13h, libre choix. Soit les familles choisiront de reprendre leur enfant, soit elles pourront le confier à une structure d'accueil (type maison relais) pour l'après-midi. Sachant également que lorsque l'un ou l'autre groupe n'aura pas classe le matin, il pourra lui aussi bénéficier d'une prise en charge par des éducateurs. Là encore, selon le choix des parents.

Pas simple, mais faisable, assure le ministre de l'Education alors que son administration s'apprête à envoyer, dès mercredi à chaque foyer concerné, une demande concernant les attentes des familles pour bien évaluer les besoins de prises en charge.

Libérer la parole, canaliser les réflexes  

Certitude : dès le 25 mai, Claude Meisch entend que groupes A et B fassent ainsi leur retour. Et durant la première semaine, la classe ou l'accueil auront notamment pour mission d'initier les plus jeunes à ce nouveau contexte d'enseignement mais surtout rappeler l'utilité des gestes barrières ou l'indispensable port du "buff" (foulard) devant la bouche en dehors de la classe. «Il faudra aussi assurer un retour sur ce que les enfants viennent de vivre, voir comment ils ont appréhendé cette situation si particulière et comment chacun peut dépasser cet épisode

Après un confinement débuté le 16 mars dernier, des semaines à la maison, des heures d'apprentissage à distance, il conviendra tantôt de libérer la parole, tantôt de canaliser les réflexes de retrouver ses camarades pour jouer. Le tout dans des locaux que les 102 communes devront prendre soin de désinfecter comme il se doit. 

Le temps d'un galop d'essai et les vacances de Pentecôte seront là. D'ici les congés en juillet, concrètement, il ne resterait plus que 16 jours de classe aux élèves du fondamental. «Une fin d'année pour assurer les points essentiels», rétorque Claude Meisch à qui cette durée semblerait dérisoire.


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